GSY PREVIEW | PC, PS4, Xbox One Vendredi 8 avril 2016 | 19:00

GSY Preview : The Devil's Daughter

GSY Preview : The Devil's Daughter

Deux ans après le lifting plutôt réussi qu’était Crimes & Punishments, le célèbre détective reprend du service avec Sherlock Holmes: The Devil's Daughter. Le studio Ukrainien Frogwares signe ici son huitième épisode et continue d’améliorer la recette de son jeu d’aventure phare, dont nous avons pu découvrir les 2 premières heures de jeu. Une nouvelle intrigue que nous vous proposons de découvrir juste après le clic.




"Courez, courez, Holmes et Watson..."

C’est dans un hôtel du 1er arrondissement parisien que Bigben Interactive (nouvel éditeur en remplacement de Focus) nous a invité à découvrir cette nouvelle aventure en compagnie d’Aurélie Ludot, Project Manager travaillant pour Frogwares depuis une quinzaine d’années. C’est après une présentation conviviale montrant divers passages du jeu déjà entrevus lors de la GDC le mois dernier, que nous avons découvert le tout début de The Devil’s Daughter, manette en main. Le jeu démarre sur une cinématique intrigante sous la forme d’un flashforward, avec un Sherlock en fuite et haletant au beau milieu d’une forêt. Puis nous retournons quelque temps en arrière pour le retrouver cloîtré dans son appartement de Baker Street, anéanti par l’ennui de ne rien avoir à faire. Fort heureusement, un jeune garçon livré à lui-même vient frapper à sa porte suite à la disparition inquiétante de son père avec qui il vivait. L’occasion rêvée de reprendre le travail en dépit du fait que le garçon semble sans le sou, un détail anecdotique pour le détective qui trépigne d’impatience d’entamer une nouvelle enquête. Une fois la phase d'introduction terminée, il est alors possible de questionner le gamin afin d’obtenir un minimum d’informations (notez au passage que les dialogues comportent dorénavant plusieurs choix qui pourront orienter les traits de caractère du Sherlock que l’on incarne), mais aussi lancer une analyse comme sur Crimes & Punishements afin de dresser un portrait de notre interlocuteur.

Reprenant le principe de gros plan figé dans le temps, certains indices laissent désormais plusieurs possibilités, et donc la probabilité de se tromper. Soit l’on définit le portrait exact du personnage observé, soit l’on manque le coche en passant alors certains éléments et déductions à la trappe. Rassurez-vous, cela reste relativement anodin, et l’avancement d’une enquête ne pourra jamais être bloqué à cause d'un portrait complètement erroné. Il y aura bien quelques conséquences évidemment, mais rien de plus que l'absence de quelques indices, qui n'apparaîtront donc pas lors du choix final d’un coupable par exemple. Une fois l’adresse récoltée, il est grand temps de partir explorer le lieu d’habitation du père, situé dans une petite rue des quartiers pauvres de Whitechapel. L’occasion de découvrir une autre nouveauté, car après un petit voyage en calèche (qu’il est maintenant possible de remplacer par un écran de chargement traditionnel via les options), on se retrouve à pied dans un secteur semi ouvert à devoir chercher l’appartement par nous-même. Certes, il ne s’agit que d’une zone limitée contenant seulement quelques rues, mais le fait de devoir trouver un lieu "manuellement" la première fois que l’on s’y rend apporte une petite touche immersive et cohérente plutôt agréable. Surtout que l’adresse ne sera pas systématiquement indiquée et qu’il faudra parfois se contenter d’une vieille photo pour s’orienter et trouver la bonne porte.



"Cherchez, cherchez, loupe à la main..."

Après avoir rejoint le garçon dans son appartement crasseux, l'heure est à la recherche des habituels indices. Bien pensée, cette séquence repose sur l'utilisation d'une petite icône blanche en forme de cercle qui vous indique les interactions possibles lorsque vous passez à proximité. En plus d’être pratiques pour repérer les points d’intérêt, chacune des icônes prend une teinte verte lorsque vous avez tout découvert sur la zone concernée. Cela permet de ne pas avoir à s’acharner sur des indices déjà trouvés lorsque l’objectif en cours ne se valide pas à cause d’un oubli. Le talent de vision est encore d’actualité, passant la vue en noir et blanc et faisant ainsi ressortir des preuves autrement invisibles. On retrouve également l’indispensable carnet bien fourni pour suivre convenablement son enquête, le sens d’imagination permettant de reconstituer des éléments - passés ou à venir - sur une scène, ainsi que les fameuses associations d’idées permettant de connecter judicieusement les divers indices dans la tête de Holmes. Différentes solutions sont toujours possibles et il faudra par conséquent que vos associations corroborent avec le suspect que vous souhaitez accuser. De ce fait, il est donc envisageable d’accuser la mauvaise personne à la fin d’une affaire, que vous pourrez rejouer immédiatement pour modifier vos choix. Il vous sera même possible de demander un indice pour vous aider à inculper le bon suspect. Le choix moral est lui aussi toujours présent, et vous pourrez donc décider d'envoyer un accusé à la potence ou non, et faire de Sherlock un bon détective, ou non. De nombreux mini-jeux viendront également pimenter vos pérégrinations, crochetage de serrure, équilibre, désamorçage de bombe, ouverture de coffre-fort… Ils semblent assez nombreux avec des mécaniques bien distinctes et viennent dynamiser les enquêtes en y ajoutant un peu de variété - le gameplay de base offrant déjà en soit une indéniable diversité – et peuvent être passés à tout moment pour les moins patients. L’irremplaçable table d’analyse de l'appartement de Holmes répond aussi encore à l'appel, et permet de jouer au petit chimiste. Il en va de même pour la bibliothèque d’archives, fort utile en guise d’Internet de l’époque.

Autre détail qui n’est pas une nouveauté mais qui reste somme toute sympathique, la possibilité d’incarner d’autres personnages le temps d’une étape, comme le jeune Wiggins, qui doit filer un individu suspect à travers la ville sans se faire repérer, Watson, le temps d’un échange verbal en guise de distraction, ou encore Toby le chien, dont le flair permet de visualiser une odeur. À l’instar de C&P, Holmes peut changer de look en passant par sa chambre, à la différence que cette fois, vous pourrez déguiser votre détective quand vous le souhaiterez. Coupes de cheveux, pilosité faciale, lunettes, chapeaux ainsi que divers accoutrements allant du gentleman British au docteur en passant par la tenue de crapule, vous aurez l'embarras du choix. Il sera bien entendu parfois nécessaire d’opter pour un déguisement particulier afin de parvenir à vos fins, mais le reste du temps, vous pourrez déambuler dans la tenue qui vous plaira. Sans trop nous attarder sur la partie technique, sachez que le jeu reprend le même moteur que C&P, avec une modélisation des personnages réussie et des environnements détaillés. Côté sonore, il est à noter que pour la première fois, le jeu sera intégralement doublé en français (ainsi qu’en anglais et allemand), reprenant certaines des voix des célèbres doubleurs de la série BBC. The Devil's Daughter profitera également de sous-titres dans 15 langues différentes. L’histoire se découpera en 5 cas distincts qui seront liés par un fil rouge offrant une narration ainsi qu’une mise en scène plus poussées qu’auparavant. Elle impliquera de plus quelques personnages plus ou moins célèbres - dont Kate, la fille adoptive de Sherlock -, tout en nous faisant voyager dans des décors plus variés qu’à l’accoutumée - comme une abbaye en ruine ou un temple Maya. La durée de vie est estimée entre 15 et 20h, sachant que deux niveaux de difficulté (facile, difficile) seront à votre disposition. Cette seconde option de difficulté devrait d'ailleurs corser la donne grâce à la désactivation de certaines aides. Bien sûr, nous ne manquerons pas de le vérifier à la sortie du titre – toujours prévue sur PC, PS4 et Xbox One - mais repoussée au 10 juin chez nous.



Premières impressions


Cette première prise en main nous a laissé une excellente impression, puisque de toute évidence, Sherlock Holmes : The Devil’s Daughter semble bien parti pour surpasser Crime & Punishments. S’il en reprend les grandes lignes avec son orientation résolument tournée vers l’aventure, le studio Frogwares semble avoir mis les moyens pour corriger certains défauts, tout en ajoutant une pointe de dynamisme, une narration plus poussée avec un vrai fil conducteur, sans oublier l’exploration d’environnements plus variés et ouverts. Les amateurs du dernier épisode devraient donc replonger sans rechigner dans cette nouvelle intrigue, qui pourrait bien être également l’opus idéal pour les nouveaux venus en quête d’une aventure au scénario intriguant et aux mécaniques plaisantes. Il ne nous reste plus qu’à attendre la version finale pour pouvoir confirmer tout cela. Élémentaire...

Tous les commentaires

Commentaire du 08/04/2016 à 22:30:34
Sympa, je remettrais peut-être la main au portefeuille s'il corrige vraiment les défauts du précédent qui était assez sympa même si perfectible sur de nombreux points.
Commentaire du 08/04/2016 à 23:24:15
Le précédent était vraiment très bon, et cette preview ne peut que donner envie de faire la suite !
Commentaire du 15/04/2016 à 10:40:29
Preview intéressante. Le jeu semble corrigeait quelques défauts et améliorer encore la recette.
Commentaire du 15/04/2016 à 11:18:18 En réponse à GTB
Posté par GTB
Le jeu semble corrigeait
Mais pas toi. :D
Commentaire du 15/04/2016 à 11:26:10
\o...en tant que modérateur tu ne peux pas laisser un truc pareil!

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