GSY Review PS5 Xbox Series X PC

Deuxième titre du catalogue Nacon à avoir le droit à une couverture maison cette semaine, Styx: Blades of Greed marque le grand retour du célèbre personnage des Français de Cyanide Studio. Pour l’occasion, on vous invite à dévorer notre review écrite et à jeter un œil à notre Gamersyde Offline de présentation de la version PlayStation 5 Pro.

Styx nerveux

Après pas moins de huit ans d'absence, Styx est de retour avec Cyanide, qui reste aux commandes de la licence que le studio français a créé. Toujours aussi cinglant et fourbe, le gobelin doué de la parole est en quête de Quartz, une nouvelle source de pouvoir bien mystérieuse, avec un équipage hétéroclite composé d’une humaine, d’un elfe, de nains et d’une orque. Le Quartz étant très recherché par l’Inquisition, Styx va devoir le voler au nez et à la barbe de ses adversaires, et comme notre héros est capable d’absorber son pouvoir, il va se retrouver confronté au Flux, une entité étrange qui communique avec lui à chaque fois qu’il intègre l'énergie du Quartz en lui. Les événements de ce nouvel épisode font suite à ceux des deux précédents, et amènent petit à petit le contexte narratif vers celui qui avait été mis en place pour le jeu Of Orcs and Men, premier titre mettant en scène l’anti héros sarcastique à la peau verte on le rappelle. Malgré les efforts déployés pour conter les aventures de Styx par le biais de scènes cinématiques, l’histoire a surtout valeur de prétexte pour nous lancer dans une expérience portée essentiellement sur l’infiltration. Le doublage en anglais est de qualité, en particulier le comédien qui reprend son rôle pour donner aux remarques caustiques de Styx, l'humour fait souvent mouche, mais on vous mentirait en vous disant que c’est la narration qui nous a motivé notre progression. Elle a au moins le mérite de ne pas ternir l'expérience et de ne pas s’imposer de manière indigeste, les cutscenes et autres dialogues entre personnages sachant rester assez brefs en général. L’ambiance générale est soignée, avec une bande originale à base de cordes qui est tout à fait dans l'esprit de la série, mais l'intérêt majeur réside toujours dans le gameplay et les possibilités apportées par le level design.

Car en effet, Blades of Greed demeure avant tout un jeu d’infiltration où l’on va devoir faire le maximum pour passer inaperçu, et mine de rien, cela fonctionne toujours très bien. La structure narrative du jeu n’est pourtant pas très variée, les objectifs étant généralement les mêmes au sein des différents biomes disponibles, dans lesquels on va régulièrement revenir pour atteindre de nouvelles zones grâce à de nouveaux pouvoirs ou gadgets. En gros, Styx est toujours en quête d’un ou plusieurs morceaux de Quartz et une fois les trois lieux principaux nettoyés, un retour au zeppelin qui lui sert de base lui donnera des informations sur d’autres cristaux à aller chercher dans les mêmes environnements. Dit comme cela, on pourrait croire que Blades of Greed devient rapidement lassant, mais comme chaque mission permet de découvrir de nouveaux lieux au sein des biomes principaux, le plaisir de l’exploration et de la découverte reste intact. On n’aurait certes pas dit non à une plus grande variété d’environnements, mais les différentes cartes sont tout de même très grandes et détaillées, avec diverses ambiances visuelles pour maintenir un peu de fraîcheur dans la progression. De même, on découvre aussi de nouveaux adversaires petit à petit, même si ce sont souvent des archétypes que l'on retrouve d’une race à l'autre et que l'on reconnaît donc assez rapidement. Reste que l’on aborde pas du tout une situation de la même manière quand on a affaire à des cafards mutants généralement présents en masse dans un même lieu, et difficiles à approcher discrètement, ou un être infecté capable de nous repérer à l’odeur et insensible aux fléchettes empoisonnées.

Néanmoins, il faut avoir conscience que l’essentiel de l'expérience va consister à vous faire aller chercher du Quartz aux quatre coins des différentes contrées, avec souvent des contretemps assez similaires pour ponctuer la progression : trouver un ou plusieurs leviers pour actionner une grille ou désactiver des mécanismes afin de libérer l'accès au Quartz par exemple. Le but de tout cela étant de vous faire explorer de fond en comble toutes les cartes que Cyanide a pris le soin de construire minutieusement pour fournir un terrain de jeu propice à l’exploration et l’infiltration. Pour accélérer ses déplacements au sein des biomes, Styx pourra libérer des quais d’arrimage pour le zeppelin, à condition bien sûr de les trouver, et très souvent, de les sécuriser en se débarrassant des quelques ennemis qui s’y trouvent. Notez que certaines de ces cachettes pourront revenir aux mains de l’ennemi au fur et à mesure de la progression du scénario, vous obligeant à les libérer de nouveau pour pouvoir les utiliser comme moyen de vous rapprocher de vos futurs objectifs. Sachez également qu’il est possible d’utiliser ces quais pour voyager rapidement de l’un à l’autre, mais que le déplacement se fera toujours à bord d'un petit ballon, en temps réel donc. Pour revenir au zeppelin, il vous faudra atteindre ces zones sûres et utiliser la carte en 3D qui s’y trouve (visuellement très réussie au passage). Malgré le côté très routinier des objectifs, qui fait tout d'abord craindre le pire, on se prend finalement vite au jeu et on s'amuse à découvrir les nombreux passages disposés par le studio. Revenir sur des lieux déjà traversés pourra également vous permettre de mettre la main sur des runes que vous pourrez équiper pour profiter d'effets supplémentaires, mais rien ne vous y oblige si vous ne voulez pas risquer de tomber dans une redondance trop marquée.

Rainbow Styx

Jeu d’infiltration oblige, le level design de Blades of Greed a fait l’objet du plus grand soin. Les passages alternatifs sont nombreux, qu'il s’agisse de se glisser dans une petite ouverture au ras du sol ou de mettre à profit la verticalité des niveaux et les talents de Styx pour l’escalade et le grimper de corde. Grâce à la touche RB/R1, le gobelin peut en effet s'élancer à la verticale le long d'une surface pour atteindre un rebord ou une fissure dans un mur, ce qui oblige à être bien attentif pour repérer les itinéraires possibles. Comme le personnage principal est aussi capable d'effectuer un double saut, il est parfaitement possible de combiner ces deux mouvements pour accéder à des zones qui pourraient sembler inaccessibles à la base. Il y a bien quelques bordures de toits qui sont habillées de pics acérés pour empêcher Styx de s'y accrocher, mais on dispose d'une réelle liberté d'approche qui fait plaisir à voir. D'autant que Styx va aussi pouvoir bénéficier de certains gadgets, comme le grappin pour grimper sur des corniches (qui lui donnera des faux airs de Batman Arkham), ou une sorte de deltaplane/planeur, bien pratique pour utiliser les courants d’air ascendants, ou tout simplement pour atterrir sur une plateforme plus éloignée. À cela, vous pourrez également ajouter la possibilité (plus tardive) de traverser les grilles en fer à la manière d’un Raziel, ce qui vous montre l'étendue des outils mis à votre disposition pour progresser comme bon vous semble. Sachant en plus que Styx dispose de pas moins de trois arbres de compétences pour lui donner encore plus d’options pour appréhender les zones d’infiltration et les adversaires qui s'y trouvent.

Tout d’abord, on trouve les compétences d’ambre puisque, on vous le rappelle, Styx, qui était au départ un orque, est devenu un gobelin à cause de cette substance. Les capacités liées à l’ambre sont déjà bien connues des amateurs de la franchise pour la plupart : possibilité de créer un ou plusieurs clones, de devenir invisible, d’assassiner une cible quand on se cache dans une armoire ou un coffre, vision d’ambre pour dévoiler les ennemis présents dans les alentours, et l’utilisation du cocon pour revenir à la vie (aptitude moins primordiale quand on sait que l’on peut lancer une sauvegarde rapide à tout moment en cliquant sur le stick gauche). Ensuite arrivent les compétences de Quartz, permettant le contrôle mental d’une cible (à différents niveaux en fonction de votre progression dans l’arbre), le ralentissement du temps (bien pratique pour récupérer un objet clef quand la zone grouille de cafards), les réflexes de gobelin (pour réaliser des esquives plus efficaces) ou le déclenchement d’une onde de flux pour déstabiliser un ennemi. Enfin, vous pourrez améliorer les outils et prototypes de Styx à condition de dénicher des schémas dans les différents niveaux. Cela vous permettra de transporter plus de matériaux, de potions (de soin ou d’ambre), de fabriquer plus d’objets et de les rendre plus efficaces (comme pour les crochets par exemple). Libre à vous de faire usage des pouvoirs de Styx ou non, la liberté d’approche n’est pas feinte, et vous pouvez d’ailleurs parfaitement traverser le jeu en ne touchant quasiment aucun adversaire, en dehors des quelques affrontements obligatoires ceci dit. Styx n’étant pas spécialement taillé pour le combat, il s’agit en général de la dernière solution à envisager, d’autant qu’il ne peut sortir son poignard qu’à la condition d’avoir au préalable locké sa cible. Une décision un peu surprenante tant il ne semble pas très naturel de ne pas pouvoir faire usage de son arme de manière plus libre. Compte tenu de la faible constitution du héros, tâchez de bien réussir vos mouvements d’esquive (qui peuvent d’ailleurs vous donner une fenêtre de contre-attaque bien utile si vous réussissez à les déclencher à la dernière seconde) sous peine de finir embroché comme un poulet.

Comme évoqué plus haut, en fonction du type d’adversaire, il faudra agir différemment. Là où les ennemis les moins protégés pourront être tués d’un simple coup de poignard (discrètement ou plus brutalement, vous aurez le choix), il faudra utiliser ce qui est mis à disposition dans le décor pour les plus costauds, ou tout simplement ceux qui sont munis d’une armure (il est possible de la leur enlever en les prenant par surprise, mais dans ce cas, il faut ensuite les vaincre dans un face-à-face à l’arme blanche). Les moyens de se débarrasser de ces cibles ne sont par contre pas très nombreux puisqu’il faudra tantôt empoisonner leur nourriture (ou leurs boissons) en vomissant dessus, tantôt leur faire tomber un lustre sur la tête. Ceux qui vous causeront le plus de soucis seront immanquablement les cafards que nous avons déjà évoqués à plusieurs reprises. Non content de se déplacer en essaim, certains sont protégés par une carapace qui empêche de les prendre par surprise. Hélas, même les plus fragiles peuvent difficilement être tués au poignard, leur mort déclenchant généralement une alerte générale dans la zone où ils se trouvent. Utiliser des fléchettes empoisonnées est une option viable, mais comme on en transporte assez peu sur nous et que l’on ne dispose pas toujours de toutes les ressources pour en fabriquer, inutile de dire que vous ne pourrez jamais nettoyer une zone infestée de cette manière. Pour nous, c’est là que les pouvoirs d’ambre nous ont parfois sauvé la mise, notamment quand nous n’avions plus de bouteilles vides sous la main pour créer une diversion plus classique et les éloigner. La solution, essayer de progresser au maximum par les hauteurs en croisant les doigts pour avoir le temps de récupérer l’objet de mission suffisamment rapidement pour que ces affreuses bestioles ne vous tuent pas pendant l’opération.

Assassin’s Greed

Visuellement, on peut dire que le jeu de Cyanide Studio s'en sort avec les honneurs, mais cela n'est pas sans conséquence pour les consoles. L'Unreal Engine 5 est bien connu pour sa grande gourmandise et de nombreux titres en ont déjà payé les frais, et ici, le sacrifice le plus visible se fera au niveau de la qualité d'image, y compris sur PlayStation 5 Pro. Comme vous pourrez le voir dans notre vidéo de présentation, la résolution affichée n'atteint clairement pas le 1440p que l'on pouvait espérer, et certains effets spéciaux liés aux ombres ont parfois un rendu très étrange, avec une impression de fourmillement à l'écran par exemple. Sur un gros PC, le résultat est autrement meilleur, mais le jeu reste très exigeant si vous voulez vous passez de l'option de génération d'image, qui nous a largement servi pour fluidifier l'expérience avec une 5080. Le DLSS est également de rigueur, mais si ce n'est un rendu un peu étrange de certains passages (ou les nuages), il fonctionne à merveille et est parfaitement capable de restituer une image de très bonne qualité en 4K. Avec une 2080 Ti, il faut assez logiquement se limiter au 1440p tout en ayant recours à la méthode de reconstruction de NVIDIA, et la netteté de l'affichage s'en ressent forcément, mais cela reste supérieur à ce que l'on peut constater sur les consoles. Sur les trois biomes principaux, c'est surtout le tout premier (disponible dans la démo) qui nous a impressionnés le plus par ses décors, mais l'ensemble demeure de très bonne facture pour une production double-A, et même celles et ceux qui y joueront sur PS5 ou Xbox Series devraient pouvoir profiter du travail des artistes de Cyanide. Styx est toujours parfaitement modélisé, avec un look qui le rend toujours aussi charismatique, et si les humains et les elfes nous semblent un peu en deçà, il faut noter les efforts qui ont été portés sur l'animation des bouches des différents protagonistes, qui collent parfaitement aux paroles prononcées (en anglais uniquement on le rappelle). Les animations des personnages sont par ailleurs tout à fait acceptables pour un titre de ce budget, mais il faudra se faire aux sauts très rapides du héros, qui donnent au départ l'impression qu'il n'a aucun poids. Heureusement, comme Styx s'accroche automatiquement à bon nombre de prises, il n'y a pour ainsi dire jamais le moindre accident de parcours quand on évolue dans les niveaux, y compris pendant les nombreuses acrobaties que l'on peut faire en cumulant sa panoplie de mouvements et ses gadgets. Comme nous n'avons pas croisé de bugs au cours de notre aventure sur PC, l'expérience n'a pas été ternie de frustrations techniques, et si ce n'est les quelques errances de l'IA (une habitude dans le genre diront certains) et les quelques accroches de framerate que nous avons pu parfois remarquer, le jeu arrive dans un état globalement satisfaisant. Notez que nous ne pouvons garantir que ce soit aussi le cas sur les consoles, notre temps de jeu sur PS5 étant resté limité.

Gameplay maison non commenté sur PS5 Pro

Verdict


Même si nous avions apprécié les deux premiers volets, nous devons avouer que nous n'attendions pas ce troisième épisode avec une grande impatience. Comme on dit souvent, loin des yeux, loin du cœur, et pour le coup, l'adage est on ne peut plus vrai dans le cas qui nous intéresse. Parce qu'au bout du compte, nous replonger dans cet univers, et surtout dans cette proposition de gameplay centrée sur l'infiltration, nous a rappelé pourquoi nous avions passé d'excellents moments sur Master of Shadows et Shards of Darkness. Blades of Greed s'appuie sur un level design très bien fichu qui incite à chercher des chemins alternatifs ou à adapter sa manière d'aborder les situations, et si sa construction narrative impose une redondance indéniable des objectifs à atteindre, le choix de proposer des niveaux assez vastes pour justifier que l'on y revienne pour découvrir de nouvelles zones était plutôt malin. Au tarif proposé (seulement 39.99€), on ne doute pas que cette nouvelle aventure de Styx saura trouver son public, et si vous appréciez l'infiltration à l'ancienne avec un maximum de liberté dans les approches, on ne peut que vous le conseiller en ce début d'année 2026.
  • Les plus
  • Environnements denses et bien détaillés
  • Un level design bien pensé
  • Les nombreuses possibilités
  • Des ennemis qui forcent à s'adapter
  • Très joli sur PC
  • Correct sur PS5 avec un 60 fps compétent
  • La sauvegarde rapide
  • Bonne durée de vie
  • Le prix
  • Les moins
  • Manque de variété des objectifs
  • Partie combat en deçà
  • Seulement trois biomes principaux
  • Qualité d'image dégradée sur les consoles

Gamersyde Offline de présentation sur PS5 Pro

A propos du jeu
Plateformes
PC XBSX PS5
Edité par
Nacon
Developpé par
Cyanide Studio
Patreon

135 $ de 400 $ par mois

Quoi de neuf ?
  • Soda

    Soda L'immense Robert Duvall nous a quitté :( (il y a 15 Heures)

  • reneyvane

    reneyvane James Van Der Beek est mort, l'acteur qui incarna Dawson dans la série du même nom de 1998 à 2003 souffrait d'un cancer, récemment il avait vendu des objets de la série pour payer son traitement. (il y a 5 Jours)

  • GTB

    GTB @Elidjah: C'est bien aujourd'hui. Dans le courant de l'aprés midi ou début de soirée. (il y a 5 Jours)

  • Elidjah

    Elidjah @GTB: Arf, j'ai cru que c'était aujourd'hui... Vivement que je mette les pinces sur Replaced (il y a 6 Jours)

  • GTB

    GTB Planet of Lana 2 et Replaced auront tous les 2 une démo à partir de demain (11/02). (il y a 6 Jours)

  • reneyvane

    reneyvane GoG offre jusqu'au 5 Février 2026, les 3 premiers jeux "Alone In The Dark" de 1992, 1994 & 1995. Le premier épisode ne dispose pas d'une traduction française. (il y a 2 Semaines)

  • reneyvane

    reneyvane "JUDAS : Ils y ont JOUÉ et ça s'annonce DINGUE ! 💥 1er AVIS et NOUVELLES INFORMATIONS à savoir" [url] (il y a 2 Semaines)

  • Driftwood

    Driftwood Il est de nouveau possible de télécharger les vidéos sur le site. Désolé pour le mois et demi de panne. (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Retrouvez notre review de Rift Apart dès 16h00 aujourd'hui, mais en attendant Guilty Gear -Strive- est en vedette en home ! (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Le live commence d'ici 30 minutes, voici le lien GSY [url] et celui de Twitch [url] (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Nouveau live sur Returnal à 14h30 aujourd'hui. (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Le stream via Twitch, ici : [url] (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Le stream maison ce sera ici : [url] (il y a > 3 Mois)

  • Driftwood

    Driftwood Rendez-vous à 17h00 pour un direct de 40 minutes sur Returnal (il y a > 3 Mois)

Aussi sur Gamersyde

Notre avis sur Gear.Club Unlimited 3

  • Lundi 16 février 2026
  • Driftwood

Crimson Capes est disponible

  • Jeudi 12 février 2026
  • Driftwood

GSY Review : Mario Tennis Fever

  • Mardi 10 février 2026
  • davton