Après un premier épisode qui se voulait une lettre d'amour à l'ère 8-bit et à Wonder Boy, Aggelos 2 vient lorgner du côté des machines 16-bit qu'étaient la Megadrive de SEGA et la Super Nintendo. Une production de nouveau 100% made in chez nous puisque François Perez est toujours aux commandes de cette suite. Le résultat est très solide mais il reste exigeant, avec des points de respawn assez espacés, des ennemis qui réapparaissent à chaque fois que l'on revient dans un écran déjà traversé, et une carte toujours aussi peu lisible, même si l'on peut marquer les lieux traversés. Reste que ce nouveau Metroidvania a du cœur et qu'il récompense l'exploration (non linéaire) en fournissant de nouveau outils pour progresser, comme des armes, des ailes, ou un grappin par exemple. Si le jeu reste difficile par certains côtés, il a la bonne idée de ne pas punir le joueur en lui enlevant les objets récupérés depuis le dernier point de sauvegarde quand il meurt, et la carte découverte le reste également dans ce cas de figure. La présence de deux cartes différentes (le Royaume de Lumen et le Monde des Ténèbres) est également une bonne idée pour la profession, qui oblige à alterner entre les deux univers. Dans le même esprit, le héros dispose de deux formes (angélique et démoniaque), qui donnent accès à des attaques distinctes et permettent d'instaurer un système de switch pour absorber les projectiles ennemis, comme dans Outland de Housemarque, ou bien sûr, Ikaruga de Treasure. Trêve de bavardages, on vous laisse découvrir les vingt-et-une premières minutes de l'aventure sur PC.

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