GSY Review PS5

Depuis la sortie de la PS5 en novembre dernier, Sony est déjà parvenu à proposer un certain nombre d'exclusivités assez différentes les unes des autres. Ainsi, l'exigence de Returnal poursuivait sur la lancée du Demon's Souls de Blue Point, les deux titres contrastant assez nettement avec l'ouverture très grand public d'un Spider-Man: Miles Morales. En ce mois de juin, Insomniac est de retour avec une licence historique de la marque depuis 2002, remise au goût du jour en 2016. Ratchet & Clank: Rift Apart débarque donc enfin sur PS5, avec la promesse de tirer la quintessence du SSD de la machine et de nous en mettre plein les yeux au passage. À trois jours de la sortie officielle du jeu, l'heure du verdict a sonné, on vous invite donc à attacher vos ceintures pour un voyage interdimensionnel en 4K.

Métro, boulon, dodo

Anonymes au début de l'épisode de 2016, qui faisait office de remake/reboot pour la série, Ratchet et Clank sont désormais portés aux nues par toute la ville de Megapolis, qui a organisé une grande fête pour célébrer leurs exploits passés. Au même moment, dans une dimension très très lointaine, une autre Lombax semble œuvrer à la défense des opprimés dans une ville aux allures quasi cyberpunk. Ces deux mondes ne vont pas tarder à se rencontrer par la force des choses, le Docteur Nefarious ayant décidé de s'emparer du Dimensionateur que Clank comptait offrir à son meilleur ami pour l'aider à retrouver les siens. Comme une vieille routine bien huilée, l'attaque du vilain pas bien doué tourne court et voilà que Ratchet, Clank et lui se retrouvent projetés dans une dimension où un certain Empereur Nefarious règne en maître. Comme si cela ne suffisait pas à leur malheur, l'équilibre de toutes les dimensions est maintenant menacé, obligeant nos deux héros à retrousser leurs manches pour sauver l'univers une fois de plus. Seul problème, Rachet est immédiatement séparé de son compagnon métallique, qui finit par être récupéré par la fameuse Lombax, Rivet de son prénom. Commence alors une grande aventure à travers la galaxie, à la recherche d'un moyen d'empêcher l'inévitable avant de pouvoir rentrer enfin chez eux.

Intrigue interdimensionnelle oblige, Rift Apart met en scène de nouveaux personnages, dont certains sont évidemment dérivés de ceux que l'on connait déjà. Rivet et Ratchet, Clank et sa nouvelle coéquipière, une partie des habitants de cette nouvelle dimension sont assez logiquement les doubles de connaissances des héros originaux. On croisera également quelques nouvelles têtes, comme un certain Gary, très philosophe, ou un pirate français du nom de Pierre, mais les habitués de la série ne seront pas dépaysés par le casting parfaitement raccord avec un univers que l'on connaît depuis bientôt vingt ans maintenant. Le scénario du jeu repose sur la coopération de deux duos miroirs (Ratchet et Kit d'un côté et Rivet et Clank de l'autre), chacun se rendant à des destinations distinctes avec des objectifs complémentaires. Comme dans un bon film d'animation, vous pouvez compter sur des rebondissements réguliers, qui vont obligatoirement relancer la course folle des protagonistes et prolonger leur quête alors qu'on la pensait quasi bouclée. Ceci étant dit, ne vous attendez pas non plus à une aventure d'une vingtaine d'heures si vous la traversez en ligne droite sans vous attarder sur les quelques missions annexes (une seule par planète) ou les combats de l'arène galactique (trois championnats composés de plusieurs épreuves).

Ratchet kills

Pour qui connaît la formule Ratchet & Clank, Rift Apart va obligatoirement sonner comme une jolie ritournelle. Si le dynamique duo est séparé très tôt dans l’aventure, ils trouveront rapidement coéquipière à leur pied, et progresseront dans cette galaxie miroir comme par le passé. On sélectionne donc sa destination à partir d’un menu une fois dans son vaisseau, avec en général un choix entre deux nouvelles planètes, selon que l’on décide de suivre Ratchet ou Rivet dans leurs pérégrinations. Vous vous doutez bien que ces deux là finissent par travailler ensemble, en se répartissant les objectifs de quête pour mener à bien leur mission. Comme dans le précédent volet (et la plupart des autres aussi d’ailleurs), l’aspect plateforme est nettement moins mis en avant que les combats, mais Insomniac a néanmoins tenu à étoffer la palette de mouvements des deux Lombax. À ce titre, Ratchet et Rivet se jouent de la même façon et vont d’ailleurs même jusqu’à partager le même inventaire et posséder un compte joint chez la vendeuse locale. Ils vont donc tous deux avoir accès à de nouvelles acrobaties dans ce nouveau volet. L’esquive fantôme, tout d’abord, leur permettra à la fois d’éviter les projectiles ennemis et certaines barrières protectrices. Sans être aussi incisif que le dash de Returnal, ce mouvement de défense s’ajoute au saut pour agrandir légèrement les possibilités d'évitement des deux héros. Notez d’ailleurs que cette esquive peut aussi tout à fait servir dans les déplacements, lors des phases de plateforme. Toujours dans l’idée de dynamiser ces derniers, il est désormais possible de courir le long de certaines parois prévues à cet effet, ce qui se fait le plus naturellement du monde. Ratchet et Rivet peuvent même piquer un sprint quand on maintient le stick gauche enfoncé. On est encore loin d’atteindre les vitesses phénoménales d’un Sonic ou d'une Selene, et on aurait d’ailleurs pas dit non à une accélération un peu plus prononcée, mais c’est tout de même très appréciable.

À tout ceci s’ajoute la palette de gadgets et de mouvements habituels, avec les désormais incontournables magnéti-bottes permettant de voir le monde sens dessus dessous et le simili grappin bien pratique pour se balancer et franchir un gouffre un peu trop large. Les deux Lombax sont aussi capables de planer quelques instants en maintenant la touche croix appuyée, mais aussi de se prendre pour des champions de patinage artistique. Les hoverboots (apparues pour la première fois dans A Crack in Time) font en effet leur grand retour, avec une petite subtilité dans leur maniement puisqu’elles requièrent d’appuyer en rythme sur la gâchette de gauche pour simuler le pas de patineur le temps que Ratchet et Rivet atteignent leur vitesse de croisière. Des rampes de saut sont parfois disposées dans le décor, mais en fonction de l’ordre dans lequel vous visiterez les planètes, vous ne pourrez pas forcément les utiliser tout de suite (dans le cas où vous vous rendriez à Torren IV avant de débloquer l'amélioration des bottes par exemple). De quoi dynamiser un peu plus les déplacements et les combats, même dans des zones un peu plus cloisonnées. Au passage, précisons que la progression sur les différentes planètes est elle aussi restée similaire aux précédents opus, puisqu’elle est en général très linéaire. Certaines destinations proposent des espaces un peu plus grands où l'on est un peu plus libre de ses mouvements, mais elles restent en nombre minoritaire. Au rang des nouveautés de cet épisode, on peut citer la possibilité d’équiper des casques et combinaisons (torse et jambes - séparément), chacune des tenues disponibles donnant accès à un bonus passif (plus ou moins important en fonction du nombre de parties d’armure portées). On pourra ainsi récolter plus de boulons ou de raritanium, être plus résistant face à tel ou tel adversaire, ou bien encore monter en expérience plus rapidement. Insomniac ayant eu la bonne idée de faire ôter les casques des deux héros pendant les cinématiques, on ne perd heureusement rien de leur mimiques dans les passages strictement narratifs. Ne vous privez donc pas de jouer à la Barbie avec eux, d'autant que l'on peut même modifier les coloris des différentes parties de l'armure pour arborer le look de son choix.


Côté combats, Rift Apart fait là aussi dans la continuité, avec l’esquive en plus donc. Les armes augmentent toujours de niveau quand on les utilise (jusqu’à cinq au départ, puis dix quand on relance le jeu en mode Défi après l’avoir terminé), donnant alors accès à plus d’options pour les améliorer. La présentation du système d’upgrade ne chamboule pas plus les habitudes puisqu’il reste dans la même veine que ce que l’on connaissait déjà dans le jeu précédent. On retrouve sans surprise un damier hexagonal sur lequel on peut débloquer une ribambelle de modifications ainsi que des effets supplémentaires, à condition d’acheter toutes les cellules adjacentes aux cases dorées qui renferment ces bonus particuliers. L’arsenal est plutôt riche, même si toutes les armes iconiques ne répondent pas forcément à l’appel (on pense au groovitron notamment). Sachez tout de même que certaines absentes font tout de même leur (ré)apparition au début du mode Défi (le nom donné au New Game + on le rappelle). Rift Apart n’oublie évidemment pas de mettre à contribution les gâchettes adaptatives, même si paradoxalement, et malgré un arsenal plus varié que celui de Returnal, la fonctionnalité nous aura finalement moins marqués que dans le titre développé par Housemarque. On pourra par exemple lancer une grenade rapidement en appuyant sur la gâchette R2 jusqu’au bout, tandis qu’une pression plus légère permettra d’afficher la trajectoire du lancer. À l’exception de quelques armes, toutes profitent de cette dualité des contrôles, sans que cela ne change radicalement la donne par rapport à nos souvenirs de l’opus de 2016 avec une simple DualShock. Par contre, quel plaisir de ressentir les vibrations simulant, par exemple, les tirs en rafales dans la gâchette elle-même ! Tout le travail sur celles-ci est d’ailleurs impressionnant de nuances et de variété, et si tout le monde n’y sera pas sensible, nous avons trouvé le ressenti excellent. Le court passage dans la boîte de nuit de Nefarious City, avec ses basses assourdissantes, nous a littéralement surpris tant la puissance des moteurs de la manette parvenait à retranscrire celle des graves de la musique.

Pour revenir aux affrontements, nous nous devons d’évoquer ce que la singularité scénaristique de cet épisode leur apporte. Montée en épingle par Sony dès la première présentation du jeu, la mécanique de distorsion dimensionnelle intervient pendant les combats de plusieurs manières. Il y a tout d’abord les passages totalement scriptés, comme lors du prologue à Megapolis ou à l'occasion du combat de boss à Nefarious City. Dans ces séquences, des portails s’ouvrent soudainement pour aspirer le héros dans une autre dimension, où peut donc se poursuivre le duel. Elles ne sont pas si nombreuses qu’on aurait pu le penser, mais elles n’en restent pas moins très impressionnantes. Bien sûr, le studio n’allant pas s’amuser à créer des assets spécifiques qui n’auraient servir qu’une fois, ces sauts dimensionnels ont toujours lieu sur des planètes que l’on est amené à explorer dans le jeu. C’est d’ailleurs d’autant plus impressionnant, car d’après les dires des développeurs, c’est bien tout le niveau qui est chargé dans ces moments là et pas juste une zone limitée. Toujours est-il que l’on n’aurait pas dit non à quelques cabrioles dimensionnelles de plus. Des ennemis pourront aussi débarquer sans crier gare par ces portails, mais c’est déjà plus classique d’un point de vue technique. Des failles feront aussi parfois leur apparition sur le champ de bataille, permettant de se déplacer instantanément à l'autre bout d’une arène. Pratique pour surprendre ses ennemis ou mettre un peu d’espace entre vous et eux. Encore une fois, Insomniac n’abuse pas de la mécanique en la proposant absolument pour chaque combat, mais on pourra aussi en avoir usage pour progresser dans un niveau et atteindre certaines plateformes. Enfin, lors du passage sur Blizar I, le joueur pourra directement influer sur le passage d’une dimension à l’autre en frappant des cristaux spécifiques. Le passage d’une version du monde à son double est une vraie démonstration technique de la vitesse du SSD, mais comme ces "interrupteurs" dimensionnels sont placés de manière très linéaire sur le chemin de Rivet, la mécanique n’est pas vraiment utilisée pour faire réfléchir le joueur. C’est un peu dommage selon nous, car on a l’impression que le studio craignait de casser le rythme de l’aventure, menée tambour battant il est vrai.

Clank Ribéry

Pour ne pas trahir la formule initiale et rester fidèle à ses racines, les développeurs d’Insomniac n’ont pas non plus oublié d’inclure des séquences mettant en scène le métallique Clank. On se rappelle par exemple que, dans le remake de 2016, il devait utiliser les gadgetbots mis à sa disposition pour progresser, mais aussi fuir un énorme robot pas content assez régulièrement dans des passages rappelant Crash Bandicoot. Dans Rift Apart, point de courses poursuites effrénées au programme, Clank devra juste faire face à quelques petits casse-têtes lorsqu’il devra réparer les dimensions. Le principe est assez simple puisqu’il s’agit de faire en sorte d’amener un certain nombre de ses itérations (ou possibilités dans le jeu) jusqu’à une porte pour l’ouvrir. À la manière des Lemmings de Psygnosis, les différentes versions de Clank avancent droit devant elles et sont soumises aux règles de l’environnement qui les entoure. Ainsi, elles devront par exemple suivre la direction indiquée par des flèches au sol, ou seront poussées par le souffle des gros ventilateurs disposés sur leur chemin. Bien sûr, si un gouffre se trouve devant elles, elles fonceront tête baissée sans se poser de questions. Heureusement, Clank va pouvoir influer sur leur destin en utilisant, non pas des ballons, mais des sphères, aux effets divers et variés. En les plaçant au sol, dans des colonnes ou même des scies circulaires, il lui sera possible de déplacer des éléments du décor (abaisser une plateforme en l’alourdissant, ou au contraire la soulever en la rendant légère comme une plume) ou de modifier le poids, la vitesse ou l’état de ses doubles. Chaque séquence se divise en trois parties, avec un nombre donné de sphères à récupérer à chaque fois avant de commencer à chercher la solution de l’énigme. D’une manière générale, ces passages ne posent pas de difficulté particulière et ne deviennent jamais envahissants, mais de toute façon, on peut décider de ne pas les faire et de les passer sans autre forme de procès.

De son côté, contrairement au volet de 2016, Ratchet ne devra plus se creuser la tête pour ouvrir des portes ou des sas bloqués derrière un mini-jeu rébarbatif (que l’on pouvait également zapper d'ailleurs). Cela n’engage que nous, mais nous ne sommes pas mécontents de ne pas retrouver cette mécanique dans Rift Apart. Pour la remplacer, notre héroïque Lombax pourra compter sur une petite araignée robot spécialisée dans le hacking. Mais, en lieu et place d’une nouvelle séquence de puzzle, on a ici affaire à des phases de shoot ‘em up pures et simples. Aux commandes de l’arachnoïde, on doit donc nettoyer des appareils pour les débarrasser des virus qui les ont envahis, avec la possibilité de tirer (lasers ou roquettes), de lancer une charge électrique (une attaque de zone) et d’évoluer sur les murs et plafonds. Une fois encore, ces séquences ont la bonne idée de ne pas s’imposer trop souvent au joueur, ni de traîner en longueur. En résulte l’impression de participer à de petits interludes qui, à défaut d’être vraiment transcendants, amènent une variété bienvenue aux situations de jeu. D’autant que contrairement à certains épisodes passés, dont celui de 2016, aucune phase en vaisseau spatial ne s’invitera à la fête dans cette nouvelle aventure. Même le jet pack ne fera pas d’apparition pour donner un peu plus de verticalité aux combats. Peut-être que certains y verront là un défaut, mais entre les hoverboots, les simili-escargots et le dragon que l’on peut chevaucher sur Sargasso, il y a largement de quoi satisfaire les envies de vitesse et d’acrobaties aériennes de chacun. Dommage en revanche que les développeurs n’aient pas cru bon implémenter des courses optionnelles pour mettre à profit ces différents moyens de transport. On se consolera avec le retour des combats en arène, que nous évoquions un peu plus haut, avec plusieurs médailles à obtenir et des récompenses associées à chacun des défis qui composent les trois coupes.

Gif sur Rivet

Enfin, il est temps d’aborder l’aspect technique de ce nouveau volet, qui faisait partie, on le rappelle, des premiers jeux PS5 dévoilés lors de l’annonce en grande pompe de la machine. Au risque de vous décevoir, nous allons couper court au pseudo débat qui entend prouver par A + B que Rift Apart pourrait largement tourner sur PS4. Avec les bonnes concessions de toute manière, on ne doute pas que tout est possible pour un studio comme Insomniac, mais compte tenu de l’orgie visuelle atteinte dans la plupart des niveaux du jeu, des effets spéciaux, des particules, du rendu de la fourrure ou de la fumée volumétrique, des textures, de l’inclusion du ray tracing, le tout sans le moindre ralentissement (quel que soit le mode graphique utilisé), eh bien il faudrait être un sacré pisse-froid pour ne pas trouver le jeu splendide. Le mode Fidélité (4K et 30fps parfaitement stable) étant le seul auquel nous avons eu accès jusqu’à hier, nous avons parcouru l’aventure une première fois de cette façon (et une quasi moitié de second run) et nous en avons pris plein les yeux. Bon, on vous concède que certains passages sont un peu moins tape-à-l’œil que d’autres, pas forcément parce que les effets y sont moins réussis, mais plutôt parce que nous avons été moins sensibles à ces environnements. Dans l’ensemble heureusement, attendez-vous à amplement satisfaire toute votre gourmandise oculaire, ne serait-ce que quand vous poserez le pied sur Torren IV, déjà apparue dans A Crack in Time. On avait déjà comparé le Ratchet & Clank de 2016 à un film d’animation, on passe ici encore un cap, au point que l’on peut même trouver Rift Apart plus beau que le long métrage adapté de la licence à plusieurs égards. Il reste bien quelques traces de pop-up pour nous rappeler que l’on se trouve bien encore face à un jeu vidéo, mais en dehors de cela, c’est du grand art. En optant pour le mode Performance RT, la qualité d’image est certes un peu moins bonne, la faute à une résolution clairement plus basse, mais on y gagne en réactivité et en fluidité. Tous les reflets ne semblent pas gérés en ray tracing, mais le jeu reste magnifique, même si les éclairages et la densité visuelle y sont moindre que dans le mode Fidélité. Enfin, dans le mode Performance, le SRR (screen space reflection) remplace le ray tracing, ce qui permet au jeu d'afficher une image plus nette, sans que le menu du jeu ne précise de quelle résolution il s’agit (on penche pour le 1440p du jeu précédent). Il a beau falloir se priver du ray tracing dans ce mode, très franchement, dans le feu de l’action, les reflets à l’ancienne ne dépareillent absolument pas.

La comparaison avec un dessin animé de cinéma ne s’arrête pas au simple rendu visuel, puisque la bande son fait elle aussi jeu égal avec celles du septième art. Nous n’allons pas spécialement nous étendre sur les musiques du jeu, parfaitement dans le ton, mais plutôt nous intéresser au doublage aux petits oignons que Sony nous a concocté. Si l’on peut choisir de jouer en version originale sous-titrée français (une option absente du précédent volet), on vous conseille fortement d’opter pour la VF, tout simplement exceptionnelle. On ne le fait pas si souvent (la dernière fois, c’était, sauf erreur, pour A Plague Tale: Innocence), mais quand elle atteint un tel niveau de qualité, il est de notre devoir de mettre en avant le travail de nos comédiens de doublage. Pour commencer, ce qui fait tout particulièrement plaisir à entendre, c’est déjà que le casting est d’une richesse quasi inédite, mais en plus, on parle de voix iconiques du milieu que l’on est habitués d’entendre au cinéma et à la télévision depuis les années 80/90. Barbara Tissier, qui joue Rivet, a incarné des rôles aussi cultes que ceux de Punky Brewster ou de Princesse Sarah (pour les plus vieux), mais c’est aussi sa voix que l’on entend quand Cameron Diaz, Fiona (Shrek) ou Jessie (celle de Toy Story et celle de Sauvés par le Gong) s’expriment dans notre belle langue. Philippe Peythieu (Homer Simpson) reprend les rennes pour incarner Nefarious tandis qu’Emmanuel Cutil (Jim Carrey, Mike Myers, entre autres, mais aussi Zack Morris dans Sauvés par le Gong - oui encore) campe l’Empereur Nefarious dans la dimension de Rivet. Mais on peut également entendre Virginie Ledieu (Meg Ryan ou Athéna dans le dessin animé Les Chevaliers du Zodiaque original), Brigitte Lecordier (Sangoku, Oui-Oui, Fred Savage dans Les Années Coup de Coeur et même Brian dans Alf), Thierry Wermuth (le Tintin des années 90, Jerry O’Connell depuis la série Sliders), Céline Monsarrat (Julia Roberts, Emma Thompson dans Retour vers le Futur et la schtroumpfette de la série animée des années 80) et même (du moins nous a-t-il semblé) George - Agent Mulder - Caudron. On n’oublie évidemment pas Cyrille Artaux (Ratchet), Martial Le Minoux (Clank) et Hervé Caradec (Capitaine Qwark), tous liés historiquement à la franchise depuis des années. Il y a évidemment d’autres comédiens et comédiennes, tous aussi doués, mais nous ne pouvons évidemment pas tous citer. Quoi qu'il en soit, même sans pouvoir vous fournir la liste complète du casting vocal, vous devriez être capables de comprendre notre enthousiasme. Cerise sur le gâteau, le jeu fait bon usage du son 3D si vous branchez un casque stéréo sur votre DualSense, avec une spatialisation tout à fait convaincante.

On ouvre une petite parenthèse pour terminer, pour évoquer les quelques petits soucis techniques auxquels nous avons dû faire face pendant la phase de test, et qui ont normalement été corrigés dans le patch Day One (arrivé plus tôt que prévu le weekend dernier). Nous l'évoquons aussi dans notre review vidéo, ce qui est d'autant plus normal que nous l'avons enregistrée avant l'arrivée de la mise à jour, et que nous préférons marcher sur des œufs après les déconvenues que certains joueurs ont dû subir avec Returnal (là où nous n'avions rencontré aucun problème de notre côté). Nous allons d'ailleurs continuer notre partie en mode Défi pour nous assurer que les crashes et les bugs bloquants que nous avons rencontrés ont bien été corrigés, et nous y reviendrons dans le (probable) live que nous proposerons en fin de semaine. En attendant de pouvoir nous en assurer, on vous fait une rapide liste de nos déboires, mais gardez bien en tête que nous avons reçu le jeu très en avance, et que c'est parfois le prix à payer pour proposer un contenu riche et avisé (pour mémoire, nous n'avions eu qu'une petite semaine pour terminer Returnal et en faire le test). Tout d'abord, comme cela arrive assez régulièrement avec les codes review (ou les versions finales diront les mauvaises langues), nous avons eu affaire à quelques malencontreux retour au menu de la PS5, dont un qui nous a laissé penser que la console ne voulait plus s'éteindre. Nos sessions se sont souvent passées sans problème particulier, mais les crashes pouvaient aussi s'enchaîner parfois, la faute, on l'imagine, à la zone où nous nous trouvions à ce moment là. Nous avons aussi rencontré des bugs bloquants (personnage coincé dans le décor, reprise de contrôle impossible après une cinématique, passage qui ne s'ouvre pas comme prévu à l'issue d'un combat), nous obligeant à charger une sauvegarde antérieure (heureusement, le jeu en fait toujours plusieurs automatiquement, ce qui permet de revenir suffisamment en arrière pour contourner ce genre de mésaventure). Cela n'a jamais été trop pénalisant bien sûr, mais cela reste agaçant de devoir recommencer un passage, aussi court soit-il. Moins ennuyeux, mais malgré tout un peu préjudiciable pour l'immersion, les répliques de personnages clefs (comme Clank par exemple) avaient tendance à s'interrompre quand on avançait dans le niveau au lieu d'attendre qu'elles se terminent (cela arrive aussi en VO, il s'agit donc soit d'un bug, soit d'une gestion un peu archaïque des lignes de dialogue pendant que le joueur garde le contrôle du jeu). En dehors de cela, le jeu a toujours tourné comme une horloge, sans le moindre ralentissement visible en combat, ou du moins, rien de vraiment notable de notre point de vue.

Verdict


Comme en 2016, Ratchet & Clank reviennent très en forme dans une aventure qui respecte à la lettre l'héritage de la série. Alors bien sûr, ceux qui espéraient du changement et une vraie remise en question y goûteront peut-être un peu moins, mais pour celles et ceux qui espéraient trouver en lui le digne héritier d'une longue lignée de hits, cela suffira amplement. D'autant que le nouveau jeu d'Insomniac prouve une fois de plus la maîtrise technique du studio, avec un rendu très cinématographique qui dépasse celui de l'épisode précédent grâce à une accumulation d'effets et de détails qui fait plaisir à voir. La mécanique des dimensions alternatives aurait sans doute pu être un peu plus poussée, en l'intégrant à quelques énigmes par exemple, on n'aurait pas dit non à quelques planètes supplémentaires pour prolonger le plaisir encore un peu, mais au delà de ces quelques accès de chipotage, difficile d'en tenir rigueur à Rift Apart et à ses personnages attachants tant ils nous ont donné l'impression de participer à un film d'animation interactif. Un jeu à consommer sans modération et en famille, pour le bonheur des grands et des petits.
  • Les plus
  • Diablement beau
  • Du Ratchet & Clank comme on aime
  • Passages entre les dimensions bluffants...
  • ... tout comme les chargements plus classiques
  • VF aux petits oignons
  • La DualSense bien exploitée
  • Trois modes graphiques au choix
  • Le mode photo de compétition
  • Encore une pléthore d'options d'accessibilité
  • Les options graphiques paramétrables
  • Les moins
  • Trop de crashes et de bugs sur la version review
  • Aucune prise de risques
  • Mécanique des dimensions un peu sous-exploitée
  • Tellement bon que c'est trop court

Vidéo review

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comette
comette
Commentaire du 08/06/2021 à 16:32:25
Merçi driftwood pour le test complet. Une orgie visuel de plus pour ma ps5 💓
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Soda - Tourist Trophy
Soda
Commentaire du 08/06/2021 à 17:19:17
Encore une claque sur PS5. Bravo Sony. Ce jeu est une orgie visuelle !
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Luffy
Luffy
Commentaire du 08/06/2021 à 17:31:19
Si le jeu est aussi agréable à parcourir que le test à lire, alors ça va être une véritable pépite, c'est sûr !
Merci pour cette excellente review !
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Kayjiro
Kayjiro
Commentaire du 08/06/2021 à 17:45:18
Merci beaucoup pour le test...
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CraCra
CraCra
Commentaire du 08/06/2021 à 17:57:55
Il serait temps que coté xbox il nous sorte un vrai jeu exclusif séries
C’est pas avec la prochain Halo qu'on aura ca.
Enfin la si je tombe sur une PS5, je sais quoi acheter pour avoir le premier effet next gen 
Mon dernier Ratchet remonte à la Ps3 je pense
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notourious67 - valar morghulis
notourious67
Commentaire du 08/06/2021 à 19:31:51
J'aurais du pré commander une PS5 et garder la Xbox pour plus tard j'ai pas était futé sur ce coup. Après je pensais pas qu'il y aurait une si longue pénurie .

En tout cas il donne envie le jeu même si je suis plus team Jack and Dexter :) 

Merci pour la Review. 
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Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 08/06/2021 à 19:33:34 En réponse à notourious67
Bah, quand tu pourras le faire, il sera moins cher, tout bénef. ;)
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notourious67 - valar morghulis
notourious67
Commentaire du 08/06/2021 à 19:37:04 En réponse à Driftwood
Posté par Driftwood
Bah, quand tu pourras le faire, il sera moins cher, tout bénef. ;)
Pas faux ^^ pourquoi il est à combien ? 80 ?
En réponse à
Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 08/06/2021 à 19:38:59 En réponse à notourious67
Ça doit dépendre des enseignes mais, oui, j'imagine entre 70 et 80 là où c'est le plus cher. Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi le précédent était sorti à 40€, parce qu'il n'avait rien d'un petit jeu.
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Kayjiro
Kayjiro
Commentaire du 08/06/2021 à 19:48:22
Cela tourne autour des 60€ chez certaines enseignes...
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GTB - Acapello
GTB
Commentaire du 08/06/2021 à 20:09:24
Sony gère vraiment bien la première année PS5. Je suis pas particulièrement fan de Ratchet et pourtant la review/images/vidéos donne envie :).
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Wolfstone
Wolfstone
Commentaire du 08/06/2021 à 22:38:01
Merci pour la review, toujours de qualité Drift ! ^^ Il paraît que le RT 60 fps sera dispo day one avec le patch. Pareil que pour Spiderman du coup. Bonne nouvelle ! Par contre, certains de vos confrères trouvent le jeu court (plus court que le Ratchet et Clank de la Ps4). C'est vrai ? 
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Driftwood - Dictateur en chef
Driftwood
Commentaire du 08/06/2021 à 22:40:34
Il est déjà disponible, comme je lai mis dans la review (écrite - un texte 100% différent de celui de la vidéo d'ailleurs). ;)

Mais comme j'avais déjà terminé la vidéo review, je n'ai pas pu intégrer de gameplay des deux autres modes.

Je ne crois pas qu'il soit plus court non, à moins de tracer comme un débile (et encore). C'est kif-kif je pense. 15 heures max.
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Dazman - Stade Falloir
Dazman
Commentaire du 09/06/2021 à 00:09:16
Je lis ça demain. Mais les 2 derniers titres ahahhahaha vraiment énorme
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deathstrandingTea
deathstrandingTea
Commentaire du 09/06/2021 à 00:59:47
encore une pépite!! (je parle du test et du jeu 
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Dazman - Stade Falloir
Dazman
Commentaire du 09/06/2021 à 01:09:37
Bon finalement j'ai lu. Merci. Super test :) 
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sukilechat
sukilechat
Commentaire du 09/06/2021 à 13:29:59
Dommage que je n'ai pas de PS5, c'est une des séries que j'aime le plus dans le JV !
A part ça, le prend pas mal Driftwood, mais dans la vidéo du test y a un truc bizarre avec ta voie, ça fait pas naturel, on dirait un vieux doublage d'une série B ou d'un vieux film de boule des années 80 !  
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MadDemon
MadDemon
Commentaire du 09/06/2021 à 14:23:43 En réponse à sukilechat
Va savoir drift à peut-être eu un passé sulfureux 😉😁
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cryoakira
cryoakira
Commentaire du 09/06/2021 à 20:43:59
Et la cerise sur le gâteau, c'est que le jeu a apparemment été fait sans le moindre crunch : https://kotaku.com/ratchet-clank-rift-apart-devs-s...
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SweeneyTodd - Undercover Modocop
SweeneyTodd
Commentaire du 11/06/2021 à 08:22:24
Merci pour ce test ! C'est rare que la VF soit recommandée et ça fait plaisir ! (je suis aussi en VF sur Returnal du coup et ça fait du bien à mon cerveau :p). 

Je regrette presque d'avoir joué et découvert la série avec l'opus PS4 que j'ai fait en avril, la claque (sur la qualité de la série) aurait été encore plus grande avec cet opus.
En réponse à
GTB - Acapello
GTB
Commentaire du 11/06/2021 à 12:18:29 En réponse à cryoakira
Yep. Et chose importante: il y a de la com' sur ce point. C'est donc devenu suffisamment important pour être un argument, en plus de montrer à l'industrie qu'on peut faire du triple A dans des conditions saines.
En réponse à
SweeneyTodd - Undercover Modocop
SweeneyTodd
Commentaire du 11/06/2021 à 19:39:29 En réponse à GTB
Le truc cocasse en plus c'est que c'est quand même le 2ème jeu qu'ils alignent sur PS5 (voire 3 avec le remaster du Spider-Man PS4) et tout ça sans crunch (même si ce sont des jeux d'une envergure moindre que TLOU ou RDR).
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