GSY REVIEW | PS3, Vita Lundi 14 avril 2014 | 12:16

GSY Review : Deception IV: Blood Ties

GSY Review : Deception IV: Blood Ties

Huit ans après un épisode Playstation 2 sorti sous nos contrées sous le nom de Trapt, la licence Kagero revient sur Playstation 3 et PS Vita avec un quatrième épisode baptisé Deception IV: Blood Ties. Exhumée par Tecmo après une fort longue absence, la simulation de chausse-trappes a-t-elle encore les atouts nécessaires pour séduire les joueurs actuels ? La réponse dans cette review riche en synonymes piégeux !




Daemon tools

Enfermé il y a 3000 ans grâce aux Saints Versets, le Diable n'a qu'une envie : s'échapper. Et c'est à Laegrinna, sa propre fille, qu'il confie la lourde tâche de récupérer les Versets qui lui permettront d'être enfin libre de répandre sa colère sur ce monde. Escortée de ses trois servantes démones, Laegrinna ne pourra compter que sur ses pièges pour pourfendre les méphitiques humains osant s'aventurer dans sa sinistre forteresse. Parviendra t-elle à libérer son père de son triste sort ?

Comme vous pouvez le constater, l'histoire de Deception IV inverse les clichés du genre de manière assez amusante. Point de chevalier au grand cœur ou de princesse en détresse ici, les défenseurs de l'ordre et de la loi seront là uniquement pour servir de chair à pâtée à Laegrinna et ses trois accortes acolytes. Ces dernières apportent une touche d'humour bienvenue aux dialogues, hélas mis en scène sous la forme d'images fixes, défaut récurrent du jeu vidéo japonais actuel. Heureusement, l'atmosphère particulière jouant énormément sur l'humour noir ne pâtit pas de cette réalisation plate, et donne un charme indéniable à l'ambiance du jeu.



Pièges à grande vitesse

Inchangé depuis le premier épisode, le concept de Deception repose donc toujours sur ses fameux pièges, et surtout la manière de les enchaîner. En effet, face aux aventuriers et autres chevaliers de tous poils souhaitant lui ôter la vie, la seule défense dont sera capable notre héroïne sera de saupoudrer la pièce de pièges en tous genres. Et le choix sera vaste pour infliger la douleur à ces misérables humains : pendules à la lame effilée digne de Poe, pièges à loups, murs de pointes, tremplins, voire même peaux de banane ou citrouilles sur la tête, le jeu ne manque pas de trouvailles sadiques et amusantes à la fois. Mais il ne suffira pas de se contenter d'empaler bêtement son adversaire plusieurs fois de suite avec un simple mur de pointes pour obtenir une grasse récompense. Non, pour un gain maximum d'expérience et d'Ark - essentiels pour acquérir de nouvelles compétences et de nouveaux pièges - , il faudra habilement placer les traquenards de telle sorte que l'infortunée victime enchaîne littéralement les pièges dans un combo mortel. Pour cela, une vue aérienne fort pratique divisant le terrain en cases permettra de disposer nos outils afin d'obtenir l'enchaînement le plus long et mortel possible. Une fois la mise en place terminée, il s'agira d'attirer l'ennemi à l'endroit adéquat pour y déclencher les dispositifs manuellement. Un bon timing sera essentiel pour ne pas déclencher un piège "dans le vide", d'autant que chaque mécanisme nécessite un certain temps de recharge avant de pouvoir être à nouveau actionné.

Au niveau des subtilités, on pourra aussi mettre à contribution des pièges spéciaux faisant partie intégrante du décor, ou même capturer ses adversaires pour obtenir de plus fortes récompenses. Il ne faudra également pas négliger les vulnérabilités et résistances des vils défenseurs du Bien, visibles via l'œil du Diable (et la touche triangle), sous peine de voir son beau combo mis à mal par l'invulnérabilité de l'ennemi à un certain type de piège. Enfin, chaque chausse-trappe appartient à une catégorie (humiliation, sadisme ou élégance) correspondant à chacune des trois servantes de Laegrinna. Celles-ci vous transmettront à chaque chapitre des requêtes en relation avec leurs affinités (utiliser tel piège, se servir du décor, capturer l'adversaire...), qui gonfleront singulièrement le butin obtenu si complétées.

Au rayon des regrets, la caméra souffre malheureusement d'une gestion plus qu'hasardeuse. Malgré la possibilité de la focaliser sur l'ennemi afin de faciliter le timing du déclenchement des mécanismes mortels, on n'obtient jamais un niveau de confort optimal, et on passe son temps à alterner entre un angle de vue trop éloigné des adversaires et un autre trop proche. Autre souci récurent, ce même timing de déclenchement se montre parfois très aléatoire, et il peut être difficile de déterminer à quel endroit et à quel moment un piège va remplir son office - la gestion hasardeuse des collisions n'arrangeant rien. Signalons pour finir des checkpoints et sauvegardes trop éloignés qui ne favorisent pas de courtes sessions de jeu, pourtant recommandées au vu de la répétitivité du concept.



Sang sans tripes

Une répétitivité qui se ressentira également visuellement : nanti d'une 3D très pauvre et plus proche de la génération 128 bits que de sa noble descendance, Deception enchaîne les décors ternes et les salles de château grises et désespérément vides. C'est d'autant plus dommage que la direction artistique s'avère réussie, avec ses protagonistes aux tenues flamboyantes et ses pièges gothiques à souhait. On déplorera également un aspect gore trop timide, l'unique démonstration de la douleur infligée à vos victimes se résumant à des gerbes de sang. Un peu de démembrement n'aurait pas fait de mal ! Heureusement, les bruitages riches de râles de souffrance, de bruits d'armures brisées et d'os broyés compensent le manque de punch visuel des différents supplices. La présence des voix japonaises est quant à elle bienvenue, et les musiques collent bien à l'action sans pour autant être inoubliables.

Côté durée de vie, une bonne douzaine d'heures sera nécessaire pour venir à bout de l'aventure, même si la difficulté de certains passages et les checkpoints mal placés gonfleront artificiellement ce chiffre. Et si vous n'avez pas encore rassasié votre soif de pièges après avoir terminé l'histoire, un long mode "quêtes" constitué de cent missions vous permettra de prolonger le plaisir d'en faire baver à tous ces pieds-plats venus profaner le sol de votre château. Bref, des heures de joie saine en perspective !



Verdict


Un principe original, un gameplay simple mais relativement riche, des sensations de satisfaction indéniables quand l'adversaire se fait hacher menu par un savant dispositif de traquenards, Deception ne manque pas d'atouts quand il s'agit d'exploiter son sadique concept. On en regrette d'autant plus ses soucis de jouabilité, qui gâchent trop souvent le lyrisme du spectacle d'un chevalier tour à tour empalé, découpé puis broyé, mais dont le coup de grâce ne pourra être porté à cause d'une caméra mal placée. Graphiquement très pauvre malgré une bonne direction artistique, Deception IV reste donc à l'image de son prédécesseur, un jeu somme toute agréable et rafraîchissant, mais trop juste à tous points de vue pour prétendre dépasser son statut de petit jeu sympathique. A tenter à petit prix pour les joueurs curieux et sadiques !

Launch Trailer
Gameplay - Elaborate
Gameplay - Humiliating
Gameplay - Sadistic
Gameplay - Super trap

Tous les commentaires

Commentaire du 14/04/2014 à 16:39:16
Il me semble que l'article souffre de quelques bugs d'affichage au niveau des intertitres de ses paragraphes, non ? Edité : c'est corrigé :)
Commentaire du 14/04/2014 à 16:40:21 En réponse à Tigris
En effet. C'est corrigé, merci !
Commentaire du 14/04/2014 à 18:44:01
Merci Tigris et merci Aure ! (wahou, ça fait trois commentaires, énorme ! :D)
Commentaire du 14/04/2014 à 19:03:14
Te plain pas, la reveiw de Layton et Wright en a eu que 2...
Commentaire du 17/04/2014 à 09:24:44
Encore un épisode qui manque de moyens,ça a toujours été un peut le cas de la franchise mais pour un jeu actuel c'est vraiment dommage car le principe est vraiment sympa et y-a vraiment pas grand chose du même genre et encore moins sur console.
Donc comme tu dis a petit prix,pourquoi pas ;)

A propos du jeu


Quoi de neuf ?
  • Kidrok
    Kidrok @icebreaker59: amen! (il y a 10 minutes)
  • icebreaker59
    icebreaker59 @Onirik: Son avis vos autant qu'un autre, c'est un fan de la série, il connait bien son sujet, il exagere volontairement, faut connaitre son style pour apprécier ses commentaires (il y a 11 minutes)
  • Onirik
    Onirik @Driftwood: c'est ce que Google dit... Je ne connaissais pas le personnage. Mais je ne suis pas trop dans le trip de tous ces youtubeurs a qui on donne beaucoup trop d'importance. (il y a 21 minutes)
  • Driftwood
    Driftwood @Onirik: acteur ? Huhu, pas un très bon alors. (il y a 45 minutes)
  • davton
    davton @Miguel: depuis quand il est journaliste ? (il y a 1 Heure)
  • Onirik
    Onirik @Miguel: en meme temps quand tu tapes son nom dans google, ca dit qu'il est acteur... :) (il y a 1 Heure)
  • Miguel
    Miguel @Kidrok: je ne connais pas le personnage mais ça se veut journaliste ? Parce que faire de la désinformation pour jouer un personnage pour moi c'est pas du journalisme (il y a 1 Heure)
PreviousNext
  • Driftwood
    Driftwood Rendez-vous à 18h pour notre preview audio de Watch_Dogs 2 accompagnée de vidéos maison. (il y a 6 Semaines)
  • Driftwood
    Driftwood Du contenu sympatique à venir dans l'après midi sur GSY avec la première partie de notre dernier podcast et des vidéos d'un jeu très attendu de la fin novembre. :) (il y a 6 Semaines)
  • Driftwood
    Driftwood Du gros contenu sur GSY dès 15h00 avec des vidéos preview de Deus Ex Mankind Divided et le podcast de juillet ! (il y a > 3 Mois)
  • Driftwood
    Driftwood Rdv pour un rapide livestream dès 16h00. (il y a > 3 Mois)
  • Driftwood
    Driftwood Pas d'oeufs en chocolat sur GSY demain mais du Quantum Break dès 9h00. On ne vous prend pas pour des cloches. (il y a > 3 Mois)
  • Driftwood
    Driftwood Firewatch arrive en review à 19h00, sauf changement. (il y a > 3 Mois)
  • Driftwood
    Driftwood Livestream The Division en anglais ce soir à 21h15 (version PC si tout va bien). (il y a > 3 Mois)
PreviousNext
A ne pas manquer