PC, PS4 Lundi 28 avril 2014 | 12:00

GSY Review - Octodad: Dadliest Catch

GSY Review - Octodad: Dadliest Catch

Sorti en début d'année sur PC, Octodad: Dadliest Catch fait son apparition sur PS4 en ce mois d'avril. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que nous sommes ici en compagnie d'un jeu pour le moins original sur tous ses aspects, du gameplay au scénario, en passant par ses contrôles particuliers. On vous laisse découvrir tout cela à travers nos vidéos et notre verdict sur le jeu.




Papa poulpe

Vous voilà aux commandes d'un avatar virtuel sur le point de se marier et dont le but ultime est de paraître le plus normal possible auprès de tous. Il est également papa de deux beaux enfants et coule une vie paisible avec toute sa petite famille dans un quartier pavillonnaire plutôt agréable. Cette aventure vous mettra à l'épreuve des durs tracas de la vie, comme allez à l'aquarium, faire ses courses ou encore tondre la pelouse. Rien de bien particulier jusqu'ici me direz-vous. On pourrait même aller jusqu'à se dire qu'on risque fort de s'y ennuyer assez vite... sauf qu'un simple petit détail vient tout chambouler sans crier gare : cet avatar virtuel est en fait un poulpe ! Oui, vous avez bien lu, un poulpe ! Avec une "tête" forcément étrange et ses tentacules, on se demande bien par quel miracle il a pu duper les gens qui l'entourent. Et pourtant...

L'aventure commence par ce fameux mariage qui va unir ce couple pour le moins dépareillé, l'occasion de découvrir des contrôles tout aussi étranges que la situation elle-même. Pour faire simple, la gâchette gauche contrôle la jambe gauche (ou les tentacules de gauche, à vous de voir), celle de droite contrôle la jambe droite. Un appui sur l'une de ces deux gâchettes va vous permettre de déplacer l'un des membres du personnage avec le stick analogique. Lorsque vous êtes à l'arrêt, les deux sticks analogiques servent à faire bouger l'un des bras. Le gauche contrôle la hauteur et le droit la profondeur, ce qui va vous permettre de vous saisir de différents objets ou d'ouvrir des portes par exemple. C'est assez particulier à décrire, aussi bien qu'à jouer d'ailleurs, et les premiers pas dans la peau d'un poulpe ne sont pas brillants.

On se retrouve en effet à faire des embardés forcément très étranges, à essayer d'avancer péniblement au milieu des tables et autres chaises qui se dresse sur notre chemin. D'autant plus que, poulpe oblige, on se retrouve vite scotché à certains objets et à tout faire tomber par terre. C'est à ce moment que l'on se dit que cela va être finalement bien plus compliqué que prévu de paraitre "normal" aux yeux de tous. En effet, vous vous rendrez vite compte que les personnes qui vous entourent ne tardent pas à remarquer votre comportement suspect, ce dont on peut difficilement leur reprocher tant il est difficile de passer inaperçu lorsqu'on est un poulpe. Par exemple, vous retrouver la tête à l'envers après avoir marché sur une peau de banane n'est pas la meilleure solution pour vous fondre dans la masse.



Poulpe Fiction

Première chose à savoir, vous n'aurez jamais l'impression de contrôler parfaitement votre personnage. Cette maniabilité particulière pourrait, selon le type de joueur, être son principal atout ou son principal défaut, tant certains passages sont parfois frustrants au possible. En plus de ces contrôles atypiques, les réactions du personnage donnent parfois l'impression de contrôler un homme ayant un peu trop forcé sur la bouteille : entre les pertes d'équilibre et l'approximation des mouvements, la moindre action - comme celle de couper du bois ou de faire un café - se transforme en épreuve de force contre la manette. Un combat de chaque instant qui peut s'avérer particulièrement drôle ou absolument horripilant selon le type de joueur que vous êtes. Mais c'est aussi là l'un des intérêts principaux du titre.

Sur le plan technique, on se retrouve face à des graphismes plutôt nets dans l'ensemble, mais qui ne sont pas forcément très flatteurs pour le support. Le jeu n'est pas hideux pour autant, mais il ne restera pas dans les mémoires pour sa plastique. L'animation du personnage et de ses membres est plutôt bonne, mais nous avons décelé quelques baisses de framerate un peu surprenantes sur cette version PS4. La partie sonore est satisfaisante, avec quelques musiques calmes et douces qui restent assez vite en tête et des bruitages corrects. Soulignons également les doublages convaincants des quelques protagonistes, et plus particulièrement celui de notre personnage, particulièrement hilarant.

Voila d'ailleurs certainement la plus grand force du jeu, sa bonne humeur. Des dialogues drôles, des séquences parfois cocasses, des cut-scenes complètement décalées et souvent hilarantes, on ne peut pas dire que les occasions de sourire se font rares. De plus, comme nous le disions plus haut, les contrôles très particuliers et parfois approximatifs peuvent créer des situations amusantes, comme ce curieux moment où nous nous sommes retrouvés enroulés autour d'un élément du décor, nous obligeant à nous débattre pour nous sortir de cette fâcheuse posture. On pense aussi à ce magnifique jeté de tondeuse sur la table de jardin, qui nous aura fait lâcher un bon vieux rire bête et méchant. De plus, le scénario bien que loin d'être une merveille du genre, est plus intéressant que l'on pourrait le penser de prime abord.



Homard m'a tuer

Il reste cependant quelques défauts au titre et il est important d'en parler aussi. En premier lieu, sa durée de vie ne plaide pas en sa faveur. Avec une quête principale ne dépassant pas les 3 heures de jeu, on regrette que l'aventure se termine aussi rapidement. Autre point particulièrement frustrant parfois, les placements de la caméra. Celle-ci n'étant pas contrôlable manuellement, elle pourra donner quelques maux de têtes aux joueurs les moins patients. Pourtant, cela ne fait finalement qu'accentuer le sentiment de manque de contrôle du personnage et cela n'a jamais été fortement préjudiciable lors de notre progression. Pour finir, difficile de défendre le prix de vente du jeu (13,99€) avec une telle durée de vie. Il y a bien quelques éléments qui vous pousseront à reprendre la manette une fois le jeu terminé, comme cette quête des cravates qui représente la classique collecte d'objet dans chaque niveau, ou encore le mode multi-joueur en local (que nous n'avons pas testé) qui vous donne le contrôle d'un membre par joueur. On imagine déjà les situations grotesques se profiler à l'horizon avec ce genre de mode coopératif...


Verdict


Octodad est un jeu particulier. Un jeu étrange. Un véritable ovni du jeu vidéo tant sur la forme que sur le fond. Et pourtant, il parvient à créer une expérience très satisfaisante pour peu qu'on y adhère. La bonne humeur qui s'en dégage, les dialogues parfois très drôles et les situations étranges s'enchainent et sont pour beaucoup dans le capital sympathie qui se dégage. On ressent finalement un petit vent rafraichissant dans cette industrie parfois trop uniformisée, et l'aventure de ce poulpe en ménage nous fait vivre un vrai bon moment au final. Tout aussi décalée que le reste, la maniabilité donne de plus une véritable identité au jeu. Seuls quelques défauts comme une durée de vie bien maigre ou un prix un brin excessif pourraient vous refroidir. Il serait malgré tout dommage de passer à coté d'une telle expérience et on ne saurait trop vous conseiller de laisser sa chance au titre.

Octodad - Part 1
Octodad - Part 2
Octodad - Part 3
Octodad - Part 4
Octodad - Part 5

Tous les commentaires

Commentaire du 28/04/2014 à 12:50:30
Incroyable que le jeu ne sorte que maintenant sur Ps4. Fait à sa sortie sur pc. C'est trés court, trés con, trés fun. La fin est belle et emouvante. Le jeu vaut largement son prix.
Commentaire du 28/04/2014 à 12:57:20
Après visionnage je pense que je serais en crise de nerfs constante avec ce jeu ^^
Commentaire du 28/04/2014 à 13:16:22 En réponse à Elgouken
C'est plutôt facile finalement. En dehors de la conclusion assez chiante à jouer.
Commentaire du 29/04/2014 à 06:31:10
Ça a l'air tellement excellent, ce truc… avec des potes et des bibines, ça doit être énorme :D

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