GSY Review PS5 Xbox Series X PC Switch

Pour de nombreux joueurs et joueuses, l'été est souvent l'occasion de se laisser tenter par des jeux un peu différents et, quand c'est possible, que l'on peut pratiquer en nomade. Denshattack! fait clairement partie de cette catégorie de titres rafraîchissants qui procurent un plaisir immédiat, mais qui n'en sont pas moins profonds et intéressants. Un jeu qui n'est pas uniquement destiné à la Switch ou au Steam Deck (entre autres), même si nous n'avons pas boudé notre plaisir en le découvrant sur un petit écran.

Un sacré bout-en-train

Développé par le studio barcelonais Undercoders, Denshattack! est une véritable lettre d’amour au Japon, du jeu vidéo en passant par les mangas et les animés. Impossible de ne pas penser à Jet Set Radio en découvrant la direction artistique colorée et le monde futuro-déjanté du titre, qui s’appuie sur un concept tout aussi fou. Dans le monde de Denshattack!, il existe en effet une improbable compétition de trains où les locomotives, tels des skateboards de métal hurlants, peuvent être lancées dans les airs pour leur faire effectuer les figures les plus improbables, les faire changer de rail de circulation pour éviter les obstacles, rouler sur les murs, ou encore grinder le long de rambardes aériennes. Une idée complètement folle qui fonctionne incroyablement bien grâce à un level design vertigineux et inventif qui ne cesse de surprendre et à un gameplay accessible qui propose une belle marge de progression permettant de revenir sur des tracés déjà terminés pour obtenir toutes les médailles d’or. Les amateurs de challenge pourront en effet s’acharner à décrocher les meilleurs temps et scores et à réussir tous les défis proposés en plus sur chaque circuit. Rassurez-vous, il n’est pas obligatoire de tout accomplir en même temps au cours d’une tentative. Pour celles et ceux qui ne se pensent pas à la hauteur, pas de panique non plus, la progression n’est que rarement contrariée à cause de la difficulté, et hormis dans certaines épreuves qui demandent d’atteindre un certain score, on n'est jamais obligé de recommencer une course, que l’on ait atteint les objectifs de points et de temps ou réussi les défis indiqués. Même sans obtenir une médaille de bronze au global, il est parfaitement possible de continuer l’aventure.

Cap ferré

L’histoire se raconte par le biais d’images fixes, parfois doublées (en anglais ou en japonais au choix), dans un esprit très manga, et sans aller jusqu’à dire que l'intrigue est indispensable à l'expérience, les personnages hauts en couleurs participent à l'immersion dans l’univers. On progresse sur une carte à la manière de certains vieux jeux de plateforme, Mario en tête, avec parfois de courts arrêts à un journal pour compléter les pages de fanzine débloquées, ou à l'atelier pour personnaliser son train (coloris et stickers) ou en acheter un nouveau (chacun ayant ses propres statistiques - bonus et malus). Certaines épreuves demandent d'affronter le boss local, avec des mécaniques originales qui dépendent de l’adversaire (comme renvoyer une balle de baseball géante en faisant une figure), d’autres de remplir plusieurs objectifs sur un circuit fermé à plusieurs embranchements sur lequel on tourne en boucle jusqu’à tout dénicher, mais la plupart nous place sur les rails à partir d’un point A avec pour but d’atteindre la fin du trajet au point B. Si l'idée de vous déplacer sur des rails peut vous sembler très restrictive dans un jeu qui glisse sur les traces de Jet Set Radio ou Tony Hawk Pro Skater, il n’en est rien. D'une part, le jeu oblige régulièrement à changer de voie pour éviter des obstacles ou à sauter par-dessus quand aucune autre option n’est possible. D’autre part, on se retrouve régulièrement obligé de bondir sur un mur ou sur une rambarde, sans compter que les circuits sont pensés pour vous en mettre plein les yeux, avec des passages improbables qui nous demandent, par exemple, de diriger la grande roue sur laquelle on vient d'atterrir tout en faisant sauter notre train régulièrement pour éviter les obstacles qui se présentent sur notre chemin. On ressent donc un réel plaisir à chaque fois que l’on découvre un nouveau tracé et comme on va de surprise en surprise, la progression est forcément bien plus motivante.

Quand la loco motive

Tout cela ne fonctionnerait pas aussi bien sans une jouabilité bien pensée. Heureusement, le studio Undercoders n’a pas failli sur le plan des contrôles et des sensations de jeu. Comme les possibilités sont nombreuses, le jeu nous les présente petit à petit pour nous laisser le temps de les assimiler avant que d'autres soient ajoutées par la suite (ce qui arrive régulièrement, même après plusieurs heures de jeu). Le train de l'héroïne peut sauter, freiner, déraper (avec une notion de dérapage parfait quand on parvient à trouver le bon timing), faire des figures à l'aide du stick droit, mais il est aussi capable de grinder sur des rambardes (avec une mécanique d'équilibre à maintenir), de se rabattre immédiatement au sol après un saut (pour ne pas s'écraser sur un flanc de montagne par exemple), et même de quitter la voie ferrée pour éviter certains obstacles (avec parfois la possibilité de rouler au plafond ou sur les murs dans les tunnels cylindriques que l'on traverse). On ne va évidemment pas tout vous décrire ici, pour éviter de vous gâcher la surprise, mais d'autres façons de se mouvoir seront aussi de la partie. Comme les déplacements se veulent rapides, le jeu nous donne toujours des indications en temps réel concernant le tracé. À la manière de ce que l'on peut trouver dans un jeu de rallye, on peut donc compter sur des panneaux qui s'affichent à l'écran pour nous annoncer un virage, un passage où il faut utiliser l'avertisseur sonore du train pour ouvrir une barrière, etc. Si vous pensez que cela risque de vous faciliter un peu trop le travail, il n'en est rien. Il s'agit là d'une aide bienvenue, mais cela ne vous empêchera pas d'échouer lamentablement plusieurs fois par course. Heureusement, comme nous l'évoquions déjà plus haut, Denshattack! n'est pas construit sur un modèle de progression frustrant, et il est dès lors possible de manquer une manipulation sans que les conséquences en soient dramatiques. Undercoders a décidé de ne pas sanctionner les erreurs du joueur, aussi, chaque mauvaise manipulation impose seulement de reprendre quelques secondes avant l'accident. À moins donc de vouloir terminer une course sans la moindre sortie de route (pour le défi correspondant), on n'est jamais obligé de relancer une épreuve à cause d'une erreur qui nous aurait fait perdre un temps précieux.

Verdict


Parler de surprise à la découverte de l’excellente expérience que propose Denshattack! serait déplacé puisque la version d’essai, disponible depuis quelque temps déjà, donnait déjà le ton et montrait déjà tout le potentiel du titre. Disons donc que cette version finale est la confirmation de toutes les bonnes impressions données par la démo, et pour le tarif demandé (19.99€), il n’y a vraiment aucune raison pour ne pas prendre le train en marche. Même si le genre ne vous intéresse pas plus que cela à la base, Denshattack! est suffisamment bien fait pour vous accrocher. Je n'ai jamais été friand des séries SSX, Skate, Tony Hawk, et seul OlliOlli World avait su m’accrocher vraiment. Le jeu des Espagnols de chez Undercoders a tout de la petite friandise rafraîchissante à picorer tout l'été, et nous espérons sincèrement qu’il recevra l'accueil qu’il mérite pour montrer au marché qu’il y a définitivement de la place pour les projets originaux un peu fous.
  • Les plus
  • Univers coloré et déjanté
  • Chouette DA
  • Grisant et spectaculaire
  • Prise en main rapide
  • Bonne marge de progression
  • Des boss sur rails et ça marche
  • Vraiment pas cher
  • 60 fps sur le Steam Deck
  • Les moins
  • Tous les dialogues ne sont pas doublés
  • C'est tout

Notre avis en vidéo

Les compositeurs ayant œuvré pour le jeu

On ne l'a pas évoqué au sein de l'article mais la bande originale de Denshattack! est aussi d'excellente facture, avec une liste de noms ayant participé au projet qui impressionne compte tenu de leurs CV respectifs. On vous laisse les découvrir dans la liste suibsuit, mais soyez bien assurés bien que le studio Undercoders n'a pas oublié qu'un jeu d'arcade se devait d'offrir une bande son à la hauteur de son gameplay.


• Tee Lopes (Sonic Mania, TMNT: Shredder’s Revenge, Streets of Rage 4, Penny’s Big Breakaway)
• Shoji Meguro (série Persona, Metaphor: ReFantazio)
• Andrew One (GI Joe: Wrath of Cobra)
• Sean Bialo (Mighty Morphin Power Rangers: Rita’s Rewind, Penny’s Big Breakaway, TMNT: Shredder’s Revenge – Radical Remixes)
• 2 Mello (Bomb Rush Cyberfunk, Celeste B-sides, Sackboy: A Big Adventure)
• Ryo Nagamatsu (séries Splatoon, Mario Kart et The Legend of Zelda)
• Richard Jacques (série Jet Set Radio, Headhunter, 007 Blood Stone, Marvel’s Guardians of the Galaxy)
• The Noble Demon (Nightmare Kart, Vampire Survivors: Ode to Castlevania)
• Harumi Fujita « OkanP » (Mega Man 3, série Final Fight, Tomba!, Streets of Rage 4)
• Kohta Takahashi (Ridge Racer, Ace Combat 2, Tekken 5)
• Toni Leys (Go Slimey Go!, Super Farming Boy)

A propos du jeu
Plateformes
PC SWITCH XBSX PS5
Edité par
Fireshine Games
Developpé par
Undercoders
Patreon

135 $ de 400 $ par mois

Quoi de neuf ?
  • reneyvane

    reneyvane Généralement, plus ton pc est puissant avec des composants récents et plus tu es large en performance pour ne pas être au taquet pour grappiler des Fps en mettant toujours à jour les pilotes. (il y a 23 Heures)

  • GTB

    GTB @Flash_Runner: Les manettes ? (il y a 1 Jour)

  • Blackninja

    Blackninja @Flash_Runner: sur PC à l’époque de Skyrim je passais plus temps à modder qu’à jouer 🤪 (il y a 1 Jour)

  • Flash_Runner

    Flash_Runner la qualité.... ou modifier la colorimétrie et retirer un filtre jaune sur un seul jeu en quelques clic. Et c'est pas sorcier, et c'est clairement un avantage sur PC. En plus des prix et des early. (il y a 1 Jour)

  • Flash_Runner

    Flash_Runner Les galères avec les pilotes c'est du passé sur PC. Par contre c'est plsu chiant pour les shaders et les manettes ! Mais à côté de ça tu peux te faire une vrai exp personnalisée. Maximiser les fps.... (il y a 1 Jour)

  • CraCra

    CraCra Steam os est une sorte d'espoir pour y revenir (il y a 1 Jour)

  • CraCra

    CraCra je vois encore trop de gens autour de moi passer plus de temps a régler, télécharger des pilotes trop souvent a l'achat d'un nouveau jeu. Oui je joue sur moins bien mais je joue direct (il y a 1 Jour)

  • Driftwood

    Driftwood Il est de nouveau possible de télécharger les vidéos sur le site. Désolé pour le mois et demi de panne. (il y a > 3 Mois)

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    Driftwood Retrouvez notre review de Rift Apart dès 16h00 aujourd'hui, mais en attendant Guilty Gear -Strive- est en vedette en home ! (il y a > 3 Mois)

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    Driftwood Nouveau live sur Returnal à 14h30 aujourd'hui. (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Le stream via Twitch, ici : [url] (il y a > 3 Mois)

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    Driftwood Le stream maison ce sera ici : [url] (il y a > 3 Mois)

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    Driftwood Rendez-vous à 17h00 pour un direct de 40 minutes sur Returnal (il y a > 3 Mois)

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