GAMERSYDE | X360, PS3, PC, PS4, Xbox One Mercredi 24 octobre 2018 | 13:00

Rockstar et moi, et moi et moi

Rockstar et moi, et moi et moi

Sans vouloir aller jusqu'à transformer Gamersyde en Pix'n Love du pauvre, la plume experte de Régis Monterrin en moins, j'ai eu une envie soudaine de revenir rapidement sur les jeux développés ou édités par Rockstar Games à l'avant veille de l’arrivée du très attendu Red Dead Redemption 2. Un article à prendre plus comme un morceau de journal intime dévoilé aux yeux de tous qu’un historique complet de l’un des studios les plus encensés de tous les temps, mais dans lequel certains se retrouveront peut-être en partie. Bonne lecture !

DMA ne perd pas le North

Avant de m’intéresser à Rockstar Games, né du rachat de BMG Interactive par Take Two en 1998, il semble inévitable d'évoquer DMA Design, que les joueurs Atari ST et Amiga connaissent certainement par cœur pour avoir créé la prestigieuse licence des Lemmings ou même le shoot them up Blood Money (pas l’épisode bien connu de la série Hitman), développé par David Jones. C’est également à lui et à ce studio écossais que nous devons la naissance de GTA sur la première Playstation et PC. Réalisés en 2D avec intégration d’éléments 3D, le tout présenté dans une vue du dessus devenue presque anachronique en 1997, GTA, GTA London et GTA 2 font à l'époque plus de bruit pour les polémiques qu’ils déclenchent que pour leurs grandes qualités ludiques. Pensez donc, alors que le jeu vidéo est encore trop synonyme de loisir pour enfants ou adolescents attardés, voilà qu’un jeu ose transgresser l’impensable en laissant la jeunesse des années 90 terroriser une ville et massacrer les forces de l’ordre. La presse n'accueille pas forcément ces premiers titres avec une grande ferveur, tout en reconnaissant le sentiment de liberté qu’ils procurent au joueur, mais cela n’empêche pas la série de rencontrer son public. D’un point de vue personnel, à une période où l’avènement de la 3D proposait des expériences incroyables comme Tomb Raider ou Ridge Racer, j’avoue qu’il m'était alors difficile de m’emballer pour GTA, qui semblait totalement dépassé graphiquement pour l'étudiant que j’étais. Pas spécialement plus convaincu que cela par la maniabilité du jeu de DMA Design (merci la démo trouvée dans l'un de mes exemplaires de PlayStation Magazine), je n’avais absolument pas anticipé l’immense succès critique qui allait finir par arriver quelques années plus tard.

Enfin, disons plutôt que je ne pensais pas que la Playstation 2 allait réellement permettre à la série de prendre un nouveau départ. Car à bien y réfléchir, une fois les premières images de GTA III dévoilées dans la presse, il était difficile de ne pas attendre avec une certaine impatience le résultat final. Entre-temps, Take-Two est arrivé dans l'équation, ainsi que les deux frères Houser (Sam et Dan), entre autres. Mais avant de devenir Rockstar North, DMA Design signe le fameux troisième opus de la série GTA fin 2001, et c’est à partir de là que l’Histoire de Rockstar se met vraiment en marche... Pourtant, à sa sortie, à cette même période de l'année (la veille des vacances de la Toussaint pour être exact), les gens ne se bousculent pas encore dans les boutiques spécialisées. Il faut dire que les tests des magazines papier ne sont pas parus au moment où sort le jeu, et que la série ne s’est pas encore faite un nom auprès du grand public. Pourtant, cela ne saurait tarder... Entrant pour de bon dans l’ère de la 3D, GTA III n’affiche cependant pas une plastique incroyable pour le joueur occasionnel. Je me souviens encore de la réaction de mon frère en le découvrant pour la première fois, un vague "oula !" qui voulait dire pour lui que le jeu n’était ni très beau, ni très fluide. Une réaction qui aurait presque pu me faire regretter mon achat compulsif au Micromania où je l’avais acquis avant de prendre la route de ma Bretagne natale pour quelques vacances bien méritées. Heureusement, ma confiance dans le potentiel du titre ne sera finalement pas trompée, le jeu propose une immersion à nulle autre pareille à l'époque, on y retrouve le sentiment de liberté si cher à la série, et son côté irrévérencieux évidemment. Bientôt, le bouche-à-oreille fait son œuvre et GTA III devient culte, jusqu’à devenir indispensable, même à ceux qui ne s’intéressent finalement pas du tout à ce qu’il raconte. Vous savez bien, ces joueurs qui investissaient dans le jeu pour le simple plaisir de mettre Liberty City sens dessus dessous, sans autre but que de s’y amuser comme dans un bon vieux bac à sable de cour de récréation.



Serrer le vice

Un an plus tard, sous le nom Rockstar North, DMA Design arrive avec ce qui reste encore aujourd'hui l’un des meilleurs volets de la série, GTA Vice City. Doté d’une bande originale parfaite (c’est subjectif et je l’assume), d’un héros charismatique calqué sur celui de Scarface (et enfin capable de s’exprimer vocalement grâce au talent de Ray Liotta), d’une direction artistique plus colorée et d’une réalisation encore plus soignée, ce nouveau volet frappe fort et ne déçoit pas. Il y est même possible de gérer tout son empire en faisant des acquisitions immobilières ou en se lançant dans l’industrie pornographique. Bref, Rockstar place la barre encore plus haut et continue de montrer la voie à suivre dans tout ce qui touche à la confection de mondes ouverts. Même si cet opus doit lui aussi découper son terrain de jeu en le séparant en plusieurs zones coupées d’un écran de chargement (c’était déjà le cas de GTA III), Rockstar n’en reste pas moins toujours aussi précurseur dans un genre que l’on nomme d'ailleurs le GTA-like depuis le troisième épisode. Comme Doom en son temps, GTA était devenu le modèle à suivre, et nul doute que l’industrie ne serait pas où elle en est aujourd'hui sans tout le travail phénoménal accompli par le studio écossais au début des années 2000. Des pionniers en quelque sorte, le terme ayant bien évidemment une résonance particulière aujourd'hui, alors que l’on se prépare à nouveau à chausser les éperons dans Red Dead Redemption 2. Mais n’allons pas trop vite en besogne et continuons tranquillement notre petit bout de chemin sur les traces du géant américain.

Si l’éditeur-développeur est éminemment connu pour la série GTA, il ne s’est pourtant pas contenté de se reposer sur ses lauriers. Sans même évoquer son rôle dans l’édition de séries cultes comme celle de Max Payne (quand Remedy était encore aux commandes du développement), il ne faut pas oublier que Rockstar s'est aussi intéressé aux jeux de course, avec Midnight Club, développé à l’origine par Angel Studios, devenu ensuite Rockstar San Diego (qui allait plus tard travailler sur Smuggler's Run et un certain jeu de cowboys). Midnight Club 2 sort en 2002 sur PS2, Xbox et PC et propose des courses urbaines sympathiques à défaut d’être inoubliables, mais il fonctionne suffisamment bien pour revenir dans deux suites : en 2006 tout d'abord avec Midnight Club 3: DUB Edition, puis en 2008, avec Midnight Club Los Angeles (seul épisode que j’ai moi-même pratiqué - et apprécié). Impossible de ne pas aussi mentionner Manhunt tant il aura fait couler beaucoup d’encre avant et après sa sortie, la faute à une violence particulièrement crue qui était son argument de vente numéro un. Rockstar aura de fait souvent été au centre de l'attention des esprits bien pensants, qui n’hésitaient pas à condamner les œuvres des différents studios sans forcément s'être bien renseigné avant. Reste que Manhunt et sa suite allaient assez loin dans l’horreur graphique, mais que son gameplay rigide ne lui aura pas permis de récolter des notes à la mesure de sa sulfureuse réputation. C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que je ne m’y suis pas intéressé à sa sortie (ou à celle de sa suite en 2007). Même si je n'ai pas non plus eu l'occasion de l'essayer, je me voyais mal ne pas citer The Warriors (2005), adaptation du film de 1979 de Walter Hill, une preuve de plus que Rockstar s’est forgé une véritable identité avec des projets originaux qui ne surfaient pas obligatoirement sur la mode du moment.



Bonne pâte

C’est sans doute ce qui a motivé Sam et Dan Houser à sauver un projet présenté par Capcom en 2002, et abandonné un an plus tard à cause de sérieux problèmes dans son développement. Ce titre, c’est bien évidemment Red Dead Revolver, récupéré en 2003 par Rockstar Games et confié au studio de San Diego (ex Angel Studios si vous avez bien suivi). Si l’on est encore loin de ce que deviendra plus tard Red Dead Redemption, le jeu a pour originalité d'opter pour le contexte du Far West et d’utiliser des morceaux méconnus issus de westerns spaghetti moins célèbres que ceux de Sergio Leone. Uniquement porté sur l'action, découpé en chapitres et donc plutôt arcade dans son approche, Red Dead Revolver marque surtout pour l’ambiance qu’il dégage et prouve que Rockstar est tout à fait capable de sauver les projets les plus compromis. J’en garde de mon côté un excellent souvenir, et je me souviens encore avoir éprouvé une réelle reconnaissance envers l'éditeur américain, sans qui le jeu n'aurait jamais vu le jour. Avant de revenir à la série GTA, je me permets un léger bond dans le futur pour évoquer un autre jeu très atypique du catalogue Rockstar, Canis Canem Edit (plus connu sous le titre Bully), sorti en 2006 sur PS2, puis réédité en 2008 sur Xbox 360 (seule version à laquelle j’ai jouée). En appliquant plus ou moins la recette de GTA au cadre scolaire, Rockstar risquait gros, la soif de liberté du joueur pouvant être contrariée par les obligations d’un élève vis à vis de l'institution scolaire. Et pourtant, la réussite du jeu est indéniable, tant dans son découpage saisonnier (on suit le jeune anti-héros de l'automne à l'été) que dans les activités qu’il met en place. Jouer le rôle d’un cancre évoluant au milieu d’une galerie de personnages haut en couleurs est un véritable plaisir, et je ne saurais trop vous conseiller de vous y intéresser si ce n'est déjà fait, d'autant que le jeu est rétrocompatible sur Xbox One. Je souhaite d’ailleurs de tout cœur que les rumeurs de développement d’un nouvel opus soit vraies (dans le cadre d'une université US avec ses fraternités il y aurait tant à faire), car j’en serais personnellement plus heureux que de voir un GTA 6 officialisé.

Retour en octobre 2004 pour la sortie de GTA San Andreas, l’épisode le plus ambitieux jamais sorti sur PS2, qui peine d’ailleurs à afficher l'énorme espace de jeu du titre sans broncher. Il faut dire que Rockstar n’avait pas lésiné sur les moyens pour proposer un monde ouvert massif et un terrain de jeu regorgeant de choses à faire dans des domaines aussi nombreux que variés. Malheureusement pour moi, j’ai eu tellement de mal à adhérer au ton de ce volet et à son OST que c’est celui sur lequel j’aurais finalement passé le moins de temps. Un véritable regret aujourd’hui encore tant cet opus allait loin à de nombreux égards, à commencer par l'évolution physique de son héros, qui pouvait grossir s’il abusait de la malbouffe américaine et ne pratiquait pas assez d'activités physiques, mais qui pouvait aussi arborer différents looks en fonction des envies du joueur. Et puis il y avait la promesse de liberté offerte par l’immense carte regroupant plusieurs états, toutes les activités disponibles en marge de l’histoire principale, dont certaines étaient d’ailleurs un peu folles (la danse, le parachute, le basketball, les jeux vidéo, la plongée sous-marine, le pilotage d’avion, les courses de rue, j’en passe et des meilleures). Pourtant, malgré toutes ses qualités, malgré l’excellent accueil critique qui lui est réservé à sa sortie, ni la version PS2 acquise en day one, ni le portage Xbox que j’ai également acheté en juin 2005 n’auront su me motiver suffisamment pour dépasser les premières heures de jeu. Pour en avoir parlé avec différents joueurs depuis, je ne suis pas le seul à être passé à côté de ce monument du jeu vidéo, mais cela ne m'empêche pas de regretter de n'avoir pu découvrir l'expérience San Andreas dans sa globalité.



La chute de l’Empire Roman

Heureusement pour ma culture vidéoludique, GTA IV, première incartade de la série sur Xbox 360 et PS3, allait venir rattraper tout cela. En 2008, je suis déjà atteint de la fièvre des forums de Gamersyde (qui a remplacé Xboxyde depuis un an), tout cela à cause du fameux topic TDU qui m’aura fait plonger dans notre belle communauté (à ce propos, il faut en vouloir à des gens comme Altanyx, Fundream, Banditoz, Cracra - et bien sûr LeFourbe -, si vous souffrez de trop me lire sur le site, dans un rôle obtenu à l’insu de mon plein gré comme dirait l’autre). Conséquence logique de tout cela, l’époque est nettement plus propice à la montée du buzz, et les attentes montent en flèche à chaque info dénichée. Je me souviens encore des premiers streams guettés sur Internet, alors que quelques heureux acheteurs avaient pu se procurer un exemplaire en avance, avant même la levée des embargos. Je me rappelle également de la preview de Jeux Vidéo Magazine, dans laquelle notre ancien camarade Pipomantis donnait son avis éclairé. On essayait tous tant bien que mal de se rassurer sur la stabilité du framerate du jeu, car c’était bien l’élément qui nous inquiétait le plus à ce moment. Difficile également d’oublier le jour de la sortie officielle du titre, que je devais aller récupérer dans le Micromania du coin alors même que ma voiture avait décidé de laisser sa batterie mourir dans la nuit sans autre forme de procès. L’appel au garage du coin pour venir me dépanner, l’aller-retour fissa pour obtenir le précieux sésame pour Liberty City, et la découverte du jeu sur la TV HD Ready Samsung du salon...

Et puis surtout l’amère désillusion technique évidemment. On a beau essayer de se préparer au pire, la déception est toujours un peu dure à avaler quand on attend fébrilement la sortie d’un jeu. Premier constat, le filtre mosaïque appliqué au moteur Rage rend l’image très floue, ce qui n’a rien de très pratique quand on essaie de se concentrer sur la ligne d’horizon au volant d’une voiture. Deuxième écueil, le framerate est réellement à la peine et on peut difficilement l’occulter pendant les premières heures de jeu. Peut-être que la réussite (technique et ludique) qu’avait été Table Tennis deux ans plus tôt (tiens, un autre de ces jeux atypiques dont Rockstar a le secret) m’avait donné de faux espoirs, peut-être que ma méconnaissance des exigences technologiques qui accompagnent les mondes ouverts (pourtant déjà entrevues dans la claque qu’avait été Oblivion pour moi à sa sortie en 2006) était à mettre en cause. Toujours est-il qu’en lançant GTA IV pour la première fois, il me fut bien difficile de cacher ma déception. Et puis la magie a fini par opérer. Le moteur physique hors norme, impressionnant à pied (en dépit de quelques bizarreries) comme en voiture (même si certains ne s’y seront jamais faits), les personnages bigger than life attachants, l’univers, le mode en ligne permettant de revenir en enfance en jouant aux gendarmes et aux voleurs (qui n’a pas exulté en sautant de l’un des ponts pour échapper à ses poursuivants), la bande son (doublage et OST), et puis la ville bien sûr, vivante comme jamais, il y a tant de choses qui expliquent le succès de cet épisode et de ses deux DLC. Tout n’y était pas parfait bien sûr, la maniabilité pouvait s’avérer frustrante parfois, tout comme les appels incessants des amis de Niko pour qu'il passe du temps avec eux, mais une fois de plus, Rockstar avait vu les choses en grand et cela avait fini par payer.



Sur la corde Red

Mon amour du genre western datant très certainement de mes jeunes années passées devant La Dernière Séance d’Eddy Mitchell du mardi soir et de mes lectures des nombreux albums de Lucky Luke familiaux, l’annonce de Red Dead Redemption ne m’a évidemment pas laissé de marbre en février 2009. Il me paraît aussi important de souligner qu’il s’agit du premier titre Rockstar que j’ai eu la chance d’approcher plusieurs fois avant sa sortie officielle. Une première preview en hands-off présentant l’ambition générale du titre m’avait déjà estomaqué, et un hands-on prometteur avait fini de me convaincre malgré une certaine rigidité des combats en mode manuel. Une mise en bouche alléchante qui s'était chargée de maintenir mon enthousiasme jusqu'au bout. Gamersyde avait même été convié à un essai du mode multijoueur, mais c’était Ghost_Deus qui s’y était frotté, non sans une certaine jubilation d'ailleurs. Contrairement à GTA IV, RDR a même fait l’objet d’une vraie review dans nos colonnes - conséquence des départs de Snoopers et Pipomantis qui nous avaient obligés à prendre un virage plus rédactionnel pour compenser l’irréparable perte de nos Diaries. Pour en revenir au jeu lui-même, il corrigeait une majeure partie des problèmes techniques rencontrés dans GTA IV. Le framerate y était globalement fluide (même si c’était un peu moins vrai dans la zone forestière de la dernière partie de la map ou la ville de Blackwater), la distance d’affichage permettait enfin de profiter des splendides panoramas sans y perdre la vue, et le travail sur les animations était encore plus impressionnant, tout particulièrement sur les chevaux. Pour tout amoureux du genre western, impossible de résister à l’appel de la nature sauvage de cet ouest américain sur le point d’être rattrapé par la civilisation, l’histoire du jeu se déroulant on le rappelle en 1911. Les longues chevauchées, la recherche de trésors à l’aide de croquis sommaires, l’arrivée au Mexique avec le morceau Far Away de José González, autant de souvenirs qui perdurent encore aujourd’hui dans ma mémoire et ne sont pas prêts de s'éteindre.

Je n’en oublie pas pour autant ce qui m’avait déçu, à commencer par la rigidité conservée de la visée manuelle, qui ne permettait pas de réagir aussi vite que je l’aurais souhaité sans activer le mode Dead Eye. Un parti-pris qui semblait indiquer que le jeu avait surtout été pensé pour être joué avec le système de visée automatique, ce qui n’était pas un mal en soi, mais ne correspondait pas à mes attentes personnelles. Je dois également avouer que j’avais eu beaucoup de mal avec la dernière partie du jeu. Plutôt bien vue car finalement très originale pour le médium, elle n’a jamais bien fonctionné avec moi. Pour commencer, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi Rockstar n’avait pas débuté l’aventure en montrant Marston en tant que père de famille, en nous laissant découvrir le personnage et le jouer alors qu’il essayait d’être un homme normal. De mon point de vue, cela aurait pu créer un réel attachement du joueur pour sa femme et son fils. Au lieu de cela, on ne les rencontre qu’à la fin de l’aventure, alors que l’enfant, déjà adolescent, se montre tout bonnement insupportable. Son comportement est évidemment logique compte tenu de son histoire, mais si Marston a, à cet instant de l'aventure, toutes les raisons du monde de se montrer patient et de vouloir se racheter aux yeux de son fils, ce n’était pas le cas pour le joueur que j’étais. Du point de vue narratif, les phases de tutoriel inversées (au début du jeu, c’est le joueur qui apprend, à la fin, c’est lui qui enseigne) avaient du sens, mais ludiquement parlant, c’était moins le cas. De fait, la fin en apothéose et ce qui arrive à Marston a quelque peu perdu de son impact, même si l’épilogue a eu pour avantage de racheter le personnage du fils (dont j’ai même oublié le nom…) à mes yeux. Une conclusion qui a su faire preuve d’une grande originalité, tout en restant très fidèle au genre western.



Payne capitale

Si Rockstar Games s'était contenté d'éditer les deux premiers Max Payne développés par les Finlandais de Remedy (Alan Wake, Quantum Break), le troisième épisode est confié aux studios internes de l'éditeur. Quand le jeu arrive entre mes mains en 2012 (après plusieurs events auxquels j'avais pu participer une fois de plus), la crainte de voir les artistes de Rockstar Studios échouer est grande. L'héritage laissé par Remedy mérite une suite digne de ce nom, mais le changement de développeur peut aussi bien s'avérer bénéfique que dramatique pour la franchise. Bon jeu d'action, mais doté d'une ambiance noire différente de celles des précédents opus, ce troisième volet agace une partie des joueurs par l'omniprésence de ses cinématiques et sa narration bien éloignée de celle de Remedy, ce qui n'empêche pas d'y passer un excellent moment. Avec un jeu articulé autour du concept de bullet time (amené pour la première fois dans le jeu vidéo grâce à Sam Lake et son équipe on le rappelle), la visée manuelle à la manette pose moins de problèmes que dans un GTA ou un Red Dead, et le travail de James McCaffrey (voix originale du héros depuis 2001) sert de trait d'union avec les deux premiers épisodes. Au final, sans en garder un souvenir aussi mémorable que pour ses deux prédécesseurs ou d'autres jeux Rockstar, j'ai apprécié chaque minute passée sur Max Payne 3. Le changement de décor et d'ambiance avait le mérite de lui insuffler un souffle nouveau, même si je reste nettement plus attaché aux deux volets développés par Remedy, qui ont clairement laissé une empreinte indélébile dans mon parcours de joueur. Un ressenti qui a peut-être été partagé par d'autres qui n'auront pas sauté le pas de peur d'être déçus, puisque les ventes du jeu, bien que tout à fait honorables, ont finalement déçu l'éditeur américain, qui espérait bien mieux du retour du flic le plus déprimé de New York. Depuis, on attend toujours des nouvelles d'un éventuel retour, sans trop y croire néanmoins pour le moment, même si avec Rockstar, il faut toujours faire preuve de beaucoup de patience on le sait.

Avant de retrouver la licence GTA et clore ce long monologue écrit, n'oublions tout de même pas un autre titre plutôt original au regard de la masse de jeux à laquelle nous avons régulièrement droit. L.A Noire n'était certes pas développé par Rockstar, puisque la Team Bondi et Brendan McNamara (ex Team Soho - studio à qui l'on droit le malheureux The Getaway sur PS2) étaient en charge du projet, mais son approche différente s'inscrivait parfaitement dans la politique d'édition de Sam et Dan Houser. Bien que disposant d'un monde ouvert (le Los Angeles de la fin des années 40), L.A Noire est construit comme un jeu d'enquête policière saupoudré de phases de conduite et de quelques séquences d'action. De retour de la guerre, Cole Phelps gravit les échelons de la police en résolvant différentes affaires, après avoir inspecté les lieux du crime et interrogé les suspects. Ce dernier aspect revêt une importance capitale dans les mécaniques de gameplay car toute la technologie utilisée pendant le développement du jeu a été pensée autour de cela. Le MotionScan permettait en effet d'atteindre un niveau de détail jamais vu auparavant dans les animations faciales, rendant évident le moindre changement d'attitude du personnage interrogé. Les acteurs et actrices ont évidemment dû forcer le trait pour que les joueurs puissent distinguer les mensonges du reste, mais le rendu n'en était pas moins impressionnant à l'époque. Pour ma part, si je n'ai jamais pu terminer l'aventure, la faute en incombe plus au manque de temps lié à la vie de tous les jours et aux obligations/responsabilités qui viennent avec Gamersyde qu'autre chose. La sortie récente du remaster sur PS4, Xbox One et Switch m'a prouvé s'il était nécessaire que j'étais toujours très sensible à l'ambiance que le jeu dégage, même si Phelps garde le côté agaçant et arrogant que je lui ai toujours trouvé. Hélas, malgré des ventes plutôt bonnes sur la génération précédente, la liquidation du studio Team Bondi et l'absence de nouvelles autour de la licence laissent des espoirs assez maigres quant à une éventuelle suite. Pour le moment du moins, car après tout...



L'heure du holdup

La sortie d'un nouveau GTA c'est toujours toute une histoire, et ce cinquième opus n'a pas dérogé à la règle. Vous le savez, le secret entoure toujours les productions Rockstar, et leurs employés veillent à s'assurer que tout le monde file droit jusqu'à l'arrivée du jeu dans les mains des joueurs. Pour l'anecdote, le weekend précédent la sortie mondiale de GTA V, j'ai eu droit à un appel d'une attachée de presse paniquée après que quelqu'un de chez Rockstar ait aperçu un message de notre bon Miguel dans notre bien aimée shoutbox. Le bougre venait en effet de trouver un exemplaire du jeu chez son revendeur habituel et il s'en félicitait auprès de notre joyeuse communauté. Seulement voilà, un administrateur de Gamersyde en possession du jeu dans l'esprit de quelqu'un de chez Rockstar, c'est la porte ouverte à une avalanche de vidéos haute qualité lâchées dans la nature. Évidemment, notre valeureux reporter de l'E3 n'avait absolument pas l'intention de braver le courroux de l'éditeur américain. Oh nous n'avions signé aucun NDA, pour un jeu de cette envergure, seuls quelques médias triés sur le volet y ont droit, mais quel intérêt y aurait-il eu pour nous de nous brouiller avec des gens avec qui nous avions établi un lien de confiance pour gagner quelques clics ? Aucun, puisque doit-on encore vous le rappeler, seule la passion nous anime encore suffisamment pour continuer l'aventure Yde, pas le succès, l'argent ou l'affluence de fans. Bref, tout cela pour dire que la sortie d'un jeu Rockstar se fait toujours dans une certaine effervescence et que ce n'est jamais anodin. Avec ses trois personnages jouables, le retour de Los Santos et sa région, des graphismes encore impressionnants aujourd'hui, un monde en ligne riche en promesses, GTA V a tout raflé, même en abusant très largement sur la gestion de son mode multijoueur et des prix in-game au fil des années. Au plus fort de sa popularité, j'ai même vu une mère peu regardante l'offrir à son enfant de 8/9 ans et entrer dans une colère noire parce que la caissière avait cru bon lui signaler que le contenu du jeu n'était peut-être pas approprié pour son fils. Ces gens qui essaient de faire leur métier correctement je vous jure...

En trois sorties étalées sur trois ans (Xbox 360/PS3 en 2013, Xbox One/PS4 en 2014 et enfin PC en 2015), j'aurais recommencé l'aventure à trois reprises, sans jamais parvenir à dépasser la sauvegarde de ma première partie (que j'avais arrêtée peu de temps après le premier braquage pour tout vous dire). Si vous vous demandez si le moteur physique moins poussé (conduite plus simple d'accès, moteur de dégâts plus timide) m'a empêché d'y prendre autant de plaisir qu'avec GTA IV, eh bien non, même si j'avoue l'avoir regretté tout d'abord. Les personnages alors ? Michael, Trevor et Franklin ne sont peut-être pas les meilleurs protagonistes de la série, mais ils ne m'ont jamais dérangé. Le plus psychopathe des trois est certes un peu limite parfois, d'autant que la fameuse scène jouable de la torture n'est vraiment pas justifiée à mon sens (vous êtes bien sûr libre de ne pas partager mon avis), mais si je ne peux nier mon désir de voir des personnages moins caricaturaux dans la série à l'avenir, je n'ai pas arrêté ma partie à cause d'eux. Ce ne sont pas non plus les quelques missions à l'intérêt ludique limité qui m'auront freiné, car si je lui vois bien des défauts, j'ai bel et bien aimé GTA V et je ne désespère pas de trouver le temps de le terminer un jour. Le temps, encore lui, parce qu'il faut bien continuer à couvrir l'actualité sur Gamersyde, parce que malheureusement nous ne recevons jamais les jeux Rockstar assez en avance pour leur donner toute l'attention qu'ils méritent et rédiger une review assez tôt pour intéresser une ou deux personnes. Seulement voilà, pour Red Dead Redemption 2, le calendrier à venir me semble suffisamment dégagé pour que je puisse croire à la possibilité de m'y consacrer pour mon seul plaisir d'ici la fin de l'année. Je ne doute pas que j'aurai encore bien des choses à lui reprocher, mais cela m'est égal, car il y en aura certainement plus encore à même de me ravir. Et puis après tout, tout ce que je demande, c'est une carte porteuse d'évasion et de dépaysement, rien qu'avec cela, je sais que le jeu trouvera grâce à mes yeux. Et si l'envie et le temps me prenaient de vous en parler ici dans quelques semaines, je le ferai avec cette même passion (parfois mesurée) qui m'anime ici depuis mes premiers posts en 2006. Et tant pis si cela vient faire grincer quelques dents au passage... :)



Et vous, c'est quoi votre histoire avec Rockstar ?

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Complément de lecture

Red Dead Redemption

Premier contact avec Red Dead Redemption

Première prise en main sur RDR

Découverte du multi de RDR avant sa sortie

Review de Red Dead Redemption

Max Payne 3

Preview de la campagne de Max Payne 3

Preview du multi de Max Payne 3

Review de Max Payne 3

Red Dead Redemption 2

Preview de Red Dead Redemption 2

Tous les commentaires

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Commentaire du 24/10/2018 à 13:41:27
Chouette lecture, bien évidemment je ne suis pas sur tout mais cette petite plongée dans le passé est fort sympathique. Merci Drift.
Commentaire du 24/10/2018 à 14:53:24
Merci d'avoir pris le temps de lire jusqu'au bout et de laisser un commentaire. Je me doute bien que tu n'es pas forcément d'accord avec tout ce que je raconte, mais c'est un morceau d'histoire personnelle, le contraire eut été étonnant. :)
Commentaire du 24/10/2018 à 14:59:58
Merci pour ce voyage dans le temps, je retiens l’excellent GTA Vice City ( top 5 all time) et pas mal de souvenirs de GTA 2 que ma grand mère m'avait acheter alors que j'avais 8-9 ans, le vendeur de mon Dock Games était pas trop chaud pour le lâcher ^^

Après j'ai pris beaucoup moins de plaisir sur leurs jeux, j’espère que ça changera vendredi :D
Commentaire du 24/10/2018 à 15:01:41
Mes préférés restent Vice City, Bully et Red Dead
Commentaire du 24/10/2018 à 15:06:10
Plume experte :) Sacré toi va ! Merci pour le compliment amigo ; ) Bon, allez, je vais lire tout ça ^_^
Commentaire du 24/10/2018 à 15:08:35
Bonjour, article très sympa à lire ! Merci pour ce point de vu. :)
Et j'en profite, car je ne commente que très rarement, mais merci beaucoup pour tout le travail que vous fournissez sur Gamersyde, c'est toujours un plaisir de vous lire, ou de vous entendre !
Commentaire du 24/10/2018 à 15:24:21 En réponse à kcorstel
C'est gentil merci, on fait de notre mieux !
Commentaire du 24/10/2018 à 15:48:41
Excellent cet article/dossier, de quoi patienter jusqu'à vendredi )
Commentaire du 24/10/2018 à 16:05:26
Super sympa ! On replonge dans le passé, aussi bien de ton côté que celui du site. C'est intéressant, ça fait remonter plein de souvenirs à la surface et j'avoue me retrouver pas mal dans ton récit, notamment par rapport à San Andreas où l'ambiance et les problèmes techniques et visuelles m'ont empêché d'en profiter pleinement. J'aimerais bien également un retour de la licence Canis Canem Edit. En tout cas, quelque chose me dit qu'on ne mesure pas encore la claque qu'on va se prendre dans la tronche en fin de semaine... Il y aura probablement un avant et après Red Dead Redemption 2 (aussi bien pour les joueurs que pour les développeurs). Le premier étant l'un de mes jeux préférés sur la gen précédente, j'attends ce second volet avec grande impatience.
Commentaire du 24/10/2018 à 16:12:01 En réponse à CaptainTARASS
Posté par CaptainTARASS
Mes préférés restent Vice City, Bully et Red Dead
Les mêmes. Plus Table Tennis ^^

Par contre GTA IV et Max Payne 3 m'auront singulièrement déçus, parce que j'en attendais pas mal à la base.
Commentaire du 24/10/2018 à 16:16:26
Pour ma part cela ma rappelle toutes les heures que j ai passé sur ces différents jeux(j ai encore ma version PC de GTA vice city avec ces différentes CD).Je me rappeler même pas que sur GTA III il y avait un temps de chargement entre les zones.
Merci pour cet article.
Commentaire du 24/10/2018 à 16:55:02 En réponse à cryoakira
Posté par cryoakira
Par contre GTA IV et Max Payne 3 m'auront singulièrement déçus, parce que j'en attendais pas mal à la base.
GTA IV est mon pire jeu R*, par contre Max Payne je le sentais mal dès le début, donc pas de déception.
Commentaire du 24/10/2018 à 17:19:50
GTA IV et ses DLC restent dans mes musts perso (devant GTA V) comme quoi :D
Commentaire du 24/10/2018 à 18:16:16
Gros sujet même si les jeux R et moi font deux.
Pendant ce temps - GTA VI : Dan Houser content de ne pas sortir le jeu dans le climat actuel:
http://www.jeuxvideo.com/news/945179/gta-vi-dan-ho...
Commentaire du 24/10/2018 à 18:25:44
WOW. Je vais lire et regarder ça. Merci
Commentaire du 24/10/2018 à 19:54:14
Petite coquille au début ;)

Avant de m’intéresser à Rockstar Games, né en du rachat de BMG Interactive par Take Two en 1998

Chouette idée et chouette lecture cet article :). Pour ma part, j'avoue avoir une relation plutôt complexe avec R*. J'aime leur côté irrévérencieux lorsqu'il sert un propos plus profond et plutôt mature pour l'industrie. J'aime leur capacité à créer des mondes de plus en plus organiques, riches, avec un soin du détails grandissant et qui fait d'eux la locomotive -huhu- du genre open-world; j'aime depuis qu'ils utilisent Euphoria la qualité des animations et de la physique...mais presque à chaque fois, manette en main, la magie n'opère pas ou s'estompe en quelques heures. Ma plus grosse déception reste Max Payne 3, dont la communication m'avait fait trépigner d’impatience, et au final j'ai rarement eut autant envie de balancer un jeu par la fenêtre.

Aujourd'hui je connais bien ce lien que j'ai avec leurs jeux. Mon admiration et mon enthousiasme pour leurs univers -et très particulièrement pour la série RDR- demeurent mais je sais qu'au fond la recette R* dans son ensemble ne me fait pas vibrer. Bref je les suis, mais à distance, d'un regard curieux et plein de respect.

J'ai bien hâte de découvrir ce RDR² via des vidéos tops dont GSY à le secret -environnements <3-
Commentaire du 24/10/2018 à 20:16:40
Sympa à lire :) merci
Commentaire du 24/10/2018 à 21:58:00
Mais c'est génial ! Merci Drift pour ce moment de lecture très agréable, ça m'a détendu après une journée de boulot bien lourde !

J'en redemande ! =D
Commentaire du 24/10/2018 à 22:12:34
Article très sympa qui convoque Xboxyde et des vieux noms des diaries :) Les années passent, les passionnés bougent mais la passion reste ! Bravo Drift!
Commentaire du 24/10/2018 à 23:31:16
Chouette article ! Je me rappel très bien dans quel état j'étais pour la sortie de GTA III (sur PC), je bavais devant les tests du jeu dithyrambiques ! Ensuite il y a eu RDR, GTA IV & V.
Commentaire du 25/10/2018 à 10:13:19
Joli article Drift ! c'était très chouette à lire et ça m'a permis de me replonger dans mon expérience personnelle avec les jeux Rockstar ! Mine de rien, avec cette retrospective, je me rends compte qu'ils sont derrière quelques uns des jeux qui m'ont le plus marqué. Même si comme beaucoup, j'ai pesté contre la Réalisation de GTA IV, Je m'étais complètement fait emporter par l'histoire. Et RDR, j'avais tellement adoré cette ambiance... J'ai tellement hâte d'être à demain !
Commentaire du 25/10/2018 à 10:25:20
Super article ! Puis lire un roman sur R* ... Merci pour la nostalgie ^^ #Xboxyde
Commentaire du 25/10/2018 à 11:10:10
C'est marrant, pour moi c'est d'abord les premiers gta qui m'ont conquis. Le 1, le 2, le London. J'ai adoré ces jeux et j'y ai passé un temps fou.
En 3D j'ai beaucoup moins accroché. J'ai trouvé Vice City sympa, le 4 plutôt bon (avec sa physique) et le 5 m'a bien emballé (mais pas transcendé non plus). La faute à devoir toujours jouer des badguys. C'est pour moi la plus grosse tare de cette série (même s'ils essaient de rendre les persos ambivalents). J'avais moins ce ressenti en 2D en tout cas. Le fun prédominait.

Et sinon j'ai beaucoup aimé Max Payne 3 contre l'avis général. Je regrette de n'avoir jamais joué à Bully. Et Red dead est avec Bioshock et the last of us mon jeu de la gen précédente. Pourtant le western ne m'attirait pas plus que ça et je ne l'ai même pas fait à la sortie du coup.

Ah oui et ma grosse déception fut L.A Noire que j'attendais beaucoup et qui m'a royalement ennuyé Avec son système d'interrogatoire totalement fumé. Il était en plus relativement redondant et les enquêtes se résumaient à spammer un bouton pour trouver des objets. Mouerf.

Un peu toutes les émotions du coup avec les prods Rockstar.
Et je suis pas très inquiet pour Red dead 2... même si le principal sera de savoir s'ils ont réussi à pondre une bonne vraie histoire avec un bon vrai perso.
Commentaire du 26/10/2018 à 11:26:29
J'aurais pu écrire le début tellement je m'y suis retrouvé. GTA 1 et 2 et leur vue isométrique que j'avais complètement snobé, n'y voyant là qu'un jeu "spécial kaira", et puis l'arrivée du fameux numéro 3 optant pour la vraie 3D. Jeu proposé dès le début à prix doux d'ailleurs, 100 balles moins cher qu'un jeu normal malgré tout ce qu'il a dû coûter aux devs. Un choix marketing intelligent qui a dû en convaincre un paquet de franchir le pas et de s'y essayer. Dont moi.
Le bouche à oreilles et la qualité du titre finira ensuite par installer définitivement la série dans l'esprit des joueurs.

Sinon pour moi les 2 meilleurs GTA sont Vice City bien sûr, pour l'ambiance, et puis le 5, le dernier. Je me suis même demandé au moment de sa sortie si ce n'était pas là tout simplement le meilleur jeu auquel j'avais joué au cours de ma vie. Autant dire que j'attends le 6 comme le loup blanc.

Par contre Red Dead... Je m'y suis fait chié. Pas un jeu que je garde mémoire. J'aime l'ambiance western mais à choisir autant me remater un des films cultissimes de Sergio Leone (et la musique tout aussi cultissime d'Ennio Morricone) plutôt que jouer à cet ersatz. Ludiquement je m'y suis pas retrouvé, désolé si j'en choque certains. Le monde était magnifique... mais vide. Et ce qu'il y avait à y faire n'était pas super intéressant. Réaliste par rapport à la vie de l'époque certes, mais la vie de cow-boy qu'est ce que c'est plan-plan... (ou pan-pan, ah ah)
Et puis les chevauchées à cheval systèmatiques à chaque début ou fin mission, prétextes à raconter l'histoire à coup de long monologues, ça aussi à participé à mon empessement à le revendre une fois terminé.

Les vidéos que j'ai pu voir du 2 jusqu'ici sont loin de m'avoir époustouflé ou retourné. Je sais que le jeu est forcément bien (la réalisation et le soin apporté aux productions Rockstar font que c'est impossible que ce soit une daube) mais la vie de cow-boy, pour moi est loin d'être trépidante voire même suffisamment passionnante.

Alors qu'encore une fois un bon vieux Sergio Leone, là je kiffe total. Ce dernier a signé quelques classiques que je considère encore aujourd'hui comme de véritables chefs d'oeuvre.

Après je vais faire comme tout le monde aujourd'hui, je vais quand même courrir l'acheter.:D
Commentaire du 01/11/2018 à 23:50:03
Je lis cet article avec un peu de retard, mais je tiens à féliciter Driftwood pour la qualité de son écriture.
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Quoi de neuf ?
  • Linus
    Linus @Avalon: le choc avec la roue de la voiture dans le virage lui fait prendre un plus de hauteur et "sauve" peut être par la même occasion le staff derrière les barrières :o (il y a 5 Heures)
  • Avalon
    Avalon @nakadai: Oui elle est spotée à 273 juste avant de perdre le controle.. les vibreurs Bleus (très haut à Macau) lui ont servi de "tremplin" avant que l'aerodynamisme fasse son oeuvre.. #IBelieveICanFly (il y a 6 Heures)
  • chris_lo
    chris_lo y'a 1 an elle s'était pris une amende en F4 pour avoir rouler à fond sous drapeau rouge, elle avait frôler de peu un 4x4 des commisaires qui traversait la piste^^ (il y a 9 Heures)
  • kinghonk
    kinghonk @Avalon: impressionnant, au début je pensais que vous parliez des gilets jaunes ! (il y a 10 Heures)
  • Bigquick
    Bigquick @GTB: elle se prend une voiture avant le virage à priori. L'autre pilote, 2 photographes et un comissaire blessés mais moins grièvement. La colonne fracturée putain. (il y a 10 Heures)
  • GTB
    GTB Impressionnant oÔ. Elle arrive super vite c'est étrange. J'espère que son op se passera bien; la colonne pétée à 17 piges c'est chaud :/. (il y a 10 Heures)
  • Bigquick
    Bigquick @Avalon: oh la vache, cet accident ! :o (il y a 11 Heures)
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