Un peu plus d'un mois après notre premier aperçu de Yerba Buena, nous revenons avec notre verdict après avoir terminé le jeu en environ douze heures. Comme vous allez le voir, la rédaction de cette nouvelle critique nous a posé plus de problèmes qu'à l'accoutumée, et même en ayant pris le temps de l'écrire à tête reposée, plusieurs jours après avoir atteint les crédits du jeu, on ne sait finalement toujours pas vraiment s'il nous faut le conseiller aux amateurs du genre ou non. Explications.
Il y a certes quelques énigmes assez frustrantes, et me concernant, certains bugs dans la dernière ligne droite qui ont bien failli avoir raison de ma patience, mais malgré tout, il est indéniable que l’aspect puzzle est vraiment bien pensé et que l’originalité du concept fait sa force. Ceci étant dit, il me faut tout de même évoquer les quelques problèmes de jouabilité liés à l’oscillateur, qui ne permet pas toujours d’interagir correctement avec les objets quand on en est un peu trop loin. Il y a évidemment une logique à cela, pour ne pas trop faciliter la tâche du joueur dans les zones les plus “vastes”, mais il faut parfois s’y reprendre à plusieurs fois alors que l’on se trouve bien dans une zone où le mouvement peut être utilisé. La dernière partie du jeu est déjà bien plus frustrante que le reste, car bien plus difficile, mais quand on ne parvient pas à enregistrer un mouvement (ou à le copier sur un objet) parce que l’on se trouve sur un véhicule qui se déplace et que l'on ne contrôle pas, cela devient vite énervant. À ce sujet, quelle idée de s’être reposé sur le Die & Retry dans l’avant dernière séquence de l’aventure. Tous les efforts de (très chouette) mise en scène de ce passage sont réduits à néant par les nombreuses tentatives obligatoires pour comprendre ce que l’on attend de nous, avec des checkpoints assez mal placés qui plus est… Dommage également que les phases de plateforme ne soient pas plus souples, ni que le jeu ne propose aucune forme d’aide. Je regrette aussi le passage dans le bunker qui, au-delà de sa direction artistique sans âme, nous induit sciemment en erreur à plusieurs reprises en nous faisant croire que tous les mouvements disponibles dans une pièce vont être utiles, alors qu’il faut en fait juste la traverser en quelques sauts sans rien y toucher. Sachant que dans d’autres pièces, de nombreuses manipulations sont nécessaires, cela peut surprendre... L’univers assez spécial du jeu ne m’a pas plus séduit que cela malgré un character design très réussi, et l’histoire, qui flirtent avec celle de Free Guy, n’est pas toujours très claire à suivre, mais elle sera peut-être un sympathique moteur pour d’autres joueurs, qui y seront plus sensibles. Au final donc, un jeu plutôt novateur avec une belle idée, mais également un titre qui ne propose aucune forme de guidage quand on se retrouve coincé, et qui souffre de quelques petites maladresses agaçantes.