GSY REVIEW | PC, PS4, Xbox One Mardi 2 février 2016 | 17:30

GSY Review : Sebastien Loeb Rally

GSY Review : Sebastien Loeb Rally

Vous le savez, quand un genre de jeu nécessite une expertise particulière, nous n'hésitons jamais à faire appel à des spécialistes. Aussi, quand le bondissant Orbbs nous a appris qu'il s'était lancé corps et âme dans Sebastien Loeb Rally Evo sur Xbox One, nous avons su qu'il serait l'homme de la situation. Après avoir pris la plume une première fois en compagnie de Tkaz/Augur à l'occasion de la sortie de Gran Turismo 6, revoici donc Orbbs dans ses bonnes oeuvres avec une review très détaillée et passionnante à parcourir. Chapeau bas !




Emile est stone

Accoler un nom connu à un jeu n’est vraiment pas gage dans le monde du jeu vidéo. Mais en matière de rallye, il faut reconnaître que c’est plutôt un bon indicateur, grâce notamment à deux pilotes dont les noms sont presque plus connus par les joueurs que par les amateurs de sports mécaniques. Les Colin Mac Rae et autres Richard Burns, puisque ce sont bien d'eux qu'il s'agit, sont évidemment là pour en témoigner. Pourtant, quand Milestone a annoncé le développement de Sébastien Loeb Rally Evo en décembre 2014, on ne voyait pas trop comment la sauce pourrait prendre : les précédents WRC de ces mêmes développeurs sont pour une bonne partie à jeter aux oubliettes pour leur manque de sensations, leurs spéciales artificielles et leur jouabilité sans saveur. Bref, pour de nombreux observateurs, c’était bien mal parti.

Arrive enfin la première interview, avec l'annonce de spéciales réelles reproduites à l'identique, l’implication (pour de vrai) de Sébastien Loeb, des visuels pas repoussants sans être trop frimeurs non plus (comprenez qu'ils étaient crédibles)… Quelque chose de positif allait peut être ressortir de tout cela. Entretemps, DiRT Rally et WRC 5 ont occupé l’espace. DiRT est devenu la nouvelle référence PC que tout le monde attendait depuis RBR, WRC 5 reste quant à lui le jeu sous licence officielle dédié au grand public. Vient ensuite le temps de la première démo, il y a un peu plus d'un mois maintenant, avec un gameplay plutôt surprenant. Contrairement à leurs jeux précédents, SLRE nécessite un peu d’apprentissage. Problème, il n'est pas très fluide... À côté, WRC s'avère bien plus simple à prendre en main. Le match semblait déjà perdu d’avance, même si le framerate du titre de Kiloton peinait lui aussi. Mais il aurait été dommage de s’arrêter à nos premières impressions. Le jeu complet installé (version One) et les 6 gigas de mise à jour day one installés (des correctifs importants sur le gameplay notamment), nous avons découvert un menu assez minimaliste proposant de commencer une nouvelle carrière ou de choisir l’expérience Sébastien Loeb.



Autant être francs, le choix de la structure du mode carrière est très étonnant. Oubliez la construction réaliste d’un championnat de rallye habituel, ici, on enchaîne les spéciales dans de nombreux pays différents sans aucune cohérence. Le point de départ n’est donc pas tel ou tel rallye, mais la catégorie de voiture utilisée. On retrouve donc peu ou prou le déroulé de la carrière de Forza. On peut cependant lancer un championnat de rallye en dehors de la carrière avec une gestion malheureusement très basique des réparations - en dessous de ce que propose WRC 5, plutôt bien loti à ce niveau. Le mode Sébastien Loeb est à conseiller après quelques heures de jeu en revanche. Proposant des spéciales clés de la carrière du nonuple champion du monde des rallyes, ce mode est agrémenté de sympathiques interviews en français du maître vosgien. Une bonne source de contenu pour celui qui s’intéresse un peu au monde du rallye et ne connaîtrait pas tout sur le champion. Ainsi, on pourra se lancer dans une spéciale à bord de la Saxo avec laquelle il a remporté son premier championnat de rallye en Alsace, ou même découvrir ses premières courses en Xsara Kit Car.

Côté voitures, nous avons le choix parmi une cinquantaine de modèles de toutes les grandes époques de la discipline (des années 60 à aujourd'hui). Correctement modélisées mais sans plus, disposant de 6 vues dont une vue cockpit rapprochée assez intéressante (puisque reproduisant les fameuses caméras onboard que l'on peut voir dans les – trop rares – retransmissions télévisées), le tableau serait largement correct si la partie sonore avait été au niveau. Dommage, car sur ce point, on est encore coincé à la génération "d’avant avant"… Quelques crépitements de pots d'échappement se font évidemment entendre mais rien de très jouissif au final, une déception d'autant plus grande que la conduite automobile est aussi un plaisir auditif. On retiendra quelques voitures sympathiques comme la Clio Williams, la Saxo Kit Car et bien sûr les mythiques indomptables du groupe B.



Loeb ou la poule

Les spéciales fidèlement reproduites sont assurément le gros point fort du jeu. Enfin des tracés où nous ne faisons pas des courbes et des épingles au beau milieu d’un terrain vague de manière totalement gratuite (voir WRC 2 et 3), mais bien par rapport à l’environnement. Jamais les routes alpines n’ont été aussi bien reproduites, avec la dénivellation, l’inclinaison des routes dans les virages, les bas-côtés sur lesquels on peut grignoter… C’est simple il n'y a pas mieux ni plus réaliste puisqu'elles ont été reproduites à partir de vrais tracés. Le jeu n’est pas forcément très beau en tant que tel, mais son éclairage photoréaliste lui donne néanmoins un aspect troublant. On ne sait jamais vraiment si SLRE est laid ou carrément sublime, le rendu variant du tout au tout selon les endroits visités. Les anciens noteront que RBR avait déjà à l’époque produit un effet similaire. Les routes ne sont pas des tapis de billard et de nombreux pièges sont à éviter (dénivellation, bosses…), mais il manque les nids de poules et autres saignées du titre culte de Warthog Games. Il faut bien chipoter un peu.

On dénombre ainsi 300 km de spéciales (selon les dires des développeurs) et sont réparties à travers 8 pays (San Rémo, Monte Carlo, Finlande, Suède, Mexique, Australie, Royaume Uni et France avec l'Alsace). Nous retrouvons 8 spéciales par pays dont 4 à 6 uniques par rallye. Les 2 ou 4 autres proposant le même tracé dans l'autre sens (le fameux mode reverse de notre enfance). Il y a donc largement de quoi faire. D’autant plus que ces dernières sont longues. Généralement 60% des spéciales tournent autour de 5km et 40% d'entre elles atteignent même 10Km. Un très bon point que de voir enfin un peu de longueur dans les tracés. Chacun demandant un temps d'apprentissage conséquent pour les maîtriser, la durée de vie est donc excellente. De plus, chaque spéciale est jouable sur 4 horaires différents (aube, jour, crépuscule, nuit), ce qui ajoute encore plus de variété. On pourra en revanche regretter l’absence de météo paramétrable (par exemple, les routes d’Alsace sont toujours détrempées). Un choix particulièrement décevant car les comportements secs/mouillés sont vraiment différents. Enfin, on retrouve des tracés de Rally Cross, dont celui de Lohéac en France, et également la fameuse route de Pike Peaks dans son intégralité (19 km). Le Rally Cross est sympathique avec la gestion du tour bonus et les adversaires à prendre en compte. Quant à la course de côte, libre à vous de la refaire avec la 208 T16 de Loeb. Grisant.



Richard Loeb Rally

Nous arrivons à l'aspect plus important pour une simulation auto, le gameplay. Des spéciales très bien construites auraient été inutiles avec une conduite trop typée arcade à la façon de WRC. Heureusement il n’en est rien. La première mise en jambe se fait sur le circuit d’entraînement après 70% d’installation du jeu sur le disque dur… Un petit parcours entre des plots permet de comprendre la physique du jeu. Extrêmement crédible, chaque roue adhère au sol ; aucun effet pivot, les pneus suivent la trajectoire normale, que ce soit à vitesse soutenue ou à très faible allure. Un coup de frein à main et le train arrière décroche de façon très crédible. Avec un modèle 4 roues motrices, on peut jouer sur la glisse transversale en sortie d’épingle en jouant finement sur l’accélération ; des sensations identiques à RBR sur l’école du rallye. Autre preuve par l’image : les replays. Pas de mouvements incohérents, tout bouge comme on est en droit de s'y attendre, pas d’effet de translation en sortie de virage avec une voiture qui se remettrait sur son axe principal. Les transferts de masses sont bien présents, bien que peu ressentis à cause de voitures assez légères. Un simple test permet cependant d’attester de leur efficacité.



Sur route humide, on passe à un comportement plus flottant, mais toujours avec de saines réactions que l’on parvient à deviner. Les sorties d’épingle en glisse sont piégeuses et on sent bien le sol gras mouillé qui empêche un grip franc lors de la ré-accélération. Pas de mauvaises surprises dues à un moteur physique incohérent donc. En revanche, les freinages s’avèrent délicats et, tout comme dans RBR, il faut guetter le moindre blocage de roues pour ne pas voir la voiture partir tout droit. À ce titre, le feedback dans la manette Xbox One en termes de vibrations est très bon et retranscrit un paquet d’informations vitales. Sur terre, le comportement est plus simple à prendre en main (encore une fois, comme pour RBR), dans le sens où la voiture sera moins vive. Mais attention à certains coups de raquette, ou aux réceptions de sauts avec les roues de travers. C’est aussi sur les pistes en terre que nous pouvons juger de la physique des suspensions et là en revanche, il manque un petit je ne sais quoi pour que cela soit satisfaisant. En vue replay, tout semble très crédible, mais en vue intérieur ou en extérieur on ne retrouve pas cette sensation d’amorti, comme si les réglages étaient trop souples sur des voitures trop légères. Tant que l’on ne cogne pas sur le bas-côté, tout va pour le mieux, mais dès que l’arrière part un peu large en sortie de virage et vient taper un muret ou un trottoir, la voiture a tendance à s’envoler et réagir de façon un peu brutale et étrange. Ah, au passage, oui le jeu gère le freinage pied gauche, et non, les dégâts autres que visuels ne sont pas particulièrement violents.



En dehors de ces quelques bizarreries imputables à des voitures trop légères, certaines spéciales sont réellement jouissives. La Finlande ou l’Australie et leurs grandes lignes droites avec un grip flottant à partir de 150 km/h (on est sur de la terre il ne faut pas l’oublier) font que chaque petit coup de volant doit être fait en anticipant un maximum. Même choses pour tous les passages de bosses, où un coup de frein est nécessaire pour ne pas se faire surprendre par le prochain virage, souvent invisible jusqu'au dernier moment. A ce propos, freiner avant un saut modifie l’assiette de la voiture, contrairement à ce qui se passait dans la démo ; une correction pour le moins appréciable pour les férus du off-road qui s'attendent à un minimum de réalisme. On prend donc enfin plaisir à plonger les roues intérieures à la corde dans les petits fossés ou ravines de bords de routes pour gagner en grip (surtout sur les spéciales tortueuses du Mexique ou celles verglacées du Monte Carlo). Si Sébastien Loeb Rally Evo avait été aussi soigné à tous les niveaux, il aurait pu damer le pion à la concurrence, mais hélas Milestone n'a pas disposé d'assez de temps ou de budget pour fournir une expérience optimale.

Seb pas parfait quand même…

Le gros défaut du jeu sur tous les supports, et plus particulièrement sur Xbox One, est son manque d’optimisation flagrant, à tel point que l'on se demande si un nouveau report n'aurait pas été préférable. Si sur PC, c'est surtout le profil SLI qui provoque un stutter constant (et horripilant), sur une seule carte, le framerate reste globalement stable (malgré un micro-stutter de temps en temps qui contraste avec l'extrême fluidité de DiRT Rally). Sur la console de Microsoft, certaines portions de spéciales sont par contre totalement injouables en vue intérieure, la fautes aux méchants ralentissements qui surviennent. Autre détail pénible, certaines vitres sont trop tintées pour être jouables en vue cockpit, ce qui sera obligatoirement frustrant pour les inconditionnels de la simulation. Autre grief, impossible de passer sous silence les temps de chargement sur consoles, longs, très longs, même en rally cross (le plus lent à charger étant visiblement les 4 autres voitures nous accompagnant). Il n’y a pas non plus de véritable mode carrière de proposé, avec des saisons réelles de rallye, chose que WRC 5 fait très bien. Enfin, autre défaut qu'il nous faut souligner : si de nombreux réglages sont disponibles, l’absence de choix de pneus est très regrettable, surtout quand on sait que de nombreuses spéciales proposent des changements de surfaces (réussis par ailleurs).



Verdict : Rallyons-nous à sa cause


Pour conclure, nous ne sommes pas passés loin d’une belle réussite mais les défauts recensés à la sortie risquent d’en rebuter plus d’un. Dommage, car une fois les aprioris passés, ce jeu ce révèle être une franche réussite en termes de gameplay réaliste et de design de spéciales. On peut en revanche clairement le déconseiller à un novice voulant se mettre aux jeux de rallye, l'apprentissage se faisant essentiellement dans la douleur. WRC 5 sera donc bien plus accessible pour les moins patients/habiles, qui seront sans doute plus indulgents sur le modèle physique du jeu de Kiloton. Dommage enfin que son créneau de sortie entre un WRC 5 bien plus médiatisé et un DiRT Rally référence PC (à sortir sur consoles en avril) risque de lui être défavorable. On peut craindre pour ses ventes et une hypothétique suite plus aboutie. Si cela devait arriver, ce serait encore une fois un point qui le rapprocherait du désormais célèbre Richard Burns Rally. Voilà bien tout le mal qu'on ne lui souhaite évidemment pas. En attendant de le savoir, il faut déjà que Milestone nous prouve qu'ils sont capables de fournir un suivi plus sérieux et constant que pour leurs précédentes productions, en livrant quelques patchs salvateurs qui pourraient bien magnifier l'expérience de jeu.


Les plus


+ Contenu conséquent
+ Des voitures qui ont fait la légende
+ Bonne durée de vie
+ Des spéciales intéressantes et réalistes
+ Un bon moteur physique
+ Les différentes surfaces
+ Le mode Loeb Experience
+ Un héritier de RBR
+ Parfois très joli


Les moins


- Parfois assez laid
- De sérieux problèmes de performances
- Des voitures un peu trop légères
- Le moteur de collision
- Pas de carrière réaliste
- Les sons des moteurs
- Modélisation des voitures sans éclat
- Trop impitoyable pour les novices

Tous les commentaires

Commentaire du 02/02/2016 à 18:18:57
concernant , la démo sur One j'ai pas eu de ralentissement, sur Sanremo, après le jeux complet ?
Quoi qu'il en soit j'attendrais Dirt en avril, mais après un démarrage très négatifs sur la démo, Orbbs m'a donné l'envie de m'y mettre et je suis plutôt content tout compte fait, meme si je galère niveau chrono...je suis loin des 3.19 vu sur YT :/
Commentaire du 02/02/2016 à 18:55:15
Ah mon avis si tu apprécie la demo, tu risque d'adorer la version complète. Ça vaut largement le coup si tu le trouve en occaz. Au pire tu le revendra pour dirt. C'était mon plan à la base, mais en fait je ne suis pas près de le revendre ^^

Sinon ce sont surtout quelques spéciales en particulier qui rament en vue intérieures. Surtout celle en pleine forêt avec la lumière traversante. Dans ce cas, il faut se mettre en vue capot si on veut éviter les mauvaises surprises. On peut toujours rêver un patch...
Commentaire du 02/02/2016 à 22:39:23
C'est clair sur Sanremo si tu attaques les parties ombragées avec des pets sur le pare brise, autant y aller à l'aveugle. C'est chaud, vite un select pour passer en capot ;)
Commentaire du 05/02/2016 à 17:56:29
J'ai craqué sur PS4! :(
Commentaire du 05/02/2016 à 23:19:24
Premiers tests en 106 rallye! :Absolut: :D
http://www.gamersyde.com/thqstream_seb_loeb_106_ra...
Commentaire du 06/02/2016 à 01:00:55 En réponse à augur
Ah ah, avec Drift nous étions certains que tu allais le prendre :p
Commentaire du 06/02/2016 à 08:36:53 En réponse à davton
Mais euh, z'êtes méchants! :D
Commentaire du 06/02/2016 à 08:55:02 En réponse à augur
Ah ah, je constate donc qu'on peut choisir sa plaque d'immatriculation !
Commentaire du 06/02/2016 à 11:24:44 En réponse à Altanyx
Yep, y'a un éditeur de livré de voiture/tenue/casque/team très basique aussi.
Commentaire du 06/02/2016 à 14:05:43
J'hésite à m'acheter la 504 coupé rallye. C'est excellent le nombre de caisse inédites.
Commentaire du 06/02/2016 à 15:49:25 En réponse à Orbbs
Moi je ne suis pas du tout emballé par le mode carrière, je ne vais peut-être tenter de ne faire que du Rallye en mode libre! :D
Commentaire du 06/02/2016 à 16:25:53
Ben le mode carrière de permet de gagner de la tune et des caisses.
Commentaire du 06/02/2016 à 16:40:43 En réponse à Orbbs
Bah ouais mais le Rally-cross non merci, ces temps de chargement de fou en plus! XD
Commentaire du 06/02/2016 à 16:45:45
J'avais prévenu. Mais j'aime bien sinon.
Commentaire du 06/02/2016 à 16:52:59 En réponse à Orbbs
Là ça dépasse tout entendement! ^^

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