Après des sorties sur PlayStation 5 et PC, Final Fantasy VII Rebirth est maintenant disponible sur XBOX Series X|S et Nintendo Switch 2, et nous vous proposons de découvrir notre avis sur la version Switch 2 ainsi que notre vidéo des 30 premières minutes du jeu.
Après l’épisode Remake que nous avions beaucoup apprécié lors de sa sortie, c’est désormais Final Fantasy VII Rebirth auquel nous avons pu nous frotter. Les événements se déroulent tout de suite après la fin de Remake, avec Cloud et sa bande qui vont donc découvrir le monde et sortir de Midgar. Comme d’habitude, nous ne vous dévoilerons rien du scénario dans cette review, mais après avoir terminé l’aventure, on ne doute pas que les choix pris par les scénaristes vont encore diviser les joueurs puisque le déroulement de l'intrigue n’est pas forcément identique à celui de l’œuvre originale. Sachez toutefois que cela ne nous aura pas du tout dérangés, au contraire même, puisque nous sommes, comme à la fin de Remake, impatients de découvrir le prochain et dernier épisode de cette grande trilogie.
Sortir de Midgar implique de découvrir les différentes régions du monde, et donc de moins ressentir l’effet couloir que pouvait parfois dégager le premier épisode. On remarque tout de même que Cloud est un peu moins empoté et dès le début du jeu, vous pourrez lui faire exécuter différents mouvements en appuyant sur la touche rond, comme enjamber une barrière, faire une roulade ou sauter. Ce n’est pas toujours très gracieux, mais c’est malgré tout une petite amélioration qu'il faut souligner. Vous aurez également quelques séquences d’escalade très basiques, avec une "superbe" peinture jaune vous montrant les différentes prises que vous pouvez attraper. Vous pourrez également trouver des objets cachés dans les caisses que vous détruirez à grands coups d’épée, ou récupérer des points de magie en frappant les pierres Mako. Les lieux de repos sont de nouveaux présents et sont généralement représentés par des bancs ou des lits dans un hôtel, de quoi récupérer tous vos points de vie facilement. Durant vos virées, vous vous déplacerez à pied bien sûr, mais aussi à dos de chocobo, en utilisant le fast travel ou via des moyens de transport spéciaux comme le Tiny Bronco ou des Gyropodes. Bien évidemment, les phases de jeu plus scriptés seront toujours assez linéaires, mais l’exploration est maintenant au cœur de la progression et cette ouverture donne une toute autre envergure aux différents lieux que vous traverserez.
Les combats ont évidemment une place importante dans Final Fantasy VII Rebirth et si vous aviez apprécié le système de combat du premier épisode, vous ne devriez pas être trop surpris. En contrôlant Cloud, un appui sur carré vous permettra d’attaquer simplement vos adversaires, alors qu’un appui prolongé déclenchera une attaque sur de multiples ennemis. Après une esquive, cette même touche carré déclenche une attaque à distance, et un maintien de la touche vous fera effectuer un combo aérien. Chaque personnage dispose de mouvements qui lui sont propres, et vous pourrez facilement passer de l’un à l’autre durant un combat et laisser l’IA s’occuper de ceux que vous ne contrôlez pas. La fameuse jauge d’ATB est toujours présente, et elle se remplira au fur et à mesure pendant les affrontements. Lorsqu’au moins une barre sera remplie, vous pourrez utiliser des compétences, des sorts ou des objets en appuyant sur la touche Croix. Le blocage des attaques est toujours d’actualité, tout comme les esquives, alors qu’en appuyant au bon moment vous déclencherez une garde précise qui annulera tous les dégâts. Les matérias et leurs évolutions utilisent aussi le même principe, et vous pourrez mixer les possibilités selon les attributions que vous ferez.
La fameuse jauge de choc des ennemis fait aussi son grand retour, et il faudra la remplir autant que possible pour prendre l’avantage. En infligeant des dégâts ou en utilisant des sorts qui ciblent la faiblesse élémentaire de l'adversaire, vous pourrez déclencher un effet de fragilité qui remplira la jauge encore plus rapidement. Une fois en état de choc, l’ennemi est alors sans défense et restera immobile durant quelques secondes, vous donnant l’opportunité de déclencher vos attaques les plus puissantes puisqu’il subira également plus de dégâts. C’est aussi le moment idéal pour lancer une action synchronisée qui se déclenche avec l’aide d’un allié, l'une des nouveautés de ce second épisode. Tout comme dans Remake, ce style de combat assez nerveux, qui offre la possibilité de déclencher des actions spécifiques avec la jauge d’ATB, est particulièrement efficace, et nous l’apprécions beaucoup, même si nous avons généralement un petit faible pour les combats au tour par tour. Les invocations sont aussi présentes et, comme toujours, leurs apparitions se font via un déluge d’effets à l’écran. Pour en finir avec les combats, en plus des modes de difficultés facile et normal, on remarque la présence d'un tout nouveau mode dynamique, qui adapte la puissance des ennemis à votre niveau.
Niveau contenu, Final Fantasy VII Rebirth ne se moque pas de vous puisqu’en plus de l’histoire principale, qui devrait vous prendre plusieurs dizaines d’heures pour en voir le bout, vous pourrez vous adonnez à tout un tas d’activités annexes en traversant Costa del Sol, Gold Saucer ou encore la Région de Gongaga. On commence par le Queen's Blood, un jeu de cartes à collectionner très addictif sur lequel nous avons passé un temps vraiment considérable. Vous aurez assez régulièrement l'occasion d'obtenir de nouvelles cartes, et vous pourrez ainsi développer plusieurs decks et utiliser des stratégies complètement différentes pour vaincre vos adversaires. La course de Chocobos est une autre activité annexe située à Gold Saucer, chaque chocobo ayant des attributs différents qui vont influencer sa vitesse ou sa stabilité par exemple. Le G-BIKE est une variante des séquences à moto que nous avions découvert sur l'autoroute de Midgar dans Final Fantasy VII Remake. Vous devrez marquer le plus de points possible en éliminant les adversaires et en évitant de subir trop de dégâts.
Il y a encore beaucoup d’autres choses à faire, comme par exemple jouer du piano : vous pourrez jouer librement en apprenant les différentes manipulations via la manette, ou encore suivre scrupuleusement les partitions que vous allez trouver en explorant le monde. Tout ce contenu annexe est, dans sa grande majorité, très intéressant, et si le premier épisode manquait un peu de substance, on ne peut pas dire que cette suite soit avare en contenu. Après un Like a Dragon: Infinite Wealth, qui avait frappé fort dans ce domaine, on apprécie donc vraiment de pouvoir se vider la tête dans une course à moto ou dans un affrontement de cartes, sans que cela ne soit jamais obligatoire d'y passer du temps. En ce qui concerne la durée de vie, nous avons pu voir la fin de l’aventure en 70 heures environ, mais nous sommes vraiment loin d’avoir tout découvert dans le jeu. Il y aura donc de quoi faire pour les complétionistes car on imagine sans mal qu’il faudra dépasser la centaine d’heures de jeu pour voir la totalité de ce que Final Fantasy VII Rebirth a à nous offrir.
Il est temps maintenant d’aborder la réalisation de cette version Switch 2 et nous commençons par le très bon, avec cette direction artistique de grande qualité et des personnages toujours aussi sympathiques : c’est un véritable plaisir de suivre Cloud, Tifa, Barret, Aerith, Red XIII, Yuffie, Cait Sith et les autres. Sur le plan musical, c’est aussi une grande réussite avec des mélodies que l’on pourra reconnaître assez facilement, mais aussi des compositions complètement inédites qui apportent beaucoup à l’ensemble. La mise en scène est elle aussi quasi sans faille avec certains passages vraiment très spectaculaires, et d’autres beaucoup plus posés, mais qui gardent tout de même beaucoup de personnalité. On apprécie également les temps de chargement plutôt rapides sur la console hybride, que cela soit au lancement du jeu ou après un fast travel. Pour ceux qui avaient jeté un œil à la démo, sachez que le résultat au niveau du framerate et du frame-pacing est bien plus satisfaisant, les développeurs ayant évidemment opté pour du 30 FPS. Il arrive de ressentir quelques petites baisses lorsque l'écran est surchargé ou lors de l'exploration dans le monde ouvert, mais cela est suffisamment léger pour ne pas gêner l'expérience de jeu.
On apprécie aussi et surtout le rendu global du jeu qui est assez fou pour une console aussi peu énergivore, et c'est clairement un petit tour de force de voir un jeu aussi impressionnant sur une Switch 2. L'utilisation du DLSS fait des miracles et donne une image certes perfectible mais surtout bien suffisante pour jouer sur la portable ou sur votre TV même si bien entendu, le jeu nécessite quelques concessions pour arriver à ce résultat. On remarquera notamment une population un peu moins dense par rapport aux autres versions, quelques textures moins détaillées ou encore un pop-in plus visible dans les zones ouvertes. Et pourtant, le résultat est vraiment bluffant en mode portable et aussi très satisfaisant en mode docké, même si vous aurez évidemment plus d'occasions de voir les petits défauts d'affichage. Cela n'aura absolument pas gâché notre expérience, et on salue le choix de Square Enix d'avoir privilégié la fluidité de l'expérience.