GSY Review PS5 Xbox Series X PC PS4 Xbox One Switch

Après l'exclusivité PlayStation 5 du mois, on passe à tout autre chose avec un titre bien plus modeste, mais néanmoins ambitieux pour le studio qui s'en est chargé. Another Crab's Treasure arrive sur toutes les consoles et sur PC dès demain et nous avons pu nous y plonger en avance pendant ces deux dernières semaines. Vous aviez peut-être eu l'occasion d'en entendre parler pour la première fois lors du Nintendo Direct de février dernier, même si une démo avait déjà été rendue disponible quelque temps avant lors d'un Steam Next Fest. Après avoir passé une grosse vingtaine d'heures sur la version PC du jeu, on vous livre enfin notre verdict.

Krilzone

Avant d'être promu au rang de héros de jeu vidéo, Kril vivait une existence paisible sur un banc de sable à la surface, avec pour seule préoccupation la menace toute sauf volatile des oiseaux de mer. Bernard-l’ermite de son état, l'inoffensif crustacé doit en effet régulièrement se réfugier dans sa coquille pour éviter de se faire gober par les mouettes et goélands voraces qui traînent dans les parages. Prudent et solitaire, Kril se satisfait parfaitement de sa modeste situation et il n’a finalement pas grand chose à envier aux autres de son point de vue. Sa vie est malheureusement sur le point de changer, car dans les profondeurs de l'océan, une certaine Magistra s’est autoproclamée duchesse des environs et a décidé d’imposer un impôt à chaque résident en échange d’une protection toute relative. Krill n'étant pas du genre à froisser ses congénères, il se plie tout d'abord à la volonté de sa nouvelle monarque, mais hélas pour lui, l'arrivée sur le trône de Magistra s’accompagne d’un changement majeur de monnaie locale. Sous l’eau, le nouvel Eldorado, ce sont tous les déchets et ordures que nous autres humains déposons régulièrement dans l’océan : bouteilles, capsules, briquets, tongs, voilà ce qui fait désormais fureur auprès des habitants du monde marin, qui ne jurent plus que par les microplastiques. Sans aller jusqu'à parler de fable écologique, l’inclusion des préoccupations environnementales actuelles est plutôt bien vue, et comme le joueur, le petit héros va découvrir à quel point la pollution a changé radicalement la vie sous-marine.

Incapable de payer l’impôt demandé, Kril se voit confisquer sa coquille, le mettant littéralement à nu face à ses prédateurs. Il décide dès lors de plonger dans les profondeurs pour tenter de raisonner la duchesse et lui demander de lui restituer son humble demeure en attendant d'être capable de s’acquitter de sa dette. Krill va cependant rapidement se rendre compte de l’hostilité des habitants des fonds marins, et après une fuite éperdue face à une armée de crabes affamés, il va enfin obtenir de quoi se défendre. Armé d’une simple fourchette en métal abimée, le voilà donc sur la route du château, premier objectif d'une longue épopée sous-marine qui, sous des airs très enfantins que ne renierait pas Disney, va s'avérer au final une expérience exigeante où le moindre faux-pas se soldera par la mort. D’autant que la situation va rapidement prendre un plus mauvais tournant encore. Une forme de corruption latente semble en effet affecter la faune marine, et même le château de la duchesse finit par en faire les frais, obligeant Kril à se prendre en main et à embrasser son destin. Les bases de l'histoire sont posées, l’aventure va pouvoir commencer, mais loin de l’ambiance plombante des jeux From Software, c'est ici l'humour et le second degré qui priment, Another Crab’s Treasure ne se prenant jamais vraiment au sérieux. Son univers parvenant à intégrer la faune aquatique de manière cohérente (et même plutôt réaliste), sa découverte fait finalement partie des points forts du jeu et c'est une très bonne chose.

Dark Moules

Copiées depuis longtemps, rarement égalées, les productions emmenées par Hidetaka Miyazaki sont ici la source d’inspiration évidente de ce sympathique Souls-like aux forts relents marins. Pour autant, le studio Aggro Crab essaie malgré tout de s’en démarquer autant que faire se peut pour garder toute légitimité et apporter sa petite pierre à l’édifice, espérant au passage convaincre celles et ceux qui pourraient en temps normal s'en tamponner le “coquillage”. En dehors de son univers cartoon rigolo et de sa bande son assez ensoleillée parfois, le titre fait déjà le choix de ne pas faire reposer tout son système de combat sur la gestion de l'endurance, totalement absente ici. Il est donc non seulement possible de sprinter sans discontinuer pendant l’exploration et les combats, mais aussi de frapper ses adversaires et d’esquiver leurs attaques sans devoir jamais penser à s’économiser. Pour autant, n’allez pas croire que les affrontements en deviennent une vraie promenade de santé. Bien que le jeu incorpore bon nombre d’options d’accessibilité pour le rendre plus abordable (et donc tout public), il est aussi pensé pour satisfaire les amateurs de challenge et de difficulté. Ce qui distingue Another Crab's Treasure des autres jeux du genre, c’est la condition même du héros : un bernard-l’ermite privé de son abri. Loin de nous l'idée de transformer cet article en documentaire animalier, mais sachez que les développeurs se sont largement inspirés des habitudes de vie des pagures, dont certains changent régulièrement de coquille par besoin, pour créer l'une des mécaniques de jeu principales.

En effet, Kril, bien que nu comme un ver quand il arrive dans les abysses, va très vite trouver de quoi s’équiper pour se protéger. Il commencera par une simple canette, mais il trouvera bientôt d'autres types de coquilles de fortune sur sa route : bouchons en plastique, verres à shot, chapeaux d’anniversaire en carton, dés à coudre, noix de coco, etc. En tout, pas moins de soixante-neuf objets différents pourront faire office d’armure temporaire pour Kril. Bien sûr, chacune de ces coquilles dispose de statistiques de défense et d’une barre de vie plus ou moins importantes. Aggro Crab a fait le choix d’afficher ces informations à l'écran quand on s’approche dudit objet, ce qui s'avère aussi pratique que gênant dans certaines situations. D’un côté, cela évite une gestion laborieuse de l’inventaire tout en permettant de s'équiper très rapidement en cours de jeu, mais de l’autre, cela vient aussi ponctuellement affecter la lisibilité de l'action, quand l’encart apparaît devant nous alors même que l’on fait face à un ou plusieurs adversaires (voire même un boss). Le genre de petits désagréments auxquels on finit par s’habituer, mais qu'il nous semblait utile de souligner. D'autant que la caméra, bien que généralement assez compétente, peut, elle aussi, vous jouer un mauvais tour quand un morceau de décor vient se placer au premier plan, l’effet de transparence prévu pour y pallier ne s’activant pas toujours comme il le faudrait.

À l'eau Knight

Le choix de la coquille influe également sur le type de magie que vous allez pouvoir utiliser, chacune disposant d’un pouvoir différent (attaque toupie, charge, tir distance, etc.). Dans Another Crab’s Treasure, la magie prend le nom d’Umami (Ross Geller y verra peut-être un potentiel clin d’œil, les amateurs de saveurs japonaises, eux, seront comblés) et elle est dépendante d’une jauge symbolisée par de petites icônes violettes en forme d’étoile. Pour la remplir, il suffit d’attaquer au corps-à-corps à l’aide de la fourchette, ce qui oblige à aller au contact régulièrement, en alternant si besoin entre coups faibles ou puissants (en maintenant la touche d’attaque RB). En fonction du poids de votre coquille, les esquives seront plus ou moins rapides à sortir, et de manière très classique, plus vous serez lourd, mieux vous serez défendu (ce qui ne veut toutefois pas forcément dire que sa jauge de vie sera plus grande). Inutile de vous dire que lorsque l'on a revêtu une noix de coco, s’y cacher (via LB) pour encaisser le coup adverse sera généralement plus efficace qu’une tentative de roulade désespérée. Une fois le second boss vaincu, on débloque également les Adaptations, des attaques spéciales dévastatrices que l’on peut équiper (jusqu’à deux seulement), mais qui puisent dans une grande partie de la jauge de magie. Enfin, en explorant le monde, on récupère des passagers, qui confèrent des bonus passifs à Kril (plus de santé, meilleure résistance, magie plus puissante, etc.). On dispose uniquement de trois emplacements pour ces compagnons de voyage, mais comme chacun demande un certain nombre de points pour être équipé et que l'on est limité à un total de trois points cumulés au départ, il faut obligatoirement faire des choix. Plus tard, il sera possible d’augmenter ce nombre pour pouvoir choisir des passagers plus efficaces.

Les adversaires vaincus permettent de récolter les précieux microplastiques qui vont servir à faire évoluer les quatre statistiques de Krill : vitalité, résistance, attaque et Umami. Dans la grande tradition des Souls-like, la somme demandée pour obtenir un point d’amélioration augmente à chaque fois, mais comme on ne dispose que de quatre possibilités pour faire progresser le héros, cet aspect du jeu se veut nettement moins malléable que dans les autres titres du genre. Il en va plus ou moins de même pour l'armement du héros, ici limité à sa seule fourchette, même s'il est malgré tout possible de l’améliorer à plusieurs reprises pour augmenter ses dégâts. Il est également possible de la combiner avec les objets sur lesquels on tombe (comme une canette par exemple) en lançant une attaque d’estoc dessus. On troque alors sa fourchette-épée pour une fourchette-marteau plus dévastatrice, mais aussi plus lente. Attention cependant, sa durée de vie est limitée dans le temps. De son côté, le choix des coquilles entre en jeu dans l’aspect personnalisation de la build choisie, d’autant qu’une aptitude de l’arbre de compétences permet de régénérer leur barre de vie à chaque coup de fourchette porté. À la manière de Bloodborne, la fenêtre pour le faire est assez réduite, pour maintenir le bon ratio risque-récompense, mais il s'agit néanmoins d'une aptitude bien utile. On vient de l'évoquer, mais Another Crab’s Treasure inclut un arbre de compétences, ce qui le démarque légèrement de ses inspirations. Pour y progresser, il faut au préalable récolter suffisamment de cristaux dans l’environnement. C'est grâce à ces nouvelles compétences que l’on pourra acquérir la possibilité d’amalgamer sa fourchette avec les objets-coquilles. Dernière option pour faire évoluer les capacités offensives du héros, rendre visite à l'un des personnages secondaires pour améliorer les différentes adaptations que l'on a débloquées en battant les boss. Pour ce faire, il vous sera demandé de troquer quelques uns des cristaux qui servent aussi à progresser dans l'arbre de compétences.

Qui l’eut crustacé

Comme pour justifier son univers très cartoon, le titre d’Aggro Crab incorpore aussi une dimension jeu de plateforme tirant partie du grappin de Kril, qui peut également servir en combat (pour attirer un ennemi à soi et l'étourdir quelques secondes, ou encore bondir sur lui). Malgré un léger manque de précision dans les déplacements, qui peut être fatal quand on flirte avec le rebord des plateformes, l’ensemble reste globalement fonctionnel et cette petite touche “rétro” apporte une variété bienvenue à la proposition globale. En fait, la principale frustration qui peut ressortir de ces séquences tient surtout à la présence d’ennemis munis d’une arme à distance. Non seulement se faire toucher par un projectile entame très largement la barre de vie de Kril, mais en plus, cela peut nous faire tomber d’une plateforme. S’il n’y a en général aucune forme de dégâts supplémentaires quand cela arrive (ce, quelle que soit la hauteur - après tout, on se trouve sous l’eau), certains endroits précis sanctionnent tout de même les chutes d’une perte de santé. En maintenant la touche de saut, Kril peut également flotter dans “l’air” (l’eau en fait) pendant quelques secondes pour atteindre une plateforme éloignée, sachant qu'il est aussi possible d'utiliser le bouton d'esquive pour ajouter une petite impulsion supplémentaire. L’aspect plateforme se marie plutôt bien avec l’exploration, qui récompense régulièrement le joueur curieux. Non content de permettre de tomber sur des coquilles intéressantes, voire assez uniques parfois, fureter un peu partout donne l’occasion de dénicher des cristaux, des huîtres (qui renferment parfois des bonus non négligeables, comme les étoiles de sang, morceaux d'échinodermes qui font office de quarts de cœur, ou des pousses de thalacée, qui confèrent des doses de soin en plus) ou divers objets qui serviront de monnaie d'échange. Votre curiosité vous amènera aussi à croiser plusieurs boss totalement optionnels, qui vous octroieront eux aussi des récompenses (et de précieux microplastiques évidemment).

Comme dans tout bon Souls qui se respecte, l’exploration permet également de tomber sur des raccourcis pour se simplifier la tâche quand on perd la vie avec une bonne réserve de microplastiques en poche. L’utilisation du grappin étant contextuelle pendant les déplacements, elle se veut plutôt dynamique et nous n’avons rencontré aucun problème la concernant, que ce soit pour emprunter l'un de ces fameux raccourcis ou pour agripper les nombreux filets qui servent de murs d’escalade à Kril. Même la caméra s'avère généralement compétente dans ces moments, les seules contrariétés rencontrées ayant plutôt eu lieu (assez ponctuellement) pendant les combats, ou lorsque l'on déclenche un coup de grâce quand un ennemi se retrouve à terre. Rien réellement préjudiciable pour la jouabilité du titre, dont les quelques frustrations tiennent donc plus à l'abus d’ennemis équipés d’une arme à distance comme nous l’évoquions plus haut. Si le jeu reste assez punitif jusqu'au bout, le bestiaire se renouvelant quelque peu sur la fin avec de nouveaux adversaires assez impitoyables, le fait est qu’une fois la statistique de résistance suffisamment augmentée, bloquer les attaques ennemies au bon moment suffit généralement à se tirer des combats les plus exigeants, même face aux boss. Autrement dit, si l’esquive n’est pas vraiment votre tasse de thé, vous devriez vous en sortir sans trop de problèmes. Attention tout de même, car il existe évidemment des attaques qui ne peuvent pas être contrées, et les boss sont souvent capables de vous enchaîner sans la moindre pitié quand vous ne parvenez pas à échapper à leur prise. Dans l’ensemble donc, malgré quelques petites maladresses, les mécaniques de gameplay ont été efficacement implémentées, et si ce n'est peut-être la maîtrise de la parade parfaite (qui demande de relâcher le bouton de bloc au moment de l’impact), nous n’avons pas rencontré de difficulté particulière pour les assimiler.

Homard Sea

Pour terminer cette review fleuve, évoquons rapidement les aspects visuels, artistiques et techniques si vous le voulez bien. À sa sortie lors d’un Steam Next Fest il y a quelques mois, la démo du jeu avait laissé craindre quelques soucis liés à l’optimisation, mais nous pouvons vous confirmer que ces derniers ont bien été réglés à temps. Malgré notre configuration légèrement datée (i9 9900K et RTX 2080 Ti), notre expérience est restée parfaitement fluide en 4K du début à la fin. Mieux, nous sommes même parvenus à passer la première moitié de la période de test sur le Steam Deck dans d’excellentes conditions. Dans le réglage moyen et à condition de modifier le rafraîchissement de l'écran à 40 Hertz, le framerate est resté stable dans la quasi totalité des zones traversées. Quoi qu’il arrive, nous ne l’avons jamais vu descendre en dessous de la barre fatidique des 30 fps, ce qui veut dire que si le passage de l'écran en 30 Hertz ne vous dérange pas, vous ne rencontrerez normalement aucun ralentissement pendant l’aventure. Notez d'ailleurs que, même en optant pour les réglages graphiques élevés, le jeu se comporte plutôt bien dans la majeure partie des cas. Une bonne chose car le nombre d’options graphiques est très limité et il est donc moins facile de moduler son expérience que dans d’autres jeux PC. Comme le DLSS, le FSR et les autres n'ont pas été implémentés, on peut se réjouir de la bonne optimisation du jeu. N’ayant pas pu voir tourner les versions PlayStation 5 et Xbox Series X, nous ne pouvons pas vous dire comment elles se comportent, ni si le studio a choisi de viser un framerate à 60 fps. On espère que c’est le cas, même si jouer sur le Steam Deck à 30 fps ne nous a finalement pas dérangés. On a de fait bon espoir que le portage Switch s’en tire avec les honneurs, d’autant que le jeu n’a clairement rien d’un maître étalon graphique.

Malgré cela, le rendu visuel reste tout à fait sympathique, avec une direction artistique qui lorgne assez logiquement vers le dessin animé plutôt que le réalisme à tout prix. Les différents personnages et autres créatures sont vraiment réussis, et comme nous le disions déjà plus haut, un vrai soin a été apporté à la crédibilité de l’univers. On croise même de nouvelles espèces quand on finit par atteindre les plus grandes profondeurs, ce qui permet de réserver quelques surprises jusqu'au bout tout en variant quelque peu le bestiaire. Notre regret principal concernant la réalisation tient surtout au manque de détail de certaines textures, qui auraient mérité un peu plus d’efforts pour donner plus de relief aux environnements. Le monde est vaste, plaisant à explorer en dépit du fait que les différentes zones soient séparées les unes des autres par des écrans de chargement (suffisamment courts pour ne pas être dérangeants), mais on tombe régulièrement sur des textures très floues et c’est bien dommage. La bande originale manque également d’impact à notre goût, y compris pendant les affrontements contre les boss, qui perdent légèrement en intensité de ce fait. Sans attendre du jeu les envolées lyriques d’un Dark Souls sur ce plan, on espérait tout de même un peu mieux. Même pendant l’exploration, l’impression qui prédomine parfois est celle d’un habillage sonore trop en retrait pensé pour se fondre dans le paysage et être un peu passe-partout. Quand on sait combien les jeux de plateforme 3D d’antan savaient se démarquer à ce niveau, il y a de quoi être assez déçu. On doit aussi avouer que la map du jeu, pourtant très chouette visuellement, s'avère finalement peu utile et peu pratique de par la limitation idiote qui empêche de naviguer dessus librement. En effet, on peut donc uniquement avoir un aperçu des environs proches du personnage, sans possibilité d’accéder à une vue d’ensemble de la carte. Comme les environnements manquent parfois de repères visuels forts, il n'est pas toujours évident de se repérer au début. Pour autant, le travail abattu par le studio pour créer leur propre vision du Soulslike cartoon est indéniable. Le titre d’Aggro Crab possède une vraie personnalité, il est riche en contenu et ses mécaniques et systèmes sont plutôt bien huilés, et pour un deuxième jeu, il démontre tout le potentiel du studio à créer des univers originaux et à s’inspirer des autres, le tout sans se contenter de copier bêtement une formule souvent imitée, mais rarement égalée.

Verdict


Another Crab’s Treasure ne va clairement pas révolutionner le genre dont il se veut l’héritier, mais son mariage malin entre les jeux de plateforme 3D de notre prime jeunesse et ceux, plus en vogue depuis quelques années, que l'on range dans la catégorie des Soulsborne, le rend éminemment sympathique. Son système de jeu n’est certes pas aussi complexe que celui des jeux From Software, mais il n’en demande pas moins une bonne maîtrise pour l'aborder sereinement. Son plus gros atout, c'est qu'il parvient à s’en démarquer suffisamment grâce à quelques bonnes idées pour justifier son existence dans le paysage vidéoludique actuel, ce qui n'est pas donné à tout le monde. De plus, l'inclusion de bon nombre d’options d'accessibilité ainsi que le choix d’opter pour un univers rigolo et enfantin en font une assez bonne porte d'entrée pour un genre qui peut souvent intimider les joueurs les plus timorés. Les nouveaux-venus se sentiront donc obligatoirement moins perdus que dans un Dark Souls ou un Elden Ring, sans oublier que sa mise à disposition dans le Game Pass devrait les inciter à tenter l’aventure sans prendre trop de risques. Pas un incontournable donc, mais une proposition tout à fait honnête qui ne finira clairement pas comme un mauvais poisson d’avril.
  • Les plus
  • Un mélange des genres qui fonctionne bien
  • Parfois punitif mais parfaitement abordable
  • Univers réussi
  • Système de combat efficace
  • Level design solide
  • Une absence de guidage appréciable
  • Bonne durée de vie et contenu généreux
  • Bon capital sympathie
  • Les options d'accessibilité
  • Disponible dans le Game Pass
  • Tourne très bien sur le Steam Deck
  • Les moins
  • La carte, jolie mais peu pratique
  • Certains ennemis sont inutilement frustrants
  • Quelques imprécisions de gameplay
  • Des textures parfois trop floues
Luffy
Luffy
Commentaire du 24/04/2024 à 23:33:25
Je crois savoir que tu n’es pas fan de M. TOC, Drift, mais il n’a rien à t’envier niveau jeu de mots 😂👍🏻
Je testerai, ça m’a l’air fort sympathique !
En réponse à
Blackninja
Blackninja
Commentaire du 25/04/2024 à 04:22:32
Tu donnes envie d'y jouer 
En réponse à
Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 25/04/2024 à 09:30:36
@Luffy : Je trouve qu'il fait du travail de qualité (montage, écriture) mais que ses avis sont souvent bizarrement biaisés avec un argumentaire parfois limite. Que ces derniers soient subjectifs, c'est normal, qu'il ait des goûts différents aussi, mais certaines remarques me semblent souvent hors de propos. C'est aussi quelqu'un qui ne semble pas connaître grand chose à la technique mais qui en parle quand même en faisant du coup dans la désinformation (Forspoken en 4K/120fps c'était quand même drôle).

Merci à tous les deux sinon !
En réponse à
GTB - Acapello
GTB
Commentaire du 25/04/2024 à 12:34:08
Merci pour cette review! Ma wishlist ne vous dit pas merci, elle! :p Ca sent aussi la cadeau potentiel pour l'anniv d'une nièce à venir. Et j'avoue que les intertitres sont devenu un des plaisirs de lecture ^^...où vas-tu chercher tout ça.
En réponse à
A propos du jeu
Plateformes
PC PS4 XBOXONE SWITCH XBSX PS5
Edité par
Aggro Crab
Developpé par
Aggro Crab
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