GSY Review PC

Fate Hunters, Neoverse, Nowhere Prophet, Second Second, SteamWorld Quest, Trials of Fire, Grand Guilds, Griftland, Ring of Pain... depuis le succès du génialissime Slay the Spire, les jeux solo de cartes à collectionner se déversent en un flot continue sur nos PC. Pour se faire une place au soleil, il ne suffit plus d’imiter le maître. Un constat que Louis Rigaud, le créateur d'Iris and The Giant, a clairement intégré.

Au premier regard

Il suffit d'un coup d’œil pour tomber sous le charme de cet univers à la fois enfantin et mélancolique. La jeune Iris que l'on incarne n'est guère à l'aise avec ses congénères et semble affronter ses angoisses en se réfugiant dans un monde onirique peuplé d'ennemis imaginaires l’empêchant de gravir une imposante structure. Le style des dessins, très épuré, presque naïf, est rehaussé de couleurs vives qui confèrent au jeu une identité visuelle unique. L'histoire, bien que basique, est distillée de façon régulière à travers des dessins ou des petites séquences animées qui renforcent l'onirisme de l'aventure. Ce n'est certes pas l'essentiel pour un jeu de ce type, mais cela reste un atout non négligeable sachant que, comme dans tout rogue-lite, le concept vous amènera à recommencer encore et encore votre périple, chaque échec impliquant de repartir du départ.

Au suivant !

La bonne nouvelle, c'est qu'Iris and the Giant fait aussi preuve d'originalité au niveau du gameplay. Par certains cotés, il s'agit d'une variante "Space Invader" du jeu de carte. Chaque niveau oppose Iris à des vagues d'ennemis au-delà desquels se situe une ou deux issues. Lorsqu'un ennemi est éliminé, l'élément qui était derrière lui avance d'un rang, qu'il s'agisse d'un autre ennemi, d'un piège, d'un trésor, de gemmes ou autre. Évidemment, il existe de nombreux types d'ennemis. Certains ne peuvent attaquer que lorsqu'ils sont au premier rang, d'autres vous agressent à distance, quelques uns profitent d'immunité à la magie ou aux armes. On trouve aussi des invocateurs, des mini-boss, des super balaises, des planqués, des voleurs... Pour vous défendre, vous disposez de cartes aux effets variés. La hallebarde balaye le premier rang d'un coup, alors que la vague de feu calcine une colonne. L'arc touche n'importe quel adversaire, l'épée permet d’enchaîner plusieurs coups, le fouet de ramener un élément au premier rang, l'éclair grille tous les ennemis du même type, la vague fait sauter les protections...

Carte jetable

Plus on progresse, plus on découvre d'adversaires et de cartes. Comme ses pairs, Iris and the giant permet aussi de débloquer des bonus permanents facilitant les tentatives suivantes, sous forme de souvenirs activables (en nombre limité) et d'amis imaginaires nécessitant d'accomplir certains défis. Néanmoins, contrairement à d'autres jeux du genre, la survie n'est pas qu'une question de points de vie. Ici, quasiment chaque carte disparaît une fois utilisée et il faut donc constamment s'approvisionner, que ce soit en fouillant des coffres, en volant des ennemis ou en faisant certains sacrifices. Iris, à chaque prise de niveau, peut obtenir des bonus qui durent le temps d'une tentative ou obtenir quelques cartes de plus. Un choix parfois délicat, ce qui nous amène aux faiblesses du titre. On peut évidemment comprendre qu'un jeu visiblement développé par un seul homme soit modeste, n'offrant qu'un personnage unique et des cartes aux synergies très limitées. Il faut simplement en être conscient. Mais à l'heure où j'écris ces lignes (le jeu est souvent patché), c'est avant tout l'équilibrage du jeu qui pose problème. Le concept même du jeu entraîne parfois des réactions en chaîne extrêmement violentes et le caractère aléatoire des tirages peut donner lieux à des situations épuisant rapidement la réserve de cartes, faute d'avoir LA carte nécessaire pour s'en sortir. Espérons que des ajustements viendront balancer la chose pour rendre l'expérience plus homogène.

Verdict


Vous l'aurez compris, Iris and the Giant n'a ni la prétention ni les moyens de devenir la nouvelle obsession des fans de deck building. Néanmoins, son principe original et son univers très attachant mérite le détour. Les amateurs du genre y passeront un bon moment et cela constitue même un point d'entrée très accessible pour les néophytes où les jeunes joueurs. Une bonne pioche.
  • Les plus
  • Univers visuels.
  • Variation original du genre.
  • Accessible.
  • Les moins
  • Pas vraiment de synergie entre les cartes.
  • Difficulté un peu trop aléatoire en l'état.
GTB - Acapello
GTB
Commentaire du 02/03/2020 à 23:19:50
J'ai un problème avec les principes de rogue-lite, mais le design et le côté accessible me tente. Je le mets en wishlist, il pourra me faire patienter Griftland.
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Quoi de neuf ?
  • reneyvane

    reneyvane @TheDud: Si pour le lancement pour Windows, on à le DLSS/FSR/XESS et les FrameGen qui vont avec, c'est royal, un peu comme la nouvelle version de TheWitcher3. (il y a 11 Heures)

  • TheDud

    TheDud @reneyvane: j'espere bien que ça sera le cas autrement ça serait scandaleux. prendre du temps pour faire une version PC c'est aussi pour proposer ça (il y a 1 Jour)

  • reneyvane

    reneyvane @TheDud: Merci pour la vidéo, j'ai une 4080, lorsque j'active le PT dans CrimsonDesert/AlanWake2 ou Cyberpunk, c'est sublime. Quid d'avoir le PT day-one dans GTA-6 pc ? (il y a 1 Semaine)

  • TheDud

    TheDud @reneyvane: yes j'ai vu. ici [url] la meilleure video qu'on puisse trouver sur le RTXDI de Control Resonant (il y a 1 Semaine)

  • reneyvane

    reneyvane @TheDud: Le site français Hardwareand.co ont fait un article sur la technique de "Control Resonant" (pc) et ils évoquent longuement la latence du FrameGen. [url] (il y a 1 Semaine)

  • reneyvane

    reneyvane @TheDud: Les différentes technologie du FrameGen Nvida/AMD/Intel ont une constante, l'ampleur de la latence créer par le multiplicateur est propre à chaque jeuxvideo. (il y a 1 Semaine)

  • face2papalocust

    face2papalocust @GTB: cool merci pour l'infos (il y a 1 Semaine)

  • Driftwood

    Driftwood Il est de nouveau possible de télécharger les vidéos sur le site. Désolé pour le mois et demi de panne. (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Retrouvez notre review de Rift Apart dès 16h00 aujourd'hui, mais en attendant Guilty Gear -Strive- est en vedette en home ! (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Le live commence d'ici 30 minutes, voici le lien GSY [url] et celui de Twitch [url] (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Nouveau live sur Returnal à 14h30 aujourd'hui. (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Le stream via Twitch, ici : [url] (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Le stream maison ce sera ici : [url] (il y a > 3 Mois)

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    Driftwood Rendez-vous à 17h00 pour un direct de 40 minutes sur Returnal (il y a > 3 Mois)

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