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Annoncé en octobre dernier et déjà prêt à accueillir les joueurs moins de six mois plus tard, Far Cry: Primal avait de quoi surprendre et inspirer la méfiance. Pour beaucoup, Ubisoft allait encore tomber dans ses travers habituels en profitant d'une licence en bonne santé pour en tirer le maximum de profit. Pourtant, en dépit d'une formule qui reste indéniablement très proche des deux précédents opus, cet épisode a l'audace de s'aventurer sur les plates bandes d'une autre série fétiche de l'éditeur français. En nous emmenant dans un passé préhistorique cette fois, les développeurs d'Ubisoft Montréal ont fait un pari risqué, celui de nous prouver qu'un an après Far Cry 4, il était possible de lasser moins le joueur qu'après la pause de deux ans qui avait séparé ce dernier de l'excellent troisième volet.

Takkar hier

Il y a maintenant 10 000 ans, le Mésolithique allait permettre à bien des peuplades de découvrir un mode de vie plus sédentaire, les saisons obligeant tout de même encore les hommes à garder une partie de leurs racines nomades. La fin de l'ère glaciaire ayant permis à la végétation arborée de reprendre ses droits en Europe Centrale, le climat devenait alors plus propice à la construction de villages et de communautés tribales organisées. Pour le héros Takkar, les choses ne sont cependant pas si simples, esseulé dans une région qu'il ne connaît pas suite à une chasse au mammouth à l'issue malheureuse. Très vite, il réalise que pour survivre, il va avoir la responsabilité de rassembler le peuple wenja auquel il appartient, et tenter de le faire renaître dans la contrée d'Oros. Un monde hostile qu'il ne connaît pas plus que le joueur qui le contrôle, et qu'il va devoir apprendre à assimiler en l'explorant et en survivant à ses dangers. Et les périples seront nombreux, à commencer par la faune locale, tout aussi prédatrice que l'être humain à l'époque. Mais vous vous en doutez, il faudra aussi compter sur la mésentente intemporelle entre les peuples dits civilisés. Menacés par une tribu de cannibales répondant au nom d'Udam et par des adorateurs du soleil ayant la fâcheuse habitude de brûler tout ce qui bouge, les Wenja vont en effet devoir se battre pour faire valoir leur droit à une existence paisible.

Takkar du nord et de l'est

Établis à l'ouest d'une carte à la taille conséquente, les survivants de la tribu wenja seront bien sûr obligés de se risquer loin de la sécurité relative de leur campement. Les premières escapades de Takkar le mèneront d'abord vers l'est ou le sud, avant de le guider vers le froid glacial des terres des Udam, dans le nord. Liberté oblige, rien ne vous empêchera de braver les températures inhospitalières des montagnes enneigées dès le départ, même s'il faudra alors redoubler de prudence pour ne pas mourir d'hypothermie. La progression dans l'histoire et les nouvelles rencontres que vous y ferez vous permettront d'obtenir un meilleur équipement pour lutter contre le froid, mais si la curiosité est plus forte que la raison, il faudra penser à vous réchauffer dans les grottes environnantes ou près des feux de camp disposés un peu partout (et faisant office de points de respawn bien pratiques en cas de mort prématurée). Une mécanique qui n'est finalement qu'un simple dérivé de celle de la gestion de l'oxygène dans Far Cry 4, mais qui fonctionne plutôt bien. On aurait cependant préféré que les effets du froid soient bien plus prononcés pour rendre la traversée de ces contrées glacées plus oppressante que jamais.

Quand vous ne serez pas en train d'arpenter les pentes enneigées des terres des Udam, l'essentiel de vos longue balades se déroulera dans des forêts luxuriantes où les imposants séquoias vous toiseront de toute leur majesté. Fougères, plantes, herbes hautes, on avait rarement vu nature aussi dense dans un jeu vidéo, tant et si bien que les premiers pas en son sein rappellent à quel point l'homme n'en était qu'un infime élément parmi tant d'autres. Comme dans les deux précédents volets, la cueillette et la chasse seront deux activités essentielles dans le monde de Far Cry : Primal, mais leur présence est cette fois totalement justifiée dans la mesure où il s'agissait bel et bien des préoccupations premières des hommes du Mésolithique. Le besoin de nourriture (pour reprendre des forces ou soigner ses bêtes – nous y reviendrons) et de plantes (pour la confection de diverses potions aux effets variés) apparaît en effet comme une évidence dans le contexte de la préhistoire. Tout comme les nombreuses quêtes annexes données par les villageois vous demandant tantôt d'aller sauver l'un des leurs, tantôt d'aller occire vos dangereux adversaires.

Là où toutes ces mécaniques pouvaient parfois sembler forcées dans Far Cry 3 et 4, elles prennent ici tout leur sens. Bien sûr, cela n'empêchera pas certains d'y voir là une redondance malvenue propre à bien des productions Ubisoft, mais en ce qui nous concerne, pour la première fois peut-être dans un jeu de la licence, nous n'avons pas rechigné à nous prendre pour des chasseurs ou des cueilleurs du dimanche. De la même manière, la recherche de certains objets cachés dans le monde (des bracelets bien dissimulés ou des pierres marquées d'une main blanche) a maintenu notre intérêt en éveil au détour de nos pérégrinations, grâce aux points d'expérience octroyés régulièrement. S'il nous est rarement arrivé de partir en quête de ces reliques sacrées de manière exclusive, nous n'avons jamais omis de les rechercher quand nos déambulations nous menaient non loin d'elles. Il faut dire que le terrain de jeu est organisé de manière suffisamment intelligente pour que chaque parcelle vous offre toujours de quoi vous occuper pendant vos trajets. D'autant que, pour ne pas rompre avec la tradition des jeux en monde ouvert, de nombreux événements aléatoires viendront briser la monotonie de vos voyages. Population wenja à secourir, animaux sauvages en pleine traque, ennemis en patrouille, il est difficile de s'ennuyer quand on se promène dans le monde d'Oros.

Takkar nage

Un monde où l'élément liquide se veut moins prédominant que dans Far Cry 3, mais qui propose pourtant quelques plongées en apnée pour dénicher plantes et poissons, ou bien encore pour atteindre un camp ennemi isolé. Attention cependant car même si les étendues d'eau peuvent sembler plus sûres que la terre ferme, elles réservent tout de même quelques mauvaises rencontres, et Takkar y est nettement plus démuni pour se défendre. Heureusement, une fois bien au sec, le héros à peau de bête dispose de tout un arsenal pour parer aux dangers qui rôdent au détour d'un buisson. On retrouve bien évidemment l'arc, qui se décline en plusieurs versions, d'une part, car l'arc de base peut être amélioré, et d'autre part car on finira par en obtenir d'autres modèles (dont un double capable de décocher deux flèches à chaque tir). Une fois l'horrible aide à la visée désactivée, les sensations sont excellentes, bien qu'automatiquement plus posées et moins frénétiques que lorsque l'on abusait des armes à feu dans les précédents Far Cry. L'utilisation des sagaies, bien plus brutales, est également une réussite tant les impacts avec les corps de vos adversaires sont parfaitement restitués.

Flèches et lances peuvent être enflammées au moyen de graisse animale (ou d'une flamme) pour provoquer plus de dégâts, mais attention à la propagation du feu qui pourra vous surprendre plus d'une fois dans cet environnement propice à l'embrasement. Une fronde vient également s'ajouter aux armes de jet, mais son utilisation s'avère plus contraignante car elle oblige à maintenir le bouton bas de la croix directionnelle pour la faire tournoyer, ce qui n'a rien de très aisé quand on essaie de viser avec le stick droit tout en se déplaçant avec le gauche. La plus grosse déception concernant les combats tient surtout aux armes de corps à corps, dont le feedback n'est clairement pas assez réussi pour que l'on y prenne plaisir. Là où un Dying Light ou un Condemned parvenaient presque parfaitement à restituer la brutalité des coups portés au corps ou au visage, Far Cry : Primal fait finalement assez pâle figure. Une déception dans un univers où la force brutale règne en maître. Pour parfaire un arsenal déjà bien fourni, viendront s'ajouter des similis couteaux de lancer, des bombes artisanales ou même des ruches d'abeilles. Depuis FC3 heureusement, l'approche brutale n'est plus la seule viable et les amateurs de furtivité en auront pour leur argent dans cet épisode.

Takkar Airways : Takkar hibou

Très tôt dans l'aventure, vous allez en effet pouvoir jouir d'un allié de choix dont la présence vous permettra de planifier vos approches, à condition pour cela de bien vous trouver dans une zone extérieure. D'une simple pression prolongée sur la touche haut de la croix directionnelle, vous lancerez en effet votre fidèle chouette espionne qui se chargera de vous dévoiler la topographie des lieux et la présence ennemie. À la manière des jumelles de FC3 et FC4, il sera alors possible de marquer les différents gardes (à moins de désactiver cette fonctionnalité dans les options si vous voulez donner plus de réalisme à ces séquences) et de repérer les classes d'adversaires présents sur place (on retrouve les habituels tanks, les gardes en mesure de donner l'alarme pour appeler des renforts, etc.). Les avant-postes dispersés sur toute la carte étant tous différents, cette phase de repérage ne sera pas de trop pour rester le plus discret possible. Il faut dire que l'IA est toujours particulièrement vigilante, et pour peu que vous ayez envie de désactiver la barre de détection vous indiquant si vous êtes repéré ou non, les échecs seront nombreux.

Takkar possède heureusement des attaques takedown efficaces, que l'on peut bien sûr améliorer avec le temps, tout comme il peut disposer des cadavres comme bon lui semble. Une attaque furtive lui permettra donc de traîner le corps sans vie de ses ennemis hors de la vue de leurs petits camarades, et cela vous sera bien utile pour espérer passer totalement inaperçu. Lors d'une séquence plus cloisonnée où Takkar se retrouve aux mains des Udam, l'absence de la chouette force le joueur à redoubler de vigilance, les cavernes rendant impossible son intervention. D'une manière générale, nous avons trouvé l'infiltration plus exigeante que par le passé, la disposition des gardes et la topographie des lieux rendant parfois complexe l'approche furtive, mais là est bien tout le sel de cet épisode. Tout juste avons-nous trouvé les tribus adverses un brin trop omniscientes, capables de découvrir le lieu exact de notre cachette à la suite d'un tir bien placé ou de la découverte d'un corps. Si on pouvait le comprendre dans Far Cry 3 et 4 quand on utilisait l'artillerie lourde, difficile de ne pas tiquer ici quand notre présence semble parfois trahie de façon injuste. À ce titre, on vous conseille d'utiliser avec parcimonie l'attaque de votre chouette ou de votre compagnon à quatre pattes, car vos ennemis ne sont pas toujours dupes et comprennent vite que vous êtes à l'origine de leurs problèmes.

Takkar de lion

Grande nouveauté de Primal, la possibilité d'apprivoiser un bon panel d'animaux sauvages est une pierre angulaire du gameplay de cet épisode, aussi bien dans les séquences d'infiltration que dans les combats. Avant toute chose, il faudra débloquer la compétence nécessaire pour parvenir à dompter une classe d'animal précise, l'aventure commençant évidemment par des petits gabarits, comme le loup par exemple. Puis, chemin faisant, vous serez en mesure de vous faire accompagner par des félins (jaguars, lions, tigres à dents de sabre, etc.), des ours (bruns ou des cavernes - bien plus imposants). Chacun d'entre eux dispose de compétences propres qui se répartissent en plusieurs catégories : force, discrétion et vitesse. Cela implique donc que vos compagnons de voyage seront plus ou moins indiqués dans telle ou telle situation. Inutile donc de tenter d'infiltrer un camp udam avec un ours à vos côtés, puisqu'il aura bien du mal à ne pas se faire repérer et à freiner ses ardeurs belliqueuses. Dans le même esprit, moins une bête sera forte, moins ses chances de survie face au surnombre (ou un animal plus puissant dans la nature) seront grandes.

La phase d'apprivoisement est on ne peut plus simple comme vous le savez déjà, puisqu'il suffit de lancer un appât (que l'on fabrique à l'aide de la viande chassée) et de s'approcher du prédateur lentement avant de maintenir la touche carré jusqu'à ce qu'il devienne doux comme un agneau. Au delà de l'aspect très simpliste de ce système, on comprend vite son utilité pour ne pas faire perdre trop de temps au joueur, ce qui l'incitera d'autant plus à collectionner les 17 animaux disponibles. Très vite, on se rend d'ailleurs compte que la présence d'un coéquipier à quatre pattes se veut à la fois rassurante et pratique. Certaines catégories maintiendront donc à distance les animaux plus faibles qui auraient pu vouloir vous attaquer, et une fois que vous serez accompagné d'un tigre à dents de sabre, inutile de vous dire que seuls les mammouths et autres rhinocéros laineux pourront encore vous faire peur. Vos amis prédateurs répondront à quelques ordres simples, dont le plus couramment utilisé sera l'attaque d'une cible précise, mais dans l'ensemble, ils sauront se débrouiller sans vous et n'hésiteront pas à vous sauver la mise en se jetant sur un ennemi qui vous attaquait. Braves bêtes !

Il se développe alors une certaine forme d'attachement à vos partenaires poilus, même si leur perte ne sera jamais définitive - y compris dans le cas où vous n'auriez pas le temps de les ranimer à l'aide d'un bon morceau de viande. Une fois mort, il suffira donc de les ramener à la vie grâce à une potion à base de plantes rouges, une autre bonne raison de se laisser aller aux joies de la cueillette. Tout dompteur d'animaux sauvages préhistoriques vous le dira, il n'y a pas plus grisant que de monter certaines de ses bêtes les plus renommées. Si le mammouth ne peut être apprivoisé, il pourra néanmoins servir de moyen de locomotion - et de char d'assaut par la même occasion. Rien que l'habitué de Far Cry 4 n'aura pas déjà fait allez-vous nous dire et vous aurez parfaitement raison. Se déplacer à dos d'ours brun ou de tigre à dents de sabre par contre, voilà qui dépasse assez largement tous les plaisirs motorisés auxquels la licence nous avait habitués jusque là. Un petit bonus que nous avons beaucoup apprécié, même s'il faut le reconnaître, il ne change pas fondamentalement le gameplay du jeu. Le gain en vitesse de déplacement permet de moins recourir au fast travel (dont les chargements sont assez rapides), et la possibilité de récolter des ressources ou d'attaquer sans poser le pied à terre est assurément très pratique pour ne pas casser le rythme des déplacements.

Primal emploie

Mais, malgré leur mise en avant indéniable, les animaux ne seront pas vos seules recrues dans l'univers de Far Cry : Primal. En effet, puisque Takkar aura la charge d'un village, il lui faudra en accroître la population en secourant des Wenja captifs ou en faisant des rencontres clefs avec des personnages souvent hauts en couleurs qui viendront gonfler les rangs de la tribu. Plus votre village comportera de monde, plus votre stock de ressources ramassées sera important, ce qui vous évitera de partir trop souvent en quête de ces éléments qui vous manquent pour améliorer le village lui-même (deux upgrades sont disponibles seulement), les huttes de vos proches alliés, ou tout simplement pour fabriquer des objets. Vos alliés vous proposeront chacun une série de missions dédiées (trois ou quatre en général), mais vous donneront également accès à un nouvel arbre de compétences dépendant de leur spécialité. Karoosh le guerrier vous apprendra diverses techniques de combat, mais il vous enseignera aussi l'art et la manière de monter les animaux. De son côté, Jayma la chasseresse vous permettra d'améliorer votre maniement de l'arc, de fabriquer plus de flèches, ou de marquer vos ennemis. Wogah, spécialiste du craft, vous montrera comment fabriquer des pièges ou améliorer l'effet de vos potions pour ne citer que deux exemples.

Comme pour les missions principales, toutes les quêtes proposées par vos acolytes ne sont pas toujours aussi inspirées qu'on aurait pu le souhaiter, puisqu'elles se contentent parfois de vous emmener dans l'open world comme une sidequest mineure saurait le faire. Ceci étant dit, elles sont le plus souvent l'occasion de situations particulières qui vous amèneront dans des lieux que vous n'auriez pas forcément explorés autrement. Mention spéciale pour les missions de chasse, que nous avons pris plaisir à découvrir, la traque d'un animal (iconique ou non) étant toujours assez unique. Le sens de chasseur qui indique en surbrillance les empreintes et autres traces vous sera alors d'une grande utilité, même s'il est possible de ne se fier qu'à ses seuls sens. Dans ce cas, il faudra bien sûr observer minutieusement le décor à la recherche d'indices, et si l'on excepte certaines marques trop discrètes pour être aisément repérables, il est possible de dénicher sa proie sans trop abuser de la touche R3. Mentionnons aussi une rencontre un peu surprenante avec un inventeur pas très doué qui devrait vous décrocher quelques sourires. Même si ces alliés vous seront d'une aide précieuse pour faire progresser les compétences de Takkar, c'est uniquement aurpès de votre garde rapprochée, Sayla et Tensay, que le scénario principal se déliera.

Sayla ouate qu'elle préfère

Première rencontre humaine que Takkar fait dans la région d'Oros, Sayla est particulièrement remontée contre les Udam, qu'elle est déterminée à éradiquer pour la tranquillité de son peuple. Spécialiste des plantes et des concoctions médicinales dont vous aurez besoin pour survivre, sa tendance quelque peu morbide à la collection d'oreilles ennemies rappelle en permanence que les femmes de Primal ne sont pas forcément des êtres fragiles et sans défense. Lancée dans une véritable croisade contre l'ennemi udam, Sayla vous dirigera quasi exclusivement vers des missions visant à renverser le joug d'Ull, leader incontesté de ce clan de cannibales au comportement plus animal qu'humain. Mais nous vous le disions un peu plus haut, la menace qui plane au dessus des Wenja n'est pas le seul fait des habitants du nord des terres d'Oros. Le terrible peuple des Izila n'hésite pas à capturer des membres de votre tribu pour en faire des esclaves, ou pire, pour les brûler vifs en offrande à la déesse qu'ils vénèrent. Le terrible Ull porte d'ailleurs les traces de sa rencontre avec les "Sun Walkers", ses cicatrices et brûlures attestant de leur extrême brutalité, même face à un peuple plus sauvage.

Sayla étant accaparée par ses désirs de détruire les Udam, c'est donc le shaman Tensay qui vous lancera sur les traces de Batari, la prêtresse sans pité des Izila. Après s'être proclamée fille du soleil, l'arrogante chef de la tribu compense sa frêle constitution par une cruauté sans limite et une envie d'asservir les autres hommes. Le premier contact de Takkar avec elle ne laisse que peu de doutes quant à ses desseins, la plaçant sans le moindre mal en second antagoniste de choix dans une histoire par ailleurs très classique. Loin de toutes les considérations géopolitiques actuelles et des scénarii alambiqués de l'ère moderne, les tenants et les aboutissants de Far Cry Primal se contentent de rester fidèles au contexte historique dépeint. Au Mésolithique, les préoccupations des hommes se limitaient à tout ce qui touchait à leur survie, que l'on parle des ressources naturelles à même de les maintenir en vie, ou des querelles qui pouvaient naître entre différents clans. On se bat donc avant tout pour obtenir un brin de légitimité sur un territoire où l'homme commence à peine à prendre place en haut de la chaîne alimentaire.

Voulez-vous Tensay grand père ?

Tensay, grand maître des bêtes, vous donnera également l'occasion de découvrir des niveaux à l'approche résolument plus fantaisiste, niveaux qui ne sont d'ailleurs pas forcément les plus réussis de l'aventure. La série nous avait déjà habitués à ces moments en dehors de la réalité, dans Far Cry 3 quand le personnage principal était sous l'emprise de champignons hallucinogènes, mais également dans Far Cry 4 avec les passages dans le Shangri-la. On ne s'étonnera donc pas outre mesure de retrouver ce genre de séquences dans Primal, le but des développeurs étant à l'évidence de ne pas s'aliéner la base de fans existante de la série. En plusieurs occasions, Tensay vous invitera donc à découvrir un monde où la magie deviendra le maître mot, un monde dans lequel vous pourrez déchaîner les éléments contre vos adversaires. N'y allons pas par quatre chemins, ces niveaux linéaires, bien que visuellement saisissants, n'ont un intérêt ludique que très limité. Bourrins, sans la moindre subtilité, on sent que leur présence tente de justifier le manque de grand spectacle imposé par le contexte préhistorique. Pis, en mode difficile, ce sont bien les seuls passages du jeu qui auront pu nous arracher quelques cris de frustration. On pense essentiellement aux quelques niveaux nous mettant dans la peau d'un mammouth laineux monté sur coussins d'air, laborieux et inintéressants au possible.

Heureusement, la place de ces séquences dans l'aventure reste minimale, au point que l'on vient même à se demander pourquoi elles ont été implémentées. Justifiées par le scénario pour une partie d'entre elles, on aurait préféré qu'elles se contentent de proposer des passages purement contemplatifs (comme la première d'ailleurs) où les développeurs auraient pu donner encore plus libre cours à leur imagination pour les rendre mémorables. En l'état, elles ne peuvent être assimilées qu'à des phases bonus mineures dont on ne gardera pas un souvenir impérissable. On se consolera en se disant que l'on aura au moins profiter de quelques décors magnifiques que n'aurait jamais permis le jeu de base sans cette légère entorse au réalisme. C'est peu, même si on vous l'avoue, la dernier passage de ce genre laisse rêveur quant à une éventuelle retranscription vidéoludique de catastrophes naturelles de grande ampleur. Il n'est pas dit que nous ayons droit un jour à une adaptation des derniers jours de Pompéi, mais après tout qui sait ? Pour revenir à Primal, en dépit de cet aspect bien mal maîtrisé, l'intérêt global n'en souffre pas tant il est plaisant de déambuler dans les forêts d'Oros. Un plaisir de jeu rendu possible grâce à des mécaniques bien huilées, certes, mais aussi grâce l'utilisation habile de la dernière version en date du moteur Dunia, utilisé depuis 2008 dans le second volet sorti sur Xbox 360, PS3 et PC.

Takkar toon

Certains auront beau tenter de chipoter en mentionnant les inévitables petits problèmes de pop-up, les teintes un peu pâlichonnes du décor parfois, le rendu moins réaliste des paysages en fonction des éclairages, ou encore l'absence d'ombres portées avec la torche de nuit, Far Cry : Primal est tout de même une belle réussite visuelle. La densité de végétation impressionne, de même que l'excellente modélisation des arbres, et le sentiment d'immersion est total. Unité géographique oblige, les zones traversées sont essentiellement forestières, bien que chaque partie de la carte possède ses particularités (type de plantes, de roches, d'animaux, etc.). Nous aurions bien sûr aimé découvrir encore plus de diversité géologique ou biologique, mais dans l'ensemble, Ubisoft Montréal a réalisé un bien beau travail qui surpasse celui de Far Cry 4 en termes de variété. L'aliasing quasi imperceptible et le framerate imperturbable (sur PS4, nous n'avons pas vu tourner la version Xbox One) sont également à souligner tant ce sont encore trop souvent les grands défauts des jeux actuels. Les seuls points sur lesquels nous avons été déçus sont finalement très liés l'un à l'autre. D'un côté, la transition jour/nuit (et inversement) est si rapide que l'on doute que le jeu intègre véritablement un cycle jour/nuit. De l'autre, malgré des efforts, les passages nocturnes ne sont pas encore assez sombres à notre goût. Pourtant, l'impression de danger qui y règne aurait pu être décuplée si l'obscurité avait pu nous engloutir entièrement.

Enfin, comment ne pas parler de l'incroyable bande son qui donne vie à ce monde disparu depuis déjà 10 000 ans. Les bruitages, tout d'abord, ont fait l'objet d'un soin tout particulier, rendant chaque pas dans la forêt plus crédible que jamais. On y entend les cris des animaux, les bruits ambiants de la nature, le vent, et pour peu que l'on désactive la musique (assez discrète malgré ses sonorités tribales), on s'y croirait. Les grognements et rugissements de vos animaux de compagnie ne manqueront pas de vous faire sursauter les premières fois, quand ça ne sera pas ceux d'une bête sauvage désireuse de vous transformer en goûter préhistorique. En combat, les bruitages soulignent encore plus la brutalité des affrontements, chaque impact étant accompagné d'un son pour le moins évocatif. Vos adversaires feront également vibrer leurs cordes vocales pour vous prévenir d'une attaque imminente, toute leur bestialité explosant alors dans la quiétude apparente de la forêt. À ce sujet, le travail de reconstitution linguistique entrepris pour donner un langage crédible aux habitants d'Oros est lui aussi impressionnant. Grâce aux efforts combinés de deux spécialistes et leurs connaissances sur le langage proto-indo-européen, les protagonistes de Primal s'expriment dans une langue crédible qui ajoute encore plus à l'immersion.

Verdict


On craignait la redite, on frémissait à l'idée de s'y ennuyer aussi rapidement que dans le pourtant très réussi Far Cry 4, mais à notre grande surprise, la mayonnaise a pris sans jamais tourner au vinaigre. Tous les systèmes de jeu bien éprouvés depuis le troisième volet fonctionnent parfaitement dans le contexte de la préhistoire, et mieux, ils semblent avoir été pensés pour depuis le début. Ce que l'on rechignait à faire dans les deux précédents épisodes devient donc on ne peut plus naturel pour subvenir aux besoins de Takkar et de ses alliés. Si nous n'aurions pas dit non à quelques nouveautés supplémentaires ou à des mécaniques de survie et de craft un peu plus complexes, l'existence de nouvelles compétences ainsi que la présence de coéquipiers à fourrure apportent un petit vent d'air frais bien agréable. Plus que jamais donc, on jouera à Far Cry: Primal pour le plaisir de ses situations de jeu et les outils qu'il met à notre disposition qui, comme la période à laquelle se déroule l'aventure, passent bien avant l'Histoire à proprement parler.
  • Les plus
  • Toutes les mécaniques de Far Cry prennent enfin tout leur sens
  • Un grand terrain de jeu plutôt varié à explorer
  • Les animaux de compagnie et la faune très nombreuse
  • Excellente bande son, de l'habillage sonore au dialecte inventé pour l'occasion
  • Une montée en puissance progressive qui ne fait pas de vous un surhomme (hard)
  • Une expérience paramétrable de A à Z
  • De bien jolis paysages et effets de lumière
  • Les armes de jet jouissives
  • Fast travel suffisamment rapide pour ne pas frustrer
  • Durée de vie conséquente, contenu riche
  • Monter un tigre à dents de sabre ou un ours, c'est la classe
  • Fluide comme la crème fraîche en quasi toutes circonstances
  • Les moins
  • Transition jour/nuit bien trop rapide, nuit pas assez sombre
  • Parfois un peu terne (couleurs, contraste)
  • Les armes de corps à corps décevantes
  • On aurait aimé plus de nouveautés et des ambiances un peu plus variées
  • Les quelques missions où l'on incarne un mammouth, sans intérêt
  • Le recyclage des mécaniques ne plaira pas à tous
  • La chouette bombardier une fois la compétence débloquée
  • Pas de pluie à l'Âge de Pierre ?
Blackninja
Blackninja
Commentaire du 22/02/2016 à 17:31:03
Review qui fait plaisir!Je viens de rentrer avec le précieux, je lis tout ça pendant la mise à jour et direction Mésolithique !
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Jojolafleurbleu
Jojolafleurbleu
Commentaire du 22/02/2016 à 17:33:03
Très bonne review drift.
les connaisseurs reconnaîtrons ton attachement a miss Caroline LOEB ( ça nous rajeunis pas tous ça) ^^
En réponse à
GTB - Acapello
GTB
Commentaire du 22/02/2016 à 17:36:03
Pas de la review au rabais ça!

Sinon graphiquement oui il y a parfois des choses moins réussie mais parfois c'est aussi incroyablement beau.
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Altanyx
Altanyx
Commentaire du 22/02/2016 à 17:47:25
Eh ben, ça donnerait envie de s'essayer au jeu dis-donc. Très beau test particulièrement complet. Chapeau !
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Avalon
Avalon
Commentaire du 22/02/2016 à 19:19:55
Excellente review! :clapclap:
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blameblame
blameblame
Commentaire du 22/02/2016 à 19:24:22
Jolie review!
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MadPchhit
MadPchhit
Commentaire du 22/02/2016 à 20:49:03
dans les + on a un terrain de jeu varié et dans les - des décors pas assez variés. Vous vous contredisez non?
En réponse à
CraCra
CraCra
Commentaire du 22/02/2016 à 20:53:32
bon bah perso j'ai craqué
jusque la aucun regret
En réponse à
Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 22/02/2016 à 20:56:54 En réponse à MadPchhit
Posté par MadPchhit
dans les + on a un terrain de jeu varié et dans les - des décors pas assez variés. Vous vous contredisez non?
Ça aurait pu être mieux formulé, mais après une journée malade et une journée passée à écrire le texte, tu m'excuseras j'espère. :)

Pour être plus clair, il y a autant de variété qu'on pouvait l'espérer tout en maintenant une cohérence géographique, mais du coup, ça manque peut-être un peu de variations dans les ambiances (j'ai corrigé le - du coup).

J'en profite pour mentionner un dernier point négatif surprenant, il ne pleut jamais dans le monde d'Oros et cela aurait pu amener des ambiances assez extraordinaires.
En réponse à
jackie_choun
jackie_choun
Commentaire du 22/02/2016 à 23:20:02
Je regardé le replay de Far Cry Primal avec une certaine délectation. Presqu'autant que fût la découverte des titres de la review :D
Je ne suis pourtant pas foufou de Far Cry et pourtant je pense qu'avec un effort financier je craquerai surement.

Merci pour tout ce travail qui anime nos vies de gamers ;)
En réponse à
CraCra
CraCra
Commentaire du 23/02/2016 à 07:27:38 En réponse à Driftwood
Posté par Driftwood
J'en profite pour mentionner un dernier point négatif surprenant, il ne pleut jamais dans le monde d'Oros et cela aurait pu amener des ambiances assez extraordinaires.
Me suis fait la réflexion hier
Oui un petite orage de temps en temps aurait été sympa
En réponse à
Blackninja
Blackninja
Commentaire du 23/02/2016 à 11:27:48 En réponse à CraCra
Surtout que c'est présent au moment de récupérer le pouvoir de l'envol et j'ai trouvé ça super bien rendu.Dommage.
J'y ai passé 2 heures hier soir et je n'ai pas vu le temps passer.
En réponse à
LC71
LC71
Commentaire du 23/02/2016 à 12:32:59 En réponse à CraCra
Posté par CraCra
bon bah perso j'ai craqué
jusque la aucun regret
Oui comme moi mais je ne suis pas deçu pour le moment.
Apres le boulot j'y retourne.
En réponse à
CraCra
CraCra
Commentaire du 23/02/2016 à 13:23:17 En réponse à LC71
idem
suis à 8% du jeu
ce soir avant d'aller plus loin je veux apprivoiser un guépard, mon bien fais chier dans une des zones et je trouve mon loup trop fragile
En réponse à
laukhy
laukhy
Commentaire du 23/02/2016 à 13:37:11
Le jeu est vraiment très prenant ( suis à 35% ) , je regrette seulement qu'il n'y a pas plus d'effets méteo violents : pluie , orage, tempêtes, toutes les journées sont radieuses et les nuits claires, un peu dommage.

Un gros point négatif de mon point de vue : l'absence de quêtes chamaniques liées au domptage :(

Seul le premier animal offre une quête spirituelle,très chouette niveau ambiance^^(la balise est là pour couvrir ma honte )
Ensuite pour le autres il suffit d'un appât . ça aurait été vraiment bien de se lier avec chaque grand esprit animal : Loup, Ours , félin etc.... ça aurait renforcé le côté spirituel de la quête de Takkar. Alors que l'immersion est bonne via la gestuelle , la langue, l'ambiance sonore des zones , dommage .

Bon j'y retourne. Je dois traquer du rhinocéros laineux !
En réponse à
laukhy
laukhy
Commentaire du 23/02/2016 à 13:40:24 En réponse à CraCra
essaye de trouver le noir, il est plus rare encore ^^ et faut les voirs se coucher en fufu tu vas aimer la gestuelle. Récupère un Dhole ( chien) une sorte de Lycaon, il fouille les corps et proies ;)

Chaque compagnon à son petit plus . Mention spéciale pour la teigne qu'est le blaireau ;)
En réponse à
guts_o - Chauffeur de salle
guts_o
Commentaire du 23/02/2016 à 14:07:36 En réponse à laukhy
Posté par laukhy
Seul le premier animal offre une quête spirituelle,très chouette niveau ambiance^^(la balise est là pour couvrir ma honte )
Ne sous-estime pas les admins GSY, sur la preview, Driftwood a nommé une vidéo sur ce sujet : "Un rêve très chouette" :balance: ^^
En réponse à
CraCra
CraCra
Commentaire du 23/02/2016 à 14:12:46
quoi, c’est méchant un blaireau ?
par contre hier j'ai voulu me faire un cerf, c’est résistant comme bête et ca te fonce bien dessus :/
limite j'aime mieux l’ours plus pataud, il fait mal mais tu peux encore t'enfuir
il est bien le d'hole? j'aurais même pas pensé à le dompter
En réponse à
laukhy
laukhy
Commentaire du 23/02/2016 à 15:41:57 En réponse à CraCra
CraCra > attends de rencontrer des Mégacéros , sortes de cerf/élan taille hulk... Quant au Dhole je ne l'utilise que pour la collecte , j'aime pas .
Je ne joue qu'avec des félins (mon préféré étant le smilodon) et l'ours pour les passages où j'ai envie de bourriner^^
Le blaireau , ne lâche jamais, il est immunisé au poison et se respawn seul, une teigne x10 .

guts-o > merci pour le soutien ;)
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Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 23/02/2016 à 15:46:59 En réponse à guts_o
Hey ho ils sont très bien nos intertitres.
En réponse à
romezio
romezio
Commentaire du 23/02/2016 à 17:36:49 En réponse à laukhy
Posté par laukhy
Le jeu est vraiment très prenant ( suis à 35% )
Oula déjà 1/3 du jeu, ça se termine si vite ?
En réponse à
romezio
romezio
Commentaire du 23/02/2016 à 17:38:25 En réponse à Driftwood
Posté par Driftwood
Hey ho ils sont très bien nos intertitres.
Si on veut...les intertitres / titres avec jeu de mot, on a l'impression que y a plus que ça qui marche aujourd'hui (CanardPC, Gamekult, maintenant Gamersyde) !

Sinon à part ça, excellent test comme d'habitude, Mr Driftwood :)
En réponse à
Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 23/02/2016 à 17:49:09 En réponse à romezio
Ça fait un moment qu'on les pratique aussi (on parle en années là). :)
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laukhy
laukhy
Commentaire du 23/02/2016 à 17:58:50 En réponse à romezio
Posté par romezio
Oula déjà 1/3 du jeu, ça se termine si vite ?
J ai le jeu depuis vendredi soir, suis presque à 14h de jeu et je n ai presque fait que des quêtes secondaires et missions sur la map, aide aux villageois, explorations et collectionnite aiguë ^^ je n ai fait que quelques missions principales et je n ai même pas encore récupérer tous les perso clés de l histoire. :)
En réponse à
rideus59
rideus59
Commentaire du 24/02/2016 à 03:09:44
je vous conseil de faire le jeu en difficile (voir expert) et en désactivant totalement le HUD, effet garantie!!! ainsi que la musique pour profité du son environnant tout à fait incroyable!!

j'ai franchement pris une claque sur ce jeu, les immenses arbres qui te font sentir minuscule avec les rayons du soleil qui transperce les feuillages pffff franchement ambiance juste parfaite!!

et la bande son encore une fois, bordel j'ai eu plusieurs fois envie de fermer les yeux et de me laissé bercer par le chant des oiseaux mais c'était sans compté sur les Dholes et leurs cris effrayant qui me rappelé qu'on n'était pas à Disney land et qu'il fallait être toujours sur ses gardes.

Bref moi qui n'ai pas du tout aimé Far cry 4, là Ubi m'a réconcilié avec la licence! bravo messieurs!! quand c'est bien il faut le dire :)
En réponse à
A propos du jeu
Plateformes
PC PS4 XBOXONE
Edité par
Ubisoft
Developpé par
Ubisoft Montreal
Patreon

135 $ de 400 $ par mois

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  • notourious67

    notourious67 @notourious67: je pense que depuis la sortie des nouvelles consoles c'est plus le gamepass que les exclusivités qui font vendre des Xbox (il y a 29 minutes)

  • notourious67

    notourious67 @Soda: COD ne deviendra pas exclu à mon avis trop de pognon à ce faire sur les joueurs play, mais pour la science j'aurais bien aimé, juste pour voir combien basculerais du côté obscure 🤣 (il y a 36 minutes)

  • davton

    davton @Soda: si vous nous refaites la liste de toutes les énormités qu'on a pu entendre depuis Xboxyde, on n'a pas fini ... (il y a 5 Heures)

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    Soda @SweeneyTodd: bah oui je me souviens de ça. Les exclusivités, ce n’est pas ça qui fait vendre une console 😂🤣 (il y a 7 Heures)

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    GTB Ils sont gagnant sur les deux plans: COD leur rapporte des abos, et du blé via les autres supports. (il y a 10 Heures)

  • GTB

    GTB Pas besoin de rendre tous les jeux exclusifs pour la stratégie de MS. COD pourrait rester multi...mais MS pourra dire "day-one GamePass". Leur but là c'est les abos GP. (il y a 10 Heures)

  • davton

    davton Je ne dis pas que 100% de la communauté d'un CoD passerait d'une PS à une Xbox, mais si le CoD 2023 devient exclu, combin vont juste changer de crèmerie pour continuer à y jouer ? (il y a 10 Heures)

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