GSY Review PS5 PS4

La gomme de nos pneus n'a même pas eu le temps de refroidir après notre review de GRID Legends que nous vous proposons un véritable grand écart avec celle de Gran Turismo 7, le nouvel épisode de la série de Polyphony Digital. Voilà déjà vingt-cinq ans que Kazunori Yamauchi nous permet de partager sa passion pour les automobiles sur les consoles Playstation. Vingt-cinq ans, sept épisodes canoniques, une parenthèse multijoueur avec GT Sport, mais également cinq volets secondaires entre les Concept, Prologue et l'adaptation portable sur PSP. On ne parlera pas de vrais enjeux avec ce GT7 tant la franchise est confortablement installée dans le cœur des joueurs, mais les attentes autour du mode solo, qu'on nous promettait de nouveau à la hauteur, étaient néanmoins grandes. En plus de notre review vidéo, on vous invite à découvrir notre avis par écrit, juste après le clic de palette.
Note : Test réalisé après avoir passé environ 25 heures sur le jeu.

Polyphony Digital Natives

1997. Une sacrée année sur la première Playstation, la Nintendo 64 et même le PC pour celles et ceux qui ont l'âge de s'en souvenir. Sous nos latitudes, on joue déjà à Goldeneye, Tomb Raider II, Mario Kart 64, Diablo, Fallout tandis qu'au Japon, ce ne sont pas moins de deux titres cultes qui débarquent sur la console de Sony : Final Fantasy VII et bien sûr Gran Turismo. Il faudra attendre quelques mois supplémentaires pour voir ce dernier arriver en France, mais 1997, c'est aussi la sortie de la toute première DualShock au pays du Soleil Levant, qui arrivera elle aussi un peu plus tard dans nos vertes contrées, pour accompagner le jeu de Polyphony Digital d'ailleurs. Bref, la fin des années 90 aura bien gâté les joueurs et joueuses que nous étions, et de voir que la plupart de ces franchises existent encore aujourd'hui et qu'elles suscitent toujours autant d'attente nous en dit long sur leur impact dans le monde du jeu vidéo. Mais plutôt que de tergiverser encore pendant des lignes et des lignes, abordons le sujet qui nous intéresse ici, à savoir Gran Turismo 7, celui qui se veut le digne successeur de l'esprit GT des débuts. Il est vrai que la sortie de Gran Turismo Sport en 2017 avait quelque peu déçu les fans du mode solo original, même si cet épisode intégrait pourtant les modes Mission, Expérience de circuit et des permis, que l'on retrouve évidemment dans ce septième opus. La promesse de GT7, c'était donc de corriger le tir auprès des afficionados du mode Gran Turismo tout en capitalisant sur tous les acquis de la série au cours des vingt-cinq dernières années. Pour couper court au suspens, on peut déjà vous dire que le contrat est rempli, même si cela ne veut pas pour autant dire que tout le monde va forcément adhérer à la formule. Vous n'êtes pas sans savoir que Yamauchi est un vrai passionné de voitures, aussi GT7 conserve-t-il son âme de jeu de collectionneur et de musée de l'automobile. On a donc toujours accès à l'historique des différents constructeurs ainsi qu'à de nombreuses anecdotes sur les différents véhicules ou catégories. Pas de voix intempestives pour perturber l'ambiance lounge du titre en revanche, tout passe par le texte, même quand les nombreux personnages ou pilotes de la GT Academy s'adresseront à vous. Parce que oui, on est rapidement accueilli par une charmante demoiselle qui sera notre guide au départ et ne tardera pas à nous présenter le centre névralgique du mode solo : le café.

Avant de revenir plus en détails sur la structure solo de GT7, évoquons tout d'abord le premier lancement du jeu. Si cela pourra sembler surprenant pour les non initiés, figurez-vous que Polyphony continue de proposer plusieurs types de contrôles pour le joueur. Comme nous, vous opterez sans doute pour le classique stick gauche pour la direction et gâchettes pour l'accélérateur et le frein, mais celles et ceux qui s'escriment à jouer avec la croix directionnelle, ou avec la gestion des gaz ou du freinage assignée au stick droit (comme à la belle époque) sont toujours libres de le faire. Il est même possible d'activer la fonction gyroscopique pour transformer sa manette en volant. On ne vous cache pas que nous n'avons pas eu le loisir de tester toutes ces possibilités, mais comme elles étaient déjà disponibles dans GT Sport, cela ne nous a pas semblé primordial. Plus étonnant encore, la première fois que l'on démarre GT7, on se retrouve directement propulsé sur une piste dans le mode Rallye Musical, un mode pour le moins unique dans une simulation sérieuse - aussi "arcade" soit-elle par rapport aux ténors du genre que sont R-Factor ou Raceroom. Sur les quelques tracés disponibles dans ce mode, la musique prend une place particulièrement importante, au point de couvrir presque totalement le bruit du moteur (sans être trop gênant, cela pourra potentiellement ennuyer celles et ceux qui conduisent en boîte manuelle). Un chronomètre défile en haut de l'écran, mais en lieu et place des traditionnelles secondes, on voit défiler les pulsations de la musique. Votre premier but sera d'atteindre le prochain point de contrôle pour permettre au tempo de continuer, tout cela en espérant atteindre la fin du morceau et aller le plus loin possible, l'objectif ultime de l'épreuve. L'approche de la course se fait donc ici dans la plus pure tradition des jeux d'arcade type Out Run, et même si cela peut sembler incongru de voir un tel mode intégré dans un Gran Turismo, cela fonctionne parfaitement bien. Les différents morceaux proposés sont assez variés et le seul vrai problème tient au fait que trop peu de tracés sont (pour l'instant ?) proposés au menu de ce Rallye Musical. C'est dommage, mais on ne sait pas si l'obtention de l'or sur chacune des pistes peut potentiellement en débloquer de nouvelles. Le temps nous a malheureusement manqué pour nous en assurer et nous en sommes désolés.

Les freins justifient les moyens

Une fois cette petite mise en bouche terminée, on accède enfin à la carte du monde, avec laquelle on va pouvoir se familiariser petit à petit. En effet, au lieu de nous jeter tout le contenu du jeu à la figure sans autre forme de préavis, Polyphony nous guide pas à pas et débloque les différents points d'intérêt de la map au fur et à mesure. Une fois votre voiture d'occasion en poche, vous serez invité à rencontrer Luca dans son café, qui va faire office de centre névralgique du mode solo afin de vous guider au mieux dans votre "carrière" de collectionneur. D'après ce que nous avons compris, ce n'est pas nécessairement un passage obligé pour avancer dans le jeu, mais on ne voit pas pourquoi les joueurs s'en priveraient tellement le fil rouge qu'il invite à suivre motive à enchaîner les activités. Un peu pensé comme le garant de la culture automobile, Luca va régulièrement vous demander d'accomplir diverses tâches qu'il présente sous la forme de menus (il gère un café après tout). Souvent, il sera question d'obtenir trois modèles de voiture d'une même marque avant de pouvoir revenir le voir pour une rapide leçon d'histoire. La bonne nouvelle, c'est que vous n'allez pas être forcé de farmer pendant des heures pour récupérer suffisamment d'argent pour les acquérir tous. Au lieu de cela, Luca va systématiquement débloquer trois courses dans le menu des circuits mondiaux (répartis sur trois continents, Amérique, Europe et Asie), chacune permettant de gagner l'un des véhicules, à condition de terminer au moins troisième. D'autres fois, Luca rendra un nouveau circuit disponible en vous demandant de concourir dessus, ou même un championnat. Mais comme le café revêt une véritable dimension tutorielle, certains menus vous demanderont aussi de découvrir le mode Scapes (le fameux mode photo où l'on place une voiture de son garage sur l'une des nombreuses photos prises de par le monde), de modifier l'apparence de sa voiture d'en améliorer les performances, de se rendre au GT Auto pour la laver, etc. Après quelques heures de jeu, toute la carte du monde sera accessible, mais pas encore tous les tracés, qui continueront de se débloquer en fonction de la progression de votre collection et de votre avancement dans le mode solo.

Une progression qui se veut d'autant plus agréable et fluide que l'on gagne régulièrement de nouvelles voitures et que cela évite de dépenser son argent durement gagné pour changer de style de conduite. Sur la vingtaine d'heures à laquelle nous avons pu jouer avant de plier bagage pour quelques vacances bien méritées, nous n'avons dû payer que deux véhicules de notre poche en dehors du premier achat obligatoire à la boutique d'occasion. Sans aller jusqu'à tomber dans la générosité d'un Forza Horizon (GT intègre aussi des tirages au sort mais nous sommes plus souvent tombés sur les plus petits lots que sur les voitures mises en jeu), Gran Turismo 7 nous donne toutes les clefs pour varier au maximum les plaisirs. Du coup, même si le jeu semble intégrer un système de micro-transactions pour gagner du temps, cela ne semble franchement pas nécessaire pour avancer et obtenir des véhicules plus puissants. Comme l'argent ne sert pas obligatoirement à investir dans de nouveaux bolides, on peut l'utiliser à loisir à l'atelier de préparation pour améliorer les performances de ceux de son garage (ce qui fait monter le niveau de PP, pour Points de Performance, de chaque véhicule). L'accès aux différentes pièces dépend de votre niveau de collectionneur, qui augmente à chaque nouvelle voiture obtenue. On ne va pas vous faire la liste de tout ce qu'il est possible de modifier, des plaquettes de frein à la boîte de vitesses, mais pensez tout de même à équiper vos véhicules de différents types de pneus pour pouvoir, le cas échéant, en changer quand une course se déroule sous la pluie ou sur terre, sous peine de devoir le regretter amèrement. Le GT Auto sera aussi ravi de vous soulager de quelques uns de vos crédits pour assurer un bon entretien de vos précieuses acquisitions (lavage, huile, etc.) voire même en modifier l'apparence (en ajoutant un aileron, en changeant les enjoliveurs ou en créant vos propres livrées par exemple). On peut même changer de casque et de tenue, comme dans GT sport ! Mais rassurez-vous, si les voitures coulent à flot, vous pouvez évidemment aller faire un tour au Grand Central pour en acheter une neuve, ou même opter pour le garage des légendes qui vous proposera régulièrement une nouvelle sélection de véhicules iconiques.

Arrête-moi si tu pneus

Comme on ne passe pas sa vie dans les garages ou chez les concessionnaires, il faut aussi savoir passer à l'action et se mettre derrière le volant. En dehors des événements que Luca vous propose avec des classes précises de véhicules pour remplir vos objectifs, Gran Turismo 7 vous laisse libre de participer à plusieurs autres activités que les habitués de la série connaissent sans doute déjà plus ou moins. Pour commencer, les célèbres permis sont logiquement de la partie, leur but étant toujours de vous enseigner les bases de la conduite à travers une série de courts ateliers. National B, National A, International B, International A et enfin Super Licence, les défis s'enchaînent avec une montée en puissance des véhicules imposés et une médaille d'or de plus en plus difficile à décrocher. Pour obtenir le précieux sésame, il suffit d'obtenir le bronze sur tous les exercices d'un même permis, ce qui vous octroie d'office une voiture en récompense. Si vous avez la patience de remporter l'or à chaque fois, un deuxième véhicule vous sera offert, généralement plus performant. Bien sûr, il s'agit toujours de l'un des modèles que vous avez pu essayer dans les différentes épreuves que vous venez de terminer, ce qui fait que plus on progresse dans les permis, plus on a une chance de récupérer des modèles intéressants. Si vous avez pratiqué GT Sport, vous connaissez probablement déjà les modes Missions et Expérience de Circuit, qui reprennent peu ou prou le même principe que les permis, à savoir des épreuves assez courtes dans des situations spécifiques et variées. Du côté des défis de mission, vous devrez par exemple parvenir à utiliser l'aspiration des autres véhicules pour atteindre une vitesse donnée avant d'atteindre la ligne d'arrivée, doubler un certain nombre de voitures avant de la franchir, engranger suffisamment de points dans une épreuve de drift, etc. On y retrouve le système de médaille, mais pour débloquer de nouvelles missions thématiques, il faudra faire monter votre niveau de collectionneur. Le mode Expérience Circuit est proposé sur chacun des tracés disponibles et il a un intérêt un peu plus didactique en vous proposant de vous entraîner sur plusieurs sections du circuit avant de tenter de battre le temps préétabli sur un tour complet. Comme pour les permis et les missions, le véhicule est imposé et il arrive qu'il soit bien plus puissant que ceux que vous possédez.

En complément de tout cela, chaque circuit peut toujours être pratiqué en course arcade (en clin d’œil au mode arcade du premier Gran Turismo), en course personnalisée (où l'on est libre de sélectionner le nombre de tours, la météo, l'heure de la journée à laquelle la course débute, la vitesse de défilement du temps et tout un tas d'autres paramètres) ou en défi drift. Dans ces différents cas de figure, vous piloterez toujours la voiture que vous aurez sélectionnée au préalable dans votre garage, la grille de départ s'adaptant à la vôtre pour vous mettre face à des adversaires pilotant la même classe de véhicule. Il semble donc beaucoup moins évident de filouter que dans les courses du mode GT, où il est toujours possible d'améliorer les performances de sa voiture au-delà de celles qui sont en liste dans l'épreuve sélectionnée (puisque seuls le type de motorisation ou l'origine du constructeur sont généralement imposés). Cette méthode vieille de vingt-cinq ans peut s'avérer très pratique si une course vous résiste (même dans le mode de difficulté moyen cela peut arriver quand on doit remonter tous les concurrents présents en seulement deux tours), mais les joueurs et joueuses les plus sérieux préféreront sans doute se battre à la loyale. Reste que Polyphony a aussi pensé à celles et ceux qui aiment qu'on leur résiste, certaines courses empêchant de dépasser un niveau donné de véhicule pour pouvoir y participer. Impossible de les confondre avec les autres courses cela dit puisque des icônes en forme de piments indiquent un niveau de difficulté plus... relevé. Plus le nombre de piments est important, plus le défi est exigeant Sur notre temps de jeu, Luca ne nous a cependant jamais demandé d'y participer dans le cadre des menus, ce qui laisse penser que ce sera laissé au bon vouloir de chacun. Histoire de motiver un peu le chaland, la prime pour la victoire est évidemment plus élevée que pour les autres épreuves. On ne vous cache pas que cela donne généralement envie de s'y essayer - surtout quand on a l’œil sur une Subaru Rallye surpuissante à 450 000 crédits et que notre solde à la banque stagne autour des 200 000. On ne va pas l'évoquer en détail mais les modes en ligne n'ont pas été oubliés et Polyphony a même séparé tout ce qui est multijoueur classique de ce qui touche à GT Sport et aux compétitions officielles. Sachant que votre niveau de pilote ne pourra augmenter que si votre niveau de fair-play est suffisamment élevé, cela augure de rencontres entre pilotes de bonne compagnie. À noter qu'il est aussi possible de faire admirer son garage et ses acquisitions par les autres joueurs ou de discuter dans une sorte de lobby créé d'office. Une dimension sociale assez logique dans le paysage vidéo-ludique actuel, et cela devrait donner à tous et toutes de quoi s'occuper en dehors du mode solo. Le multijoueur n'est cependant pas réservé aux seuls joueurs connectés puisque l'on peut aussi pratiquer Gran Turismo 7 à deux en écran splitté.

Du sans plomb dans la tête

Un contenu riche et varié, c'est bien, mais dans un jeu vidéo, il ne serait rien sans un bon gameplay. De ce côté, il y aura paradoxalement moins de choses à dire dans le sens où tout un chacun sait parfaitement à quoi s'attendre avec un Gran Turismo. Loin de l'approche musclée et brutale de séries arcades comme Shift ou GRID, le jeu de Polyphony reste droit dans ses bottes et propose une expérience plus posée qui n'hésite pas à nous faire commencer au bas de l'échelle avec des voitures plus modestes. Seules quatre vues sont proposées, ce qui fait tout de même peu au regard de la concurrence, même s'il est possible de configurer la vue cockpit à sa guise. Comme d'habitude, la caméra externe est celle qui offre le moins de sensations de vitesse, d'autant plus si on la compare à celle du récent GRID Legends. La vue subjective est évidemment la plus lisible, en plus de figurer en bonne place dans le cœur des joueurs puisqu'elle est, pour les plus anciens, celle qui leur a permis de délaisser la vue externe pour la première fois dans un jeu vidéo. La vue capot est une fois de plus placée un peu plus en hauteur que dans les autres titres du genre, presque comme si elle était posée sur le toit du véhicule. Elle est agréable à utiliser et procure de bonnes sensations de vitesse, bien que moins percutantes que quand on joue à la première personne. Enfin, la caméra cockpit, paramétrable donc (jusque dans les mouvements de la tête du pilote, que l'on vous conseille de laisser en Type 1 pour éviter le mal des transports), offre le meilleur compromis entre immersion, visibilité et sensations de vitesse. Une fois lancé dans ses premières courses à bord de sa voiture d'occasion, il faut un léger temps d'adaptation pour bien se rendre compte du besoin de ralentir ou freiner avant d'appréhender certaines courbes. Quand on sort de GRID Legends où les voitures braquent particulièrement fort et sont capables de piler à la dernière seconde, on se surprend à rater un virage alors que l'on était persuadé de ne pas y arriver trop vite. Rien de très nouveau pour celles et ceux qui ont l'habitude de pratiquer des titres plus axés simulation, mais il fallait tout de même rappeler que GT conserve cette approche plus propre (et un peu aseptisée) des courses. Ceci étant dit, le moteur physique de Polyphony Digital ne déçoit pas. On ressent parfaitement bien les transferts de masse ou même le jeu plus ou moins subtil des suspensions, et du coup, mine de rien, une amélioration mal pensée de votre véhicule peut rapidement se retourner contre vous. De même, grâce à la DualSense, on atteint un degré de précision dans la conduite bien plus poussé qu'avec la DualShock 4. Rien que par le fait que les gâchettes n'atteignent pas la butée aussi rapidement que sur Playstation 4, on peut largement mieux doser ses accélérations et ses freinages. La comparaison ne pardonne d'ailleurs pas quand on passe d'une version à l'autre. Sans devenir laborieux à contrôler sur l'ancienne génération, GT7 y propose un confort moindre, jusque dans la prise en main de la manette, bien plus petite que la DualSense. À cela, il faut ajouter le feedback de la piste et de la voiture bien plus riche sur PS5, le tout étant rendu possible par l'utilisation habile des différents types de vibrations et des gâchettes adaptatives. Une réussite !

Quand on commence à obtenir des voitures plus mordantes, le plaisir de jeu s'en trouve décuplé, au point de donner envie de passer en boîte manuelle pour tirer le meilleur parti possible de leurs possibilités. Gran Turismo a toujours été exemplaire à ce niveau, mais le feeling au pad est tout bonnement excellent. On ne doute pas que les possesseurs de volant en auront aussi pour leur argent, mais le gameplay est tellement bien pensé pour la manette qu'on ne se sent jamais lésé, même quand les conditions météo s'en mêlent. La pluie et le sol mouillé modifient en effet grandement l'adhérence et on vous déconseille de vous aventurer sur une piste trempée avec des pneus qui ne sont pas adaptés, sous peine de partir en ligne droite au premier virage rencontré. Comme la météo peut désormais évoluer pendant une même course, il faudra faire attention à l'accumulation d'eau à certains endroits clefs. Nous n'avons pas croisé de flaques aussi denses que celles d'un Forza Motorsport 7, mais la conduite change néanmoins radicalement quand on court par temps pluvieux. De plus, les projections d'eau par les autres voitures affectent la visibilité et obligent à bien connaître les tracés pour éviter la sortie de route. Dommage en revanche que la gestion des dégâts n'ait pas vraiment évolué depuis Gran Turismo Sport, que ce soit visuellement ou mécaniquement. Pour tout vous dire, avant de voir qu'il était possible de les activer dans les courses personnalisées, on pensait même qu'ils étaient tout bonnement absents de cet épisode. Mais peut-être que nous sommes juste de très bons pilotes après tout... Depuis Gran Turismo 2, la série intègre également quelques tracés sur terre pour une expérience de rallye malheureusement trop en retrait par rapport au reste. On retrouve des sensations de conduite similaires à celles des épisodes précédents à ce niveau, mais nous faisons partie de ceux qui apprécient ces interludes plus poussiéreux et on aimerait vraiment que Polyphony pousse cet aspect du jeu plus loin en créant davantage de pistes de ce genre, voire même en proposant de vraies spéciales pour étoffer l'offre de circuits fermés. De même, on ne dirait pas non à des tracés sinueux sur asphalte pour mettre à profit les voitures de rallye disponibles. Mais au-delà de ces reproches, nous apprécions comme toujours la variété des sensations procurées, et surtout la qualité des tracés dans l'ensemble. Bien sûr, on peut déjà compter sur une bonne liste de circuits officiels (Brands Hatch, le Nürburgring et la Nordschleife, Suzuka, Tsukuba, Mount Panorama, Laguna Seca, Willow Springs, Le Mans, le Red Bull Ring, etc.), mais tous les tracés fictifs (dont les iconiques Deep Forest et Trial Mountain) sont également un régal. L'offre de départ est déjà largement satisfaisante, avec plusieurs déclinaisons par environnement, mais comme Polyphony a déjà annoncé son envie d'en ajouter d'autres (gratuitement ?), on est curieux de voir ce qui nous attend. D'autant que certaines pistes imaginaires d'opus précédents n'ont pas encore été intégrées.

Prendre ses jantes à son goût

Pour terminer comme il se doit cet article fleuve, vous vous doutez bien que nous allons aborder la question de la réalisation. Gran Turismo 7 étant un jeu cross-gen, on ne va pas encore pouvoir vérifier ce que Polyphony Digital sera capable de faire sur une production dédiée uniquement à la Playstation 5, mais cela ne veut pas dire qu'il n'existe aucunes différences visibles entre les trois versions du jeu. Nous n'allons pas pouvoir évoquer le cas de la première PS4 puisque nous n'avons pu essayer GT7 dessus, mais sur PS4 Pro, l'image est clairement moins définie que sur PS5, qui tourne, elle, nativement en 4K/60fps avec un meilleur filtrage des textures, des ombres plus détaillées et des reflets plus précis. Sur ancienne génération, la densité de l'herbe est également moindre, de même que celle de la foule de spectateurs aux abords du circuit. Des détails qui sauteront sans doute moins aux yeux en dehors des rediffusions des courses ou des présentations des circuits, mais comme dans Horizon Forbidden West, cela ajoute à la fidélité visuelle de l'ensemble. Tout n'est pas parfait pour autant sur PS5. Certains reflets du tableau de bord sur le pare-brise peuvent apparaître assez pixelisés selon l'éclairage par exemple. De même, le pop-up progressif de certains éléments du décor, comme les lampadaires de Daytona, se remarque de temps en temps, ainsi que le changement du niveau de détail (LOD) des arbres parfois. C'est évidemment regrettable quand on sait que l'on nous avait vendu le SSD de la console comme capable de supprimer quasi totalement ce genre de phénomènes, mais quand on est concentré sur sa conduite, on les occulte rapidement. Là où le SSD fait des miracles en revanche, c'est sur la rapidité des chargements. Sur PS5, on n'attend pour ainsi jamais avant d'atteindre un nouveau menu ou une nouvelle épreuve, et la différence se fait bien sentir quand on repasse à la version PS4 Pro. Les loadings ont beau y être tout à fait raisonnables, ils hachent nettement plus l'expérience que sur PS5, et mine de rien, cela affecte la fluidité de l'ensemble. Quelle que soit la version jouée, les replays sont encore une fois l'occasion d'admirer le rendu excellent à la limite du photoréalisme parfois. L'avantage de la mouture current gen est de pouvoir en profiter à 60 images par seconde dans le mode performance, même si sur certains angles de caméra qui affichent trop d'effets ou de véhicules à la fois, des baisses de framerate sont plus ou moins notables. Les éclairages sont superbes, très crédibles dans l'ensemble, y compris par temps gris ou dans des atmosphères où la lumière du soleil ne filtre pas. C'est très clairement grâce à cela que GT7 peut presque se confondre avec la réalité dans certains cas.

La particularité de la version PS5 est de permettre l'activation du ray tracing. Attention cependant, la technologie ne sera jamais active pendant les phases de gameplay en 4K/60fps. Le ray tracing est donc exclusivement réservé au showroom, aux cinématiques présentant les voitures ramenées à Luca, au mode photo, au mode Scapes et bien sûr aux replays. En contrepartie, ces derniers sont alors lockés à 30 images par seconde, pour un rendu plus télévisuel. Par rapport au mode performance qui permet de les afficher à 60 fps, ils semblent plus stables côté framerate, à moins d'accumuler les effets (pluie, fin de journée) et le nombre de voitures affichées. Autre précision à apporter, le ray tracing ne concerne que les reflets sur les carrosseries, ce qui n'est pas toujours évident à repérer lors d'une rediffusion. Autrement dit, il n'a aucune incidence sur l'éclairage des scènes et il n'entre pas non plus en action dans la gestion des reflets sur les vitres. L'apport du ray tracing ne nous apparaît donc pas si essentiel, même s'il peut rendre certains passages plus crédibles. Cela dépend aussi beaucoup des angles de caméra utilisés, qui ne permettent pas tous de mettre les reflets en avant, mais comme en témoignent certaines de nos images maison et les passages en caméra libre dévoilés dans notre vidéo, l'effet est néanmoins réussi. Peut-être qu'avec l'implémentation d'un mode Performance RT (dont seuls les jeux Insomniac semblent profiter pour l'instant), on vous inciterait plus à l'activer, mais en l'état, à moins de difficilement supporter les ralentissements lors des ralentis en mode performance, le 60 fps est plus agréable, d'autant que les cube maps font très bien leur travail pour simuler les reflets. Et puisque l'on parle de framerate, profitons-en pour rassurer les possesseurs de PS5. Dans notre expérience en effet, le taux d'images par seconde n'a quasiment jamais fléchi en gameplay, à l'exception d'un passage ou deux sur Trial Mountain. Sur PS4 Pro, les petits ralentissements sont déjà un peu plus fréquents, sans qu'ils ne deviennent jamais trop dérangeants. Rien ne dit donc qu'il n'existe pas des situations où les ralentissements peuvent devenir plus pénalisants, mais l'expérience acquise par le studio sur GT Sport devrait garantir un confort optimal sur old gen. Au final donc, sans véritablement donner l'impression d'une révolution visuelle, ce septième épisode est assurément très réussi d'un point de vue graphique. La bonne nouvelle, c'est que l'aspect sonore a lui aussi fait l'objet du plus grand soin. Les sons des moteurs sont par conséquent très convaincants dans l'ensemble et même les crissements des pneus nous ont semblé réalistes. Il y a bien quelques moments, quand un dérapage s'éternise un peu, où leur côté strident ressort un peu plus, mais globalement ils ne dépareillent pas par rapport au reste. En dehors de la musique très gnangnan de la première partie de la cinématique d'introduction, la bande originale fait aussi dans le qualitatif. Les styles sont variés et certains morceaux accompagnent merveilleusement les rediffusions quand on choisit de revoir une course via le Music Replay, qui modifie les angles de vue en fonction du rythme. Dans les menus, les sonorités jazzy sont toujours aussi efficaces, mais d'autres styles (du classique, de la pop, etc.) n'hésitent pas non plus à s'inviter à la tracklist, toujours dans une ambiance très relaxante.

Verdict


Gran Turismo 7 ne faillit pas et il tient donc largement ses promesses, du moins pour celles et ceux qui n'en attendaient pas une révolution et qui espéraient surtout trouver en lui un retour aux sources, sans pour autant que cela implique de renier tous les ajouts qui ont fait son identité ces dernières années. Ainsi, l'aspect multijoueur et compétitif n'a pas été sacrifié sur l'autel du mode solo, qui propose de son côté un contenu riche et agréable à découvrir. L'obtention régulière de voitures en récompense de courses ou d'épreuves est une excellente chose qui rend la progression moins laborieuse, sans pour autant tomber dans l'exagération en nous faisant passer d'un modèle à l'autre à chaque fois. L'approche du solo a beau rester old school par certains aspects, comme l'absence de qualifications et la stagnation du système de dégâts, elle est bien plus motivante qu'on pourrait le penser et prouve qu'un jeu de ce type n'a pas forcément besoin de s'encombrer d'une histoire pour donner envie de s'y investir. La conduite est encore plus précise grâce à la DualSense, qui décuple également les sensations grâce au retour haptique et à ses gâchettes et on n'a jamais aussi bien ressenti les transferts de masses et les pertes d'adhérence. Sans être parfait techniquement, GT7 est un jeu magnifique à regarder qui n'oublie pas de faire plaisir à nos esgourdes, que ce soit grâce à ses sons de moteur convaincants et à sa bande originale variée et qualitative. Le jeu de Polyphony réussit donc son entrée sur PS5, et s'il ne séduira sans doute pas plus les réfractaires à la série qu'avant, son démarrage commercial sur les chapeaux de roues ne fait aucun doute.
  • Les plus
  • Le retour d'un mode solo à la hauteur
  • Beau comme un camion une voiture
  • Replays classieux
  • Bruitages et musiques de qualité
  • Gameplay aux petits oignons
  • Un contenu généreux
  • Le rallye musical rigolo
  • Le multijoueur n'a pas été sacrifié
  • Chargements quasi instantanés sur PS5
  • La DualSense pour la précision et les sensations
  • Les moins
  • Les dégâts au niveau de GT Sport
  • Quelques bémols techniques même sur PS5
  • Des courses qui restent très aseptisées
  • Trop peu d'épreuves de rallye musical

La review en vidéo et en 4K sauf sur YouTube


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Askel
Askel
Commentaire du 02/03/2022 à 12:33:19
Merci Drift, j’ai regardé le test vidéo, ce gt7 donne envie, je ne joue plus trop aux courses sur circuit mais ca me rappelle aussi tellement de bons souvenirs sur le premier que je regrette de pas avoir de ps5… je m’attaque à la lecture maintenant !
Passe de bonnes vacances 
En réponse à
Kayjiro
Kayjiro
Commentaire du 02/03/2022 à 12:52:15
Comme toujours, il y a de la lecture (+ review vidéo) 
Merci Drift.
En réponse à
face2papalocust
face2papalocust
Commentaire du 02/03/2022 à 12:55:02
Ce taf de dingue encore.oO
Le jeu m’intéresse pas du tout vu que c'est sur une plateforme que j'ai pas mais surtout je suis comme Askel les courses sur circuit type réaliste j'en ai tellement bouffer que je suis rassasier pour toute une vie je crois mais bon je vais regarder tout ça dès que j'ai le temps pour faire honneur à tes efforts.
En réponse à
Delorean
Delorean
Commentaire du 02/03/2022 à 13:14:25
Très belle chronique qui me rassure sur pas mal de points.
Merci beaucoup pour ce travail d'écriture et de montage.
En réponse à
MadDemon
MadDemon
Commentaire du 02/03/2022 à 13:31:07 En réponse à Kayjiro
Kayjiro si tu le prends on pourra tenter de rouler ensemble ?
En réponse à
Dazman - Stade Falloir
Dazman
Commentaire du 02/03/2022 à 13:52:05
« Arrête moi si tu pneu » je viens de cracher ma gorgée de café de rire……merci

Sinon superbe test encore une fois : GG !
En réponse à
Kayjiro
Kayjiro
Commentaire du 02/03/2022 à 14:16:01 En réponse à MadDemon
Bien sûr Mad !
En réponse à
Wolfstone
Wolfstone
Commentaire du 02/03/2022 à 20:29:03
Excellent!! Encore un must have de la PS5! Merci beaucoup Drift pour cette review encore une fois très qualitative et complète ! Que vive encore longtemps GSY ! 😊
En réponse à
Altanyx
Altanyx
Commentaire du 03/03/2022 à 12:50:06
Joli travail. J'ai pas de PS5 mais ça donne envie d'essayer le jeu. 

Et les titres toujours aussi inspirés, bravo !  #Ramuncho 
En réponse à
CraCra
CraCra
Commentaire du 03/03/2022 à 13:58:31 En réponse à Altanyx
Idem et viens de regarder pas de stock
Du coup impatient de voir un peu du prochain Forza
En réponse à
Altanyx
Altanyx
Commentaire du 03/03/2022 à 21:22:07
Ah non mais j'ai pas envie d'acheter une PS5. J'ai déjà pas trop le temps pour la Series X, alors une une PS5 ça serait du pur gâchis, même si ma Series X, je me la fais squatter par mon fils et mon épouse qui jouent à Fortnite à fond les ballons en ce moment ! 

M'en fous, je peux rejouer à Top Spin 4, c'est le principal. 
En réponse à
SweeneyTodd - Undercover Modocop
SweeneyTodd
Commentaire du 04/03/2022 à 10:02:52
Merci pour cette review Drift! Le jeu est très beau même si j'ai la sensation qu'on fera nettement mieux sur la génération actuelle. Quoi qu'il en soit la séquence de la Subaru qui descend la rue vers 4 minutes est assez bluffante, au même titre que le replay vers 16 minutes.

On dirait que le studio a réussi à insuffler une âme au jeu et que tout est fait pour inciter à une conduite propre, à revoir ses courses etc.

Il y a juste l'enrobage général que je n'apprécie pas trop (menu/hud). Est-ce que le HUD est personnalisable ? Je le trouve un peu chargé de manière générale et j'imagine que les séquences "sans" dans la vidéo sont des replay ?
En réponse à
Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 04/03/2022 à 11:13:50 En réponse à SweeneyTodd
Oui ce dont des replays  Comme on peut sauvegarder ses rediffusions, ça m'a permis de gagner du temps (et d'enlever du stress) pour la capture. Comme je n'avais qu'une semaine pour gérer la review vidéo et qu'il fallait jouer au moins 25 heures je ne me suis pas trop intéressé au réglage du HUD donc je ne sais pas. Et comme je ne serai pas à la maison avant demain je ne peux pas vérifier maintenant.
En réponse à
SweeneyTodd - Undercover Modocop
SweeneyTodd
Commentaire du 04/03/2022 à 14:06:09 En réponse à Driftwood
Aucun souci, aucune urgence, je craquerai pas avant quelques temps. Bonne fin de vacances!
En réponse à
GTB - Acapello
GTB
Commentaire du 05/03/2022 à 01:24:06
Superbe review encore! On semble être sur un bon opus de la licence et ça c'est cool. Et il est plus beau que ce que j'aurais cru.
En réponse à
Kayjiro
Kayjiro
Commentaire du 05/03/2022 à 07:38:21
Le travail du HDR sur ce jeu est remarquable, les effets de lumière sont juste incroyables, surtout en fin de journée…
Le 30fps en ray tracing pour les replays n’est vraiment pas gênant, et bordel que c’est beau 😎
Par contre déroutant le début, j’étais parti pour tester les circuits en mode contre la montre, et bien non, il faut les débloquer !
Pour avoir joué à tous les jeux de course sur circuit fermé sur console (Forza motorsport) et PC (Assetto corsa + mods, ACC, Rfactor 2, etc.), GT 7 est assurément le plus beau jeu actuellement, en attendant bien sûr Forza 8 (vivement).
En réponse à
A propos du jeu
Plateformes
PS5
Edité par
Sony Computer En...
Developpé par
Polyphony Digital
Patreon

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