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Après une rencontre privilégiée avec lui pendant la Gamescom 2019, Journey to the Savage Planet est arrivé entre nos mains il y a maintenant dix jours, ce qui nous a laissé un temps confortable pour le découvrir en profondeur. En attendant le live de ce soir dès 21h30, on vous propose donc de jeter un œil à notre review et aux quatre vidéos qui l'accompagnent.

Kindred Surprise

Espace, frontière de l'infini vers laquelle voyage votre vaisseau spatial... Enfin disons plutôt spécial, vous avez beau être un explorateur en quête d'une planète habitable pour y accueillir la race humaine, on ne peut pas dire que ceux qui vous ont envoyé en mission ont le même sérieux que la NASA ou l'Agence Spatiale Européenne. Le PDG de Kindred a, pour commencer, une façon bien particulière de s'adresser à vous, via des vidéos mises en scène avec le talent d'un publicitaire un brin porté sur le kitch. De plus, son enthousiasme exagéré visant à maintenir votre motivation intacte tranche avec les dangers potentiels que vous encourez. Des dangers qui ne sont finalement que tout relatifs compte tenu du ton très léger du titre de Typhoon Studios, qui tend plus vers la farce qu'autre chose. Accompagné d'une IA très bavarde (dont on peut cependant limiter les interventions) et très sarcastique, vous allez devoir obtenir le maximum d'informations sur la planète sur laquelle vous avez atterri, tout en cherchant de quoi réparer votre vaisseau pour être en mesure de repartir sur terre, non sans avoir au préalable essayé de comprendre pourquoi dans cet endroit supposément vide de toute forme d'intelligence se dressent des édifices d'origine extraterrestre. Journey to the Savage Planet se présente comme un jeu d'exploration mélangeant plate-forme et tir avec un zeste de Metroidvania, un mélange qui a déjà fait ses preuves en de nombreuses occasions.

L'aventure proposée par Journey to the Savage Planet, bien que scénarisée, n'est évidemment qu'un joli prétexte pour vous faire découvrir un monde assez loufoque où les créatures pacifiques peuvent être maltraitées par le colon que vous êtes et où les nombreux prédateurs vous donneront de moins en moins de fil à retordre à mesure que vous progresserez dans l'aventure. Il faut dire que votre équipement et votre résistance s'étoffe avec le temps, vous permettant de mieux affronter les périls de AR-Y-26. Comme tout bon explorateur qui se respecte, il vous faudra scanner votre environnement ainsi que la faune locale de manière à en apprendre plus sur cet étrange écosystème et à débloquer de nouveaux outils pour atteindre des zones autrement inaccessibles. L'IA de votre vaisseau qui vous "tient la main" à la manière de GLaDOS dans Portal vous fournira régulièrement de nouveaux objectifs (principaux ou secondaires) que vous aurez tout intérêt à suivre pour améliorer votre équipement et profiter de tout ce que le jeu a à offrir. Pour étoffer l'univers du jeu, vous recevrez régulièrement des messages de Kindred (emails) et de son PDG Martin Tweed (vidéos), aussi faudra-t-il penser à allumer l'ordinateur de votre vaisseau à chaque fois que vous y reviendrez pour fabriquer une amélioration ou un nouvel outil grâce à votre imprimante 3D. En bonus, vous aurez également droit à quelques publicités complètement déjantées visant à promouvoir divers produits tout aussi inutiles (ou dégoûtants) les uns que les autres.

Apollo Tweed

Le but du jeu étant d'atteindre le plus haut niveau de la structure extraterrestre, il va obligatoirement falloir vous munir des gadgets essentiels à votre progression. Budget limité oblige, Kindred Aerospace n'a pu vous fournir le moindre équipement pour vous aider dans votre quête, il vous faudra donc trouver les matériaux nécessaires sur place et vous confectionner tout ce dont vous aurez besoin. Cela commence évidemment par une arme, les animaux croisés n'ayant pas tous les meilleures intentions à votre égard. Vient ensuite des boosters pour vous permettre de gagner une impulsion supplémentaire une fois en l'air, puis une sorte de grappin capable de s'accrocher à une plante locale, qui pourra ensuite être amélioré pour permettre de grinder façon Tony Hawk. Qu'il s'agisse de votre pistolet ou du reste de votre équipement, tout pourra être upgradé à condition de récolter suffisamment de ressources (carbone, silicone, aluminium, alliage extraterrestre) et de posséder le rang de recherche scientifique requis. Ce dernier s'acquiert en remplissant un certain nombre de petits objectifs optionnels (que nous vous encourageons à remplir le plus régulièrement possible) comme par exemple récupérer des échantillons sur des créatures vivantes, réussir à tuer 10 d'entre elles au corps à corps sans prendre de dégâts, etc. Chaque tâche qui vous est donnée vous octroie toujours une forme de récompense, jusque dans ce que l'on pourrait considérer comme de simples collectibles. Ainsi, il existe par exemple 100 fruits rouge-orangé plus ou moins bien cachés dans le monde, mais les ingurgiter vous permettra d'augmenter régulièrement votre barre de vie et celle d'endurance (pour courir plus longtemps). Bien sûr, après en avoir avalé un certain nombre, vous ne profiterez plus d'aucun avantage, mais pour atteindre le maximum des deux jauges, il vous faudra tout de même en consommer une belle quantité.

On évolue donc dans ce monde inconnu avec un plaisir non feint, alternant entre les passages de plate-forme et les combats (vous allez même rencontrez trois boss), avec quelques séquences qui demandent un peu plus d'adresse ou de rapidité, sans que le jeu n'en devienne jamais très exigeant à ce niveau. Le fait de voir son équipement s'étoffer au fur et à mesure est une motivation suffisante pour continuer de jouer, de même que l'envie de découvrir de nouvelles zones, dont certaines ne seront pas forcément sur votre route si vous ne vous occupez que de la trame principale (ce qui serait bien dommage évidemment). No Man's Sky à échelle très réduite, Journey to the Savage Planet n'inclut aucun système rébarbatif et même la collecte de ressources et le crafting se font sans donner l'impression d'imposer une contrainte supplémentaire au joueur. À cette boucle de gameplay, certes classique mais diablement efficace,, il faut ajouter les environnements particulièrement agréables à l’œil, avec une direction artistique charmante et des couleurs chatoyantes qui font plaisir à voir en ce début d'année très grisâtre. On comprend d'autant mieux la présence d'un mode photo pour immortaliser les magnifiques points de vue croisés. Côté sonore, le jeu dispose d'une traduction française intégrale en Québécois qui ajoutera peut-être pour certains à la dimension comico-cosmique de l'aventure. Si l'accent trop prononcé venait à vous déranger, la version anglaise est également de très bonne facture et des sous-titres en français sont disponibles. Les performances de la version PC testées sont très satisfaisantes puisque, contrairement à la plupart des jeux en monde ouvert sous Unreal Engine 4, nous n'avons noté aucun problème de stuttering ou de ralentissements liés au moteur. Tout juste avons-nous eu besoin de baisser les ombres en élevé pour maintenir le 60 fps dans certaines zones. Avec notre 2080 Ti, l'expérience en 4K a été parfaitement fluide dans cette configuration, mais la dernière mise à jour semble avoir perturbé le mode plein écran, qui n'affiche pas réellement la résolution demandée (à vérifier cependant). En mode borderless, les performances restent bonnes, mais il nous semble qu'elles étaient en poil meilleures en fullscreen.

Verdict


Nous avons passé un excellent moment sur Journey to the Savage Planet, qui arrive à point nommé pour redonner des couleurs à ce début 2020 un peu morne du côté des sorties de jeux vidéo. Si le fond du jeu n'est pas fondamentalement original, ses mécaniques fonctionnent parfaitement et le soin apporté à la confection de ce monde étrange donne envie de s'y plonger totalement, seul ou accompagné. Car en effet, même sans s'appuyer sur de réelles mécaniques de coopération, le titre de Typhoon Studios permet aussi de partager son expérience avec un ami par le biais du mode en ligne. Un voyage que l'on vous conseille donc sans ménagement, d'autant qu'avec sa durée de vie honnête (20 heures pour le terminer à 100%), son prix ne nous paraît pas du tout abusif compte tenu de sa réalisation globale.
  • Les plus
  • La planète à découvrir
  • Le côté Metroidvania
  • L'humour
  • L'exploration
  • La possibilité de jouer à deux
  • Très joli
  • Français (enfin Québécois) intégral
  • Les moins
  • N'attendez pas une histoire incroyable
  • Finalement pas très original (pas que cela nous ait dérangé)
A propos du jeu
Plateformes
PC PS4 XBOXONE
Edité par
505 Games
Developpé par
Typhoon Studios
Patreon

224 $ de 400 $ par mois

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