GSY REVIEW | PS3 Mercredi 13 novembre 2013 | 09:00

GSY Review : Ratchet & Clank Nexus

GSY Review : Ratchet & Clank Nexus

Après cinq jeux estampillés Ratchet & Clank sur Playstation 3, on aurait pu penser que les développeurs d'Insomniac Games avaient fait le tour du sympathique duo et les laisseraient un peu se reposer avant de reprendre du service sur PS4. Aussi, l'annonce de Ratchet & Clank: Nexus en juillet dernier avait presque pris tout le monde au dépourvu, fans y compris, et si l'attente de leur côté était grande, la suspicion était de mise quand on apprit que le jeu serait de plus proposé à prix doux (25 à 30€ selon le revendeur). Épisode mineur ou vraie bonne surprise ? On vous laisse découvrir tout cela dans notre review complète, la première d'une bonne série cette semaine.
MAJ : Ajout des vidéos promises il y a deux jours.




Toute la rédaction de Gamersyde a beau ne pas être composée de fans inconditionnels de la série d'Insomniac, on ne peut s'empêcher de voir en cette sortie impromptue un joli clin d’œil à l'histoire récente du site, puisque c'est précisément par une review de A Crack in Time que nous nous sommes lancés à tâtons dans la publication de tests il y a déjà quatre ans. Point d'intertitres rigolos à chercher pendant des heures à l'époque, mais une volonté affichée de fournir les articles les plus agréables et les plus complets possible. Nous sommes donc particulièrement heureux et fiers d'accueillir aujourd'hui notre 141ème review et de retrouver deux des personnages phares de la marque Playstation pour l'occasion. Bonne lecture !



Nexus 6

Suite directe de A Crack in Time, Nexus en reprend la structure, à savoir un mélange entre exploration de planètes hostiles et passages de plate-forme et de combat. On retrouve donc la recette qui a fait les beaux jours de la série, ce qui devrait ravir tous ceux qui n'avaient pas forcément adhéré au coopératif All 4 One ou à Q-Force, plus Tower-Defense que Ratchet & Clank au final. L'aventure commence sur les chapeaux de roues, avec l'attaque du vaisseau de nos deux compères qui se soldera par l'évasion des deux dangereux criminels qu'ils escortaient vers le centre de détention de Vartax. S'en suit une épopée sur les traces de ces jumeaux malveillants qui permettra même au joueur nostalgique de replonger dans le passé héroïque du jeune Lombax le plus célèbre de la galaxie. Dès le départ, on sent donc qu'Insomniac a eu à cœur d'offrir aux fans une dernière aventure digne de ce nom, où tous les ingrédients qui ont fait le succès de la franchise sont réunis. L'introduction au jeu nous lance sans attendre dans des séquences anti-gravitationnelles où l'excellente mise en scène se charge de nous en mettre plein la vue, tandis que l'on progresse pas à pas en évitant les pièges et en amassant les précieux boulons qui serviront plus tard de monnaie d'échange pour upgrader son arsenal.

Un arsenal qui s'étoffe évidemment de nouveautés toujours aussi drôles, comme cette arme qui transforme les ennemis en bonhommes de neige, ou bien encore celle qui détourne l'attention de vos adversaires en leur faisant peur grâce à un monstre à ressort effrayant. Nexus ne renie donc évidemment pas l'humour légendaire de la série, dont l'inénarrable Capitaine Qwark est le porte étendard. Comme par le passé, l'utilisation régulière de la même arme lui permet de monter en niveaux et de débloquer de nouvelles capacités, que l'on choisit ensuite dans une arborescence assez complète, en échange de Raritanium, que l'on peut récolter soigneusement dans les niveaux traversés. Les armes et les munitions pourront être acquises via les robots vendeurs présents sur place, le jeu nous poussant toujours à mettre en pièces les nombreuses caisses croisées de manière à amasser assez de boulons pour satisfaire son insassiable pouvoir d'achat. Du classique donc, mais aussi de l'efficace, puisque l'on retrouve évidemment le même gameplay nerveux des phases de tir pendant lesquelles il faut user habilement du strafe et du saut de cabri (c'est fini) tout en arrosant soigneusement sa cible. À noter d'ailleurs que la fameuse arène intergalactique fait son grand retour, un passage en partie obligé qui permettra à Ratchet de s'équiper d'un gadget jusque là uniquement réservé à l'épisode All 4 One, le jetpack.



Gadgets & Clank

Utilisable dans des zones bien précises où les déplacements aériens sont autorisés, celui-ci dépend également d'une jauge de carburant que l'on peut recharger dans les bornes prévues à cet effet. Essentiellement utilisé dans la ville inondée de la planète Silox, le jetpack sera obligatoire pour passer de plate-forme en plate-forme, ou même pour échapper à une dangereuse montée des eaux dans une séquences qui demande un maximum de sang froid et de précision. Ratchet & Clank oblige, la possibilité de se balancer à l'aide du fameux swingshot étoffe l'éeventail des mouvements, la maniabilité n'ayant pas changé d'un iota depuis sa première apparition. Les hoverboots que l'on avait découvertes dans A Crack in Time font aussi leur retour pour donner un peu de peps aux déplacements et sont toujours aussi sympathiques à utiliser. Pourtant indéniablement associés à la série, on s'étonne par contre de la disparition des séquences de grind pendant lesquelles Ratchet devait éviter de nombreux obstacles. Pas que ces dernières nous paraissent forcément indispensables, mais elles étaient souvent l'occasion de découvrir une mise en scène très dynamique avec des angles de caméra spectaculaires et des animations d'arrière plan très vivantes. Qu'à cela ne tienne, Ratchet & Clank : Nexus n'en est pas moins pourvu de passages, certes scriptés, mais assez spectaculaires. Mentionnons aussi l'arrivée de portails gravitationnels que Ratchet emprunte pour circuler en lévitation - et qu'il est possible d'activer dans le sens que l'on souhaite.

Avec ce contenu somme toute très classique, il faudra se tourner vers l'imperturbable Clank pour apprécier le goût de la nouveauté, via des séquences aux mécaniques de gameplay originales qui le mettent en scène régulièrement au cours de l'aventure. S'il ne s'agit pas de retrouver le lointain cousin de Nono dans des niveaux dédiés comme c'était le cas dans A Crack in Time, ces courts passages à l'intérieur de failles inter-dimensionnelles s'avèrent particulièrement réussis. Elles se basent sur le principe de la gravité, que l'on peut changer à loisir en donnant une direction au stick analogique droit (quatre directions étant possibles). Lorsque l'on provoque un changement de gravité, non seulement Clank peut se retrouver la tête en bas (ou bien à la perpendiculaire du sol sur un mur), mais les quelques objets interactifs (caisses, plate-formes, ou même parois) sont également soumis à ces déplacements. Sans parler de vrais casse-têtes, ces séquences présentées en vue de côté - à la manière d'un jeu 2D - demandent un minimum d'observation et de jugeote. Ces niveaux se terminant toujours par la poursuite d'un Nether (les créatures prisonnières de cette autre dimension), de bons réflexes sont aussi nécessaires pour refaire le chemin inverse pour quitter la faille sans perdre tous ses points de vie (la mort vous obligeant à reprendre la séquence du début). La touche L1 a beau permettre de ralentir Ratchet pour gérer au mieux les évitements d'obstacles, quand on se retrouve avec le monstre affamé aux trousses, mieux vaut éviter de perdre un temps précieux.



Il est libre Lombax

Visuellement, Insomniac a une fois de plus mis les petits plats dans les grands avec un titre très riche où les décors foisonnent de détails en tous genres. Les effets de lumière ont été largement affinés depuis le premier volet sorti sur Playstation 3 il y a 6 ans, et même s'il subsiste parfois quelques textures peu détaillées et une légère impression de flou sur l'image dans son ensemble, Ratchet & Clank : Nexus est réellement un plaisir pour les yeux. Si les appareils de précision de Digital Foundry ne manqueront sans doute pas de déceler quelques petits vacillements du framerate dans les scènes les plus chargées (comme lors de l'affrontement contre le boss final par exemple), impossible de se plaindre de la qualité globale de l'animation du jeu. On vous avoue même que dans le feu de l'action, nous nous sommes finalement rarement rendus compte que le nombre d'images par seconde avait baissé. Une réalisation solide donc, qui marquera cependant peut-être un peu moins que par le passé à cause du manque d'audace des artistes d'Insomniac, qui ne sont pas parvenus à créer des environnements très originaux. Ne vous méprenez pas, ils restent évidemment tout à fait réussis dans leur genre, mais on ne peut s'empêcher de regretter l'impression de déjà vu qui plane en visitant les différentes planètes. On peut certes comprendre qu'il y va là de la cohérence de l'univers, mais tout de même. Nexus a été pensé pour les fans, comme un au revoir à la PS3, et cela se voit. Le passage très historique dans le musée dans le dernier monde en atteste d'ailleurs très clairement.

Au bout du compte, cette nouvelle aventure mérite t-elle votre attention ? La réponse n'est pas si simple, en dépit de qualités évidentes. Si l'on retrouve toute l'ambiance et la structure des premiers volets de la série, avec une certaine liberté de mouvement puisque l'on peut aller et venir à sa guise sur les différentes planètes, l'intérêt de ces voyages est finalement assez limité à moins de vouloir absolument dénicher tous les secrets du jeu. Le fil narratif se déploie donc tel un guide qui nous amène d'un lieu à l'autre pour les besoins du scénario. Rien de très étonnant ni même de critiquable en soi, mais cela souligne aussi le défaut principal du jeu d'Insomniac Games : sa durée de vie assez courte. En ne terminant pas les combats optionnels de l'arène et les rares missions annexes, nous estimons en effet qu'il nous aura fallu entre 6 et 7 heures de jeu pour terminer Ratchet & Clank : Nexus, ce qui paraît bien peu quand on connaît la licence. Ce qui manque surtout à ce nouveau volet, c'est l'impression de vivre une aventure pleine de rebondissements où l'on voyage beaucoup. Cinq planètes à visiter (dont celle de l'arène où on ne peut rien faire d'autre que participer au tournoi), c'est peu, aussi sympathiques soient-elles. Conséquence, on ressort de cet épisode en ayant l'impression que l'histoire a été trop précipitée, qu'elle méritait de s'étirer un peu plus en longueur. On vous avoue même que l'on a espéré ne pas avoir vraiment atteint le dénouement jusqu'au dernier moment, attendant un improbable twist qui ne sera jamais venu. L'envie irrésistible de poursuivre l'aventure est bien sûr un gage de qualité, mais elle est aussi source d'une vraie frustration. On se consolera en se disant que pour 29.99€, l'affaire reste excellente pour les fans.



Verdict


Plus sombre que ses prédécesseurs, ce nouveau Ratchet & Clank est aussi plus court pour qui se contentera de suivre la trame principale sans tenter de terminer l'arène galactique ou de découvrir les secrets que cache chaque planète. Il faut aussi préciser que le mode Challenge se débloque une fois l'aventure terminée, celui-ci permettant de recommencer le jeu en conservant son arsenal, en ayant accès à de nouvelles améliorations d'armes, et un niveau de difficulté accru évidemment. De quoi relativiser un peu le faible nombre de planètes à visiter dans ce nouvel opus vendu pour deux fois rien. Pour le reste, le jeu se veut un véritable retour aux sources pour les deux héros, avec une recette certes connue, mais toujours diablement efficace. Doté d'un gameplay sans faille et de son habituel humour, voilà donc une bonne adresse de plus pour les amateurs de plate-forme, qui sont décidément bien gâtés en cette fin d'année sur les machines de Sony.

Launch Trailer (EN)
Launch Trailer (FR)
Gameplay Ratchet
Gameplay Clank
Environnements
Cutscenes

Tous les commentaires

Commentaire du 11/11/2013 à 18:18:21
Moi qui l'attendait pour le 20 novembre c'est une bonne surprise qui aidera un peu à attendre la PS4.
Depuis que j'ai découvert R&C sur PS3 avec Opération Destruction je dis jamais non à un nouveau titre.
Les graphismes sont toujours excellents et l'aventure reste fidèle aux précédents opus. A 30€ c'est achat direct.
Commentaire du 11/11/2013 à 19:40:16
Classique mais efficace donc. Et plutôt joli il faut l'avouer!
Commentaire du 11/11/2013 à 21:23:40
Pareil que Jaipur. Je prends direct ;)
Commentaire du 12/11/2013 à 02:05:03
Pareille, je prend aussi, Tools of Destruction et A Crack in Time était géniaux, celui la à l'air au moins aussi Bon :)
Commentaire du 13/11/2013 à 09:16:05
Je devrai pas tarder a le recevoir et j'ai hâte de m'y mettre !

Par contre j'ai encore plus hâte de voir un épisode PS4 :)

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