GSY Vidéo PS4

Malgré un excellent hardware, la PS Vita n'aura malheureusement jamais vraiment décollé, au contraire de l'héroïne de l'une de ses bonnes exclusivités, Gravity Rush. Pour lui donner une seconde chance et préparer l'arrivée prochaine de sa suite, Sony et Bluepoint Games nous propose un Gravity Rush Remastered très soigné et vendu à prix doux. L'occasion de faire la rencontre de Kat et de son monde très particulier en 1080p et 60 fps, les 3 DLC disponibles sur Vita étant évidemment inclus de base dans cette réédition.

La version PS4

Avant de vous laisser parcourir notre review de l'opus Vita, quelques mots sur la qualité du portage réalisé par Bluepoint Games. Sachant que le studio texan nous avait déjà gratifié de God of War Collection, Ico & Shadow of the Colossus, Metal Gear Solid Collection et The Nathan Drake Collection, on ne doutait pas de leur capacité à faire honneur au jeu de Keiichiro Toyama. Si cette version ne parvient évidemment pas à cacher ses origines portables, force est de constater que sa transposition sur grand écran est une réussite, la direction artistique parvenant aisément à faire accepter les petites entourloupes techniques utilisées pour soulager la Vita à l'époque. Ainsi, les décors plus éloignés conservent leur apparence "ébauche au crayon", offrant de ce fait une profondeur de champ plus modeste que sur un titre actuel. Il nous semble cependant que les gemmes à récolter apparaissent un peu plus loin que dans la version originale, de quoi faciliter un peu leur récupération.

Le framerate imperturbable à 60 fps est un ajout très appréciable dans un titre où les déplacements sont si dynamiques, même s'il faut rappeler que la Vita proposait déjà une expérience fluide (à 30 fps néanmoins). Tout juste peut-on regretter l'apparition soudaine et tardive des passants de temps à autre, détail que l'on finit par oublier assez vite dans le feu de l'action. L'ergonomie de la DualShock 4 rend la maniabilité plus souple, la fonction gyroscopique pouvant tout de même être utilisée en vol pour ceux qui ne lui préféreront pas le stick analogique gauche. Le haut parleur de la manette est lui aussi mis à contribution, mais cela reste très anecdotique et peut heureusement être désactivé. À la question, faut-il craquer de nouveau si l'on a déjà terminé l'opus Vita, la réponse est clairement non, le jeu original étant déjà très plaisant à jouer sur la petite console de Sony. Pour les autres par contre, voilà assurément un jeu à découvrir afin d'être fin prêt pour la sortie de Gravity Rush 2, annoncé en septembre dernier au TGS.

Quand la mémoire quitte Kat

Pour le joueur comme le personnage principal, l'arrivée dans le monde de Gravity Rush sonne comme un douloureux réveil, un choc causé par l'absence de repères propre à tout étranger. Car en effet, la jeune fille blonde que le joueur incarne semble totalement perdue au début de l'aventure. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Quel est donc ce mystérieux chat scintillant qui l'accompagne ? Autant de questions qui assaillent donc aussi bien l'héroïne que celui qui la contrôle. La découverte de cet étrange univers où la ville flotte dans les airs, comme suspendue par les fils invisibles d'un destin encore mystérieux, se fait donc à deux, et celle qui se fera ensuite appeler Kat (ou Gravity Queen) va être amenée à fouiller sa mémoire perdue pour comprendre tout ce qui arrive et sauver ceux qui l'entourent. Une histoire qui possède à la fois la candeur des contes japonais et le sérieux d'une symbolique lourde de sens. Si au tout début, les sourires en coin poindront à l'écoute des préoccupations un brin puériles de la jeune amnésique, viendra ensuite la découverte d'une forte personnalité aussi délicate qu'attachante.

Le joueur apprend donc petit à petit à connaître ce monde qui l'entoure, soit en discutant avec quelques uns des nombreux passants qui arpentent les rues, soit en avançant dans l'histoire elle-même. En lieu et place des habituelles séquences cinématiques, il peut profiter de splendides planches de bandes dessinées dont il tourne les pages, non sans avoir lu au préalable les quelques lignes de dialogues qui les accompagnent. Certains regretteront peut-être l'absence d'un doublage intégral pour les voix des différents protagonistes, mais la langue d'Ekseville étant de toute façon un dialecte totalement inconnu, la lecture serait de toute façon restée un passage obligé. Gravity Rush, c'est donc avant tout la présentation soignée d'un monde assez unique qu'il faut apprendre à comprendre au fur et à mesure. Les personnages croisés durant le long périple de Kat (une bonne douzaine d'heures) n'échappent sans doute pas à quelques lieux communs chers aux développeurs japonais, mais l'inclusion de la plupart d'entre eux se fait avec une vraie intelligence, allant jusqu'à une véritable mise en abîme, quand le créateur du monde lui-même s'adresse à l'héroïne pour lui demander son aide.

Sans gravité

La particularité de Gravity Rush est qu'il met le joueur aux commandes d'un personnage qui (re) découvre ses pouvoirs, et qui doit donc tout (ré) apprendre. Une chance, tant les mécaniques de jeu désarçonnent pendant les premiers temps. D'une simple pression sur la touche R, Kat se retrouve en totale apesanteur, libre de modifier la gravité pour se projeter, par exemple, sur la façade d'un immeuble voisin. Pour cela, rien de plus simple, il suffit d'appuyer une nouvelle fois sur cette même touche R. Kat se déplace alors dans les airs, sans pour autant nous laisser le contrôle total sur sa trajectoire, qui demande parfois à être corrigée en s'arrêtant quelques instants, avant de repartir de plus belle. Il est possible d'accélérer ses déplacements en usant de la touche X, ou encore de rétablir la gravité pour retrouver le plancher des vaches avec la gâchette L. Pas évident au départ (on se rend vite compte que Kat ne se meut pas avec l'aisance d'un super héros), cet ingénieux système vous vaudra tout de même des sensations sans équivalent à mesure que vous apprendrez à vous approprier cet étrange pouvoir.

Il nous faut bien l'avouer, la gestion de la caméra n'est pas toujours des plus évidentes (surtout pendant les combats), et cela est d'autant plus dommage qu'il y avait clairement matière à corriger le tir pour cette version européenne. Au bout du compte cependant, on s'en accommode grâce au stick droit, et une fois les contrôles maîtrisés, la visite des différents quartiers d'Ekserville devient donc rapidement une seconde nature. Les errances de Kat la mènent aussi dans des univers parallèles qu'elle est obligée de traverser pour libérer certaines parties de la ville. La plus grande déception dans le gameplay vient finalement des séquences de glisse qui auraient pourtant dû être réellement grisantes. Une fois de plus, la caméra ne fait pas grand chose pour aider à une bonne visibilité, mais le problème majeur vient essentiellement du fait qu'il n'est pas possible de la recadrer manuellement. La raison ? Ces passages nécessitent l'usage de la fonction tactile et les deux pouces sont donc collés à chacun des coins inférieurs de l'écran. Le défaut ayant été amplement pointé du doigt à l'époque de la sortie japonaise, on regrette beaucoup que les développeurs n'aient pas proposé un système de contrôle alternatif, plus pratique, mais aussi plus réactif (la fonction gyroscopique servant à diriger Kat n'étant pas utilisée de façon optimale).

Mais la gravité n'est évidemment le seul élément que Kat doit maîtriser pour survivre aux dangers du monde de Gravity Rush. L'étrange race des Névis, sortes de formes globuleuses noirâtres et belliqueuses, n'a de cesse de venir perturber la petite vie paisible des habitants d'Ekseville. Sur terre ou dans les airs, ils apparaissent régulièrement sur le chemin de Kat qui se voit donc obligée d'user de la force. Pour ce faire, plusieurs options s'offrent à elle. La plus terre à terre d'entre elles est sans aucun doute le choix d'affronter ses adversaires au sol, en prenant soin d'alterner coups simples et coups de pieds glissés (ces derniers s'effectuant en combinant la touche d'attaque avec un balayage de l'écran tactile). Plus original, le Gravity Kick permet à Kat d'effectuer un coup puissant en visant le point faible de sa cible (symbolisé par une grosse sphère lumineuse). Non content de se mettre à l'abri d'éventuels attaques au corps à corps, cette méthode est aussi indispensable pour tout ennemi volant (et ils sont nombreux). Elle sera également l'arme de prédilection contre les imposants boss qui ne manqueront pas de vous donner un peu de fil à retordre. À ceci s'ajoutent les coups spéciaux que l'on débloque en progressant dans l'aventure (tourbillon, trou noir, etc.), ainsi que la possibilité de lancer certains objets du décor sur ses ennemis avec le pouvoir adéquat.

Les confrontations avec les Nevis font également l'objet de défis annexes, que l'on pourra ou non décider d'entreprendre en marge de l'aventure principale. Le temps alloué sera toujours limité et, à la manière du bon vieux Outrun, de précieuses secondes supplémentaires vous seront offertes à condition de parvenir à tuer un certain nombre d'ennemis. En fonction de votre habileté (et rapidité), votre score vous donnera droit à plus ou moins de cristaux, mais nous y reviendrons d'ici quelques instants. Autre activité optionnelle : la course contre la montre à travers les rues de la ville. De manière assez classique, le but est de parvenir à compléter un tracé spécifique le plus rapidement possible, en essayant au moins d'obtenir la médaille de bronze, en filant de checkpoint en chekpoint. Impossible de remporter la victoire par les moyens traditionnels vous vous en doutez, il faut donc user du pouvoir gravitationnel de Kat, sans aller jusqu'à en abuser néanmoins, la jauge ne se remplissant pas automatiquement comme en temps normal. Il vous faut donc parvenir à récolter les réserves déposées sur le parcours pour espérer décrocher l'une des trois premières places. Bien sûr, plus votre classement est élevé, plus le nombre de gemmes accordées est important.

Gemmes c'est la fièvre

L'intérêt de toutes ces missions annexes, outre de pouvoir s'offrir une petite pause après un combat de boss un peu mouvementé, est donc de glaner les cristaux nécessaires à l'amélioration des aptitudes de Kat. Classées en plusieurs catégories (pouvoirs de base, attaque, coups spéciaux, pouvoirs de gravité), il est donc possible de monter chacune d'entre elles de plusieurs niveaux, ceux-ci se débloquant avec le temps, au gré du gain de notoriété de Kat auprès des habitants reconnaissants. Que vous souhaitiez améliorer la durée d'utilisation de la jauge gravitationnelle, son temps de récupération, ou encore la vitesse de déplacement de l'héroïne dans les airs, il vous faudra faire certains choix tout au long du jeu. Faut-il donner la priorité à l'attaque ? Ou bien encore mettre l'accent sur le champ de stase qui permet de transporter une ou plusieurs personnes avec soi (lors d'une mission de sauvetage par exemple) - ou d'utiliser les éléments du décor pendant les combats pour les jeter sur les Névis ? Sans surprise, chaque niveau supplémentaire coûte plus cher en cristaux, obligeant le joueur à une récolte méticuleuse et massive.

Heureusement, tous les quartiers d'Ekseville pullulent de ces petites orbes violettes, ce qui devrait vous éviter de devoir absolument décrocher l'or sur tous les défis disponibles. Parfois très faciles à débusquer, lorsqu'elles se contentent d'attendre sagement sur les toits des bâtiments environnants, il ne faudra pas hésiter à fouiller les moindres recoins, jusque dans les profondeurs de la cité aérienne. Bien sûr, on aura vite fait de se retrouver la tête en bas, complètement désorienté, sans plus savoir vraiment où se trouve la terre ferme. Fort heureusement, la jeune Kat a la bonne idée de porter les cheveux longs, ces derniers servant donc à indiquer le sens réel de la gravité. La recherche de cristaux occupe donc une place de choix dans votre emploi du temps, et il n'est pas rare de se détourner de son itinéraire pour en attraper quelques uns au passage. En cela, on retrouve le même plaisir ressenti dans les désormais célèbres Crackdown ou InFamous, à la différence près qu'il n'est pas nécessaire de gonfler ses capacités avant de pouvoir le faire. Tout juste peut-on parfois pester contre la distance d'affichage un peu chiche qui peut donner l'impression qu'une zone est déjà nettoyée.

La tête dans les nuages

Pour aborder cette partie dédiée à la réalisation, commençons tout d'abord par les aspects purement techniques. Assez judicieusement, Keiichiro Toyama a opté pour un rendu graphique à base de cel shading, qui permet d'obtenir un style du plus bel effet. Non seulement les phases de gameplay se marient à merveille avec les cinématiques stylisées façon bande dessinée, mais cela donne à ce monde ouvert une atmosphère toute particulière. Pour alléger le processeur de la Vita, les éléments du décor les plus lointains se contentent d'un trait assez grossier, comme les esquisses d'un dessin qui ne demanderait qu'à être terminé, mais l'idée est encore une fois plutôt bonne, tant elle rend hommage au monde de la BD dont le créateur japonais s'est inspiré. Certes, la distance d'affichage peut parfois sembler un peu juste, sur certains éléments du décor, comme les cristaux dont nous parlions plus haut, mais c'est sans doute le prix à payer pour profiter d'un jeu fluide en presque toutes circonstances. L'aliasing, bien que présent, se fait vite oublier et nous n'avons constaté que quelques ralentissements assez peu gênants dans l'ensemble.

Musicalement, c'est le sans faute, avec des airs adaptés à chaque zone traversée, du jazz entraînant du quartier étudiant de Pleajeune aux rythmes plus électroniques des limbes. On retrouve d'ailleurs dans la bande son quelques vagues similitudes avec des expériences vidéoludiques passées, comme les sonorités plus mécaniques de la zone industrielle, une musique aux faux airs de Metal Gear Solid. Artistiquement, Gravity Rush est également une franche réussite, avec cet univers steampunk au dessus duquel plane l'ombre bienveillante du regretté Jean "Moebius" Giraud, l'une des sources d'inspiration avouées de Keiichiro Toyama. Chacun des quartiers d'Ekseville affiche un style et une ambiance totalement différents, avec une architecture particulière et une palette de couleurs spécifique. Les animations ne sont pas en reste, avec une souplesse et une fluidité qui rappelleraient presque celles d'un prince persan, les acrobaties spectaculaires en moins. Car Kat n'a en effet rien d'une super héroïne invincible, sa fragilité s'affichant comme une évidence des premières secondes de jeu à son dénouement. Une fragilité qui se ressent jusque dans la finesse de ses traits, même s'il ne faut pas s'attendre à un modèle de personnage aussi détaillé que sur PS3 ou Xbox 360.

Verdict


Si Gravity Rush n'évite pas quelques écueils malheureux, comme les errances de sa caméra libre (que l'on peut réinitialiser en cliquant sur le stick sur PS4) pendant les combats, ou ses contrôles gyroscopiques ratés (que l'on peut remplacer par le stick analogique sur PS4), laisser passer une telle perle serait assurément une catastrophe pour votre culture vidéoludique. Doté d'un univers riche et envoûtant, d'une bande son exceptionnelle et d'une direction artistique sans faille, le nouveau jeu de Keiichiro Toyama se doit donc de faire partie de votre ludothèque. Proposant des environnements et des situations variées (recherche d'indices, sauvetage, infiltration, boss, puzzles, etc.), le jeu est si prenant qu'il devient même absolument impossible de se détacher complètement du sort d'Ekseville et de ses habitants une fois la console éteinte. Après la déception assassine dont nous a gratifié Resistance Burning Skies, le moral remonte donc au plus haut avec cette première création originale totalement exclusive à la Playstation Vita. Gravity Rush fait indéniablement partie de ces titres que la concurrence envie et que les joueurs ne pouvant s'y essayer apprendront à jalouser, tout simplement.
Blackninja
Blackninja
Commentaire du 26/01/2016 à 15:37:48
Marrant je n'ai jamais fini GR mais j'ai bouclé 3 fois Resistance.
En réponse à
Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 26/01/2016 à 15:51:24 En réponse à Blackninja
Mais pourquoi s'infliger ça ? :(
En réponse à
Blackninja
Blackninja
Commentaire du 26/01/2016 à 16:07:07 En réponse à Driftwood
Ok il est nul mais j'ai bien aimé le feeling des armes et c'était le seul FPS sur Vita en attendant Killzone.
J'avais pris GR Day One mais entre l'histoire nawak et certains combats trop longs (plus une perte de sauvegarde arrivé au 3/4 du jeu) je n'ai jamais eu le courage de me relancer dans l'aventure.
En réponse à
Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 26/01/2016 à 16:21:55 En réponse à Blackninja
La maniabilité était en effet prometteuse pour les futurs FPS. Malheureusement, à part Killzone ensuite... :(
En réponse à
japideep
japideep
Commentaire du 26/01/2016 à 16:49:28
Une bien belle DA. Et la suite à l'air encore plus colorée !
En réponse à
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