Même si nous vous en avions déjà assez longuement parlé lors de sa sortie sur Xbox 360 et PS3, l'arrivée sur PC de Binary Domain est une excellente occasion de revenir sur ce sympathique jeu d'action à la troisième personne. Qualité du portage, maniabilité, plaisir de jeu et atmosphère, Gamersyde revient en détail sur cette première adaptation d'un jeu de la Team Yakuza sur nos bonnes vieilles tours, non sans vous proposer un joli panel de vidéos en 1080p et 60 images par seconde.
Le domaine des dieux ?
S'il ne faut pas attendre de la version PC de Binary Domain une performance visuelle du niveau de Witcher 2 ou Crysis, l'ensemble n'en reste pas moins très agréable à l’œil. La modélisation des différents personnages ne souffre d'aucun reproche et les décors gagnent très largement en netteté grâce à un antialiasing efficace. Quel plaisir donc de voir les robots adverses voler en éclats dans une définition d'image digne de ce nom et sans les effets disgracieux d'un crénelage trop pronnoncé ! On n'échappe cependant pas à quelques petits errements, comme la gestion peu glorieuse du SSAO (même en optant pour la meilleure qualité), ou bien encore cet étrange bug qui touche les surfaces liquides et qui fait apparaître de petits carrés opaques. Pour le reste, on profite d'une animation en 60 images par seconde fluide et confortable, le framerate étant clairement moins mis à mal que sur consoles, même face aux boss les plus imposants. Sans aller jusqu'à crier au génie, ce portage est donc suffisamment propre pour mériter l'attention des joueurs PC qui découvriront là un jeu de qualité à plus d'un titre.
Brousse binaire
Le postulat de départ de Binary Domain est pour le moins ambitieux : dans un futur proche, la cohabitation entre humains et robots se heurte à un problème de taille, l'existence des simulacres, des androïdes si proches de l'homme qu'il est impossible de faire la différence. Ces derniers sont d'ailleurs d'autant plus invisibles qu'eux-mêmes ignorent qu'ils ne sont pas humains, ceci donnant lieu à quelques scènes bien senties comme la fameuse séquence cinématique que SEGA avait dévoilée avant la sortie du jeu en février dernier. Jetée au beau milieu de la jungle urbaine tokyoïte, notre escouade de choc est donc chargée de mettre un terme aux agissements de l'expert en robotique responsable de l'émoi provoqué par la découverte des simulacres. En ne respectant pas la nouvelle convention de Genève et en reniant tous les critères d'éthique internationaux, Yoji Amada devient donc la cible à abattre dans une aventure riche en rebondissements et plutôt bien mise en scène. La thématique choisie étant de plus abordée intelligemment, l'histoire devient vite très immersive, particulièrement en anglais.
Robot mixeur
Compatibilité manette oblige, les sensations de Binary Domain PC sont identiques à son homologue console, ce qui est une bonne nouvelle tant la violence des affrontements contre ces Terminator du pays du soleil levant nous avait déjà séduits. Le jeu alterne les phases où l'équipe choisie par le joueur se fraie un chemin dans les rangs ennemis composés de soldats bipèdes, et celles où l'adversaire prend la forme d'un robot gigantesque armé jusqu'aux boulons. Un rythme plutôt soutenu donc, à peine ralenti par de sympathiques cinématiques, ou encore quelques séquences annexes, comme la conduite (maladroite) d'un jet ski par exemple. Un système d'améliorations (aussi bien pour l'armement que pour les protagonistes eux-mêmes – merci la nanotechnologie) est également de la partie, ce qui donne au jeu un très léger parfum de RPG. Autre tentative d'impliquer plus le joueur, les relations entre les personnages peuvent évoluer en fonction des actions du joueur et de son attitude. Une bonne idée sur le papier mais trop chichement mise en œuvre pour être totalement convaincante. Il en va de même pour le système d'ordre, trop limité par une IA parfois un peu longue à la détente.
Verdict
Malgré quelques petites réserves, Binary Domain mérite réellement qu'on lui laisse sa chance, et ce même si le doublage en français se donne beaucoup de mal pour gâcher quelque peu l'expérience. Non seulement l'univers imaginé est intéressant pour tout amateur de cinéma de science-fiction, mais c'est aussi malheureusement l'un des derniers jeux pensés pour le marché occidental de l'éditeur japonais. Il ne faut pas non plus négliger le fait que la sortie de ce genre de titres sur PC n'est pas monnaie courante et apporte donc un petit vent d'air frais sur une plateforme plus habituée à l'hégémonie des shooters issus de studios "nord américains". On en profite pour inciter aussi les possesseurs de PS3 et de 360 à se laisser tenter, le jeu étant désormais disponible à prix d'ami un peu partout.
Tous les commentaires
Je regarde ça et j'attendrais une p'tite promo Steam pour me le prendre, j'ai déjà tellement de jeux à terminer !
avec quelle config jouez vous actuellement en 1080p 60 fps ? (pour me faire un pc de salon sur le vidéoprojecteur)
"Attention, les "mes chats" arrivent !"
... :D
Sinon, c'est plutôt potable.
Bah et j'ai pas encore fait mon second run,tssss ><"
Si on aime l'ambiance et les tps,Binary Domain est une franche réussite en tout cas.Faut en profiter,il n'y aura pas de suite de toute façon...
Comme toi j'en attendais rien et franchement une bien belle surprise, bien défoulant, action omniprésente (que ce soit les phases en jetski, dans les vehicules, métro etc...), des vrais boss originaux, puis un TPS au Japon avec comme ennemis des robots futuristes ça change ;-)